Les pénis comme on ne les a jamais vus dans un projet photo anti-complexes

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Les pénis, au final, on en voit pas souvent... sauf dans le porno. Et ce n'est pas très représentatif. Préparez-vous pour une avalanche de teub !

Les pénis comme on ne les a jamais vus dans un projet photo anti-complexes

La pornographie est un monde très codifié. Dans la majorité des productions mainstream, on retrouve les mêmes corps, les mêmes pratiques, les mêmes habitudes et les mêmes parties génitales.

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Les projets anti-complexes autour des vulves

À force de voir des vulves lisses, discrètes, aux lèvres qui ne dépassent jamais, certain•es ont développé des complexes les menant parfois sur le billard pour une chirurgie esthétique de la schnek.

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En réaction, de nombreuses initiatives ont vu le jour. Elles visent à montrer que les vulves sont toutes différentes et qu’il n’y a pas un modèle unique auquel se conformer.

C’est très salutaire de rappeler que plein de chattes existent et qu’aucune n’est plus moche qu’une autre !

Mais le grand oublié de ces initiatives, c’est le pénis. Dans le porno, il est tout droit, d’une taille plus que respectable, bande dur, se dresse fièrement… et ça peut aussi créer des complexes.

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Le projet anti-complexes autour des pénis

« Le grand le gros le laid le beau », chantait Pierre Péret… oui, le zizi aussi varie selon les personnes ! C’est pour rappeler ça et lutter contre l’image unique diffusée via la pornographie que l’artiste Hervé a lancé son projet Little Monsters.

Hervé photographie des pénis au repos, en gros plan, détachés du corps auquel ils appartiennent. Ça donne des clichés surprenants, montrant une face de la teub qu’on affiche rarement.

Comme il l’explique dans la vidéo ci-dessus, il trouve que ces plans rapprochés donnent aux pénis une attitude, presque un caractère propre. Celui-ci semble timide, celui-là pensif…

Devant l’objectif d’Hervé, les pénis deviennent vulnérables, timides, mignons. Sa démarche est détaillée sur le site de Little Monsters où sont regroupées ces dick pics d’un nouveau genre :

« Mignon, petit, adorable, vulnérable ou encore drôle ne sont pas les adjectifs habituellement associés au « grand et puissant Pénis ».

Lorsque l’on regarde ces minuscules créatures, se décontenançant devant la caméra comme des animaux craintifs, il est difficile de les imaginer, ébranler des pays, en conquérir d’autres ou s’érigeant en héros. »

Le pénis de la vraie vie, cet inconnu

Je vais vous avouer quelque chose : au début de ma vie sexuelle, j’étais vraiment surprise par les pénis.

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La différence parfois énorme de taille entre un sexe au repos ou en érection, l’aspect fripé et tout mignon d’un pénis après l’amour, le fait qu’il est possible de le faire un peu bouger sans le toucher (grosse surprise) grâce à un muscle savamment placé…

J’avais l’impression de découvrir des nouvelles choses en permanence, car dans le porno on ne voit souvent qu’un gros gourdin faisant des va-et-vient.

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J’aurais bien eu besoin de ces Little Monsters pour me montrer d’autres facettes du pénis !

Les complexes masculins, un territoire à défricher

Comme les femmes sont les premières victimes du sexisme avec tout ce qu’il comporte en matière d’injonctions liées à l’apparence, on parle relativement rarement des complexes masculins.

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Avoir honte de l’aspect de son propre pénis, le comparer honteusement à ceux des films pornographiques, avoir peur qu’un•e partenaire ne s’en moque… ce sont pourtant des réflexions qui naissent de cette idée fausse d’une « bite parfaite ».

Je suis contente qu’un homme se soit saisi de ce sujet ! La réaction du journaliste en charge du reportage est parlante :

— Pour moi, je dois vous le dire, ces images sont très gênantes ! Enfin, je ne sais pas vraiment vous dire pourquoi, mais c’est très dérangeant.
— En fait, tu te sens mal parce que cela questionne directement ta virilité. Parce qu’en général les hommes sont très fiers, dominants, et ne s’autorisent pas la faiblesse. Quand le sexe est en érection, puissant et gros, tout le monde veut s’y identifier, être le mec qui a cette érection, comme dans le porno. Mais là je crois qu’aucun homme ne lèverait la main pour dire « 
Hé ! J’ai envie d’être ce pénis ! ».

Alors qu’il n’y a pas de honte à avoir, au final. Tous les pénis sont valables !

Que t’inspire ce projet artistique ? As-tu été surpris•e par cet aspect méconnu du pénis ? Si tu as un pénis, complexes-tu parfois en le trouvant « pas assez bien » ?

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Mymy

Mymy, entre deux bouquins qu'elle chronique parfois en vidéos, est la rédac-chef adjointe/correctrice/community manager de madmoiZelle. Elle aime rester chez elle, les chatons mignons, la raclette du dimanche et les séries télé avec des retournements de situation dedans.

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Voici le dernier commentaire
  • Nyxi
    Nyxi, Le 12 mai 2017 à 12h17

    Je vois pas de video dans l'article mais un grand espace blanc, bug ?

    Sinon, pour le peu que j'ai pu voir dans la photo où deux gus regardent une série de photo, vu l'angle de prise de vu, l'absence de poil me parait normal puisque le pénis en lui même n'est pas poilu, c'est le bas-ventre qui l'est et éventuellement les testicules. Mais au vu du parti pris des angles de photo, ça me parait pas illogique/bizarre que le phototgraphe ai pu demandé à ce que l'endroit ça au moins débroussaillé...

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