Paola Torrente, la Miss italienne jugée trop grosse, répond aux rageux

Paola Torrente, la première dauphine du concours Miss Italie, jugée « trop grosse », répond avec joie aux intolérant•es et encourage les jeunes femmes à faire de même.

Paola Torrente, la Miss italienne jugée trop grosse, répond aux rageux

Mise à jour le 27 septembre — Le mois dernier, Paola Torrente, jeune femme aux jolies courbes, devenait dauphine de Miss Italie, une première dans ce concours. Cet « évènement » a pu décomplexer et inspirer nombre de femmes, mais il a également soulevé une vague de réactions négatives (lire ci-dessous).

En effet, l’heureuse candidate a fait l’objet de remarques insultantes sur son physique. Parmi ses détracteurs, l’ex top-model Nina Moric s’est notamment distinguée (AHEM), en affirmant que Paola a « trop de chair » pour faire ce concours… Avant de finalement présenter des excuses.

(Et sinon, la solidarité féminine, on s’y met quand ?)

À lire aussi : #GirlLove, le mouvement de Superwoman (Lilly Singh) contre la haine entre filles

La dauphine de 22 ans a gentiment adressé un discours feel-good à tous les rageux, envoyant balader avec classe et joie les gens qui pensaient la faire complexer. Elle assume son corps pas (encore) « conforme » aux critères archaïques du concours et s’exprime ainsi, reprise dans le Daily Mail :

« J’accepte mes formes à 300% et je n’en ai jamais honte. J’ai envie de dire aux jeunes femmes de s’accepter, de comprendre que se sentir bien et heureuse c’est la chose la plus puissante pour combattre ce que disent et pensent les gens. […]

Désormais, plein de filles, qui ne rentrent pas dans les critères de beauté voulant qu’elles soient grandes et minces, tentent leur chance dans des concours. C’est vraiment une bonne chose, ça veut dire que les mentalités changent. »

J’espère bien que ça va aussi encourager les filles qui rêvent de devenir Miss France à se lancer !

Article initialement publié le 13 septembre 2016 — Ce week-end, la soirée d’élection de Miss Italie s’est tenue, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a déjà fait couler beaucoup d’encre. Pourquoi ? Eh bien parce qu’une des concurrentes, Paola Torrente, qui a fini deuxième, ne fait pas une taille « standard » pour une compétition de ce genre.

Elle est même considérée comme « grande taille » pour les critères de beauté qui régissent le concours, rapport au fait qu’elle est effectivement un peu plus ronde que les autres. Soupir.

Une photo de Paola Torrente pendant l’élection de Miss Italie 2016

Comme on pouvait s’en douter, la place de la finaliste a fait couler beaucoup d’encre depuis ce week-end.

Le très sérieux magazine Courrier International rapporte dans un article que les journaux italiens étaient divisés en deux : ceux qui célèbrent la beauté de Paola en s’en foutant de la taille qu’elle fait, et ceux qui jasent en clamant qu’il s’agit de « la victoire du politiquement correct ».

Soupir.

Mais le fait que cette jeune femme soit arrivée deuxième au concours de beauté le plus prestigieux du pays n’est pas un évènement anodin, que l’on soit friand de ce genre de compétition ou non ! Cela montre simplement que de les mentalités changent.

La mode s’ouvre de plus en plus aux mannequins « atypiques », « grandes tailles », en situation de handicap, transgenres… et le monde semble suivre, ce qui est une très bonne chose et une victoire dans le combat pour la représentativité et l’acceptation de soi.

Malheureusement, ces personnes comme Paola qui montrent le chemin sans se laisser démonter font l’objet de critiques. Il Giornale, un journal italien en est la preuve, puisque le journaliste qui signe son article de merde va même jusqu’à déclarer :

« Certes, on peut aussi être belle et séduisante avec quelques kilos en trop. Mais Miss Italie n’est pas la jeune fille de la porte à côté. Miss Italie doit faire rêver. […] Si ce fessier débordant d’un body trop serré ne me plaît pas, dois-je le confesser au psy ? Ou au prêtre ? L’hypocrisie engendre le ridicule. Pas touche à Miss Italie, donc : on les veut belles à devenir fous, et sans sentiment de culpabilité. »

Comme quoi, il y a encore pas mal de boulot.

En attendant, Il Giornale peut toujours se mordre le poing en pestant : Paola, elle, reste première dauphine. Et bonjour chez vous les rageux.

À lire aussi : « The All Women Project » célèbre la diversité dans le monde de la mode

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 123 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Melle Sosostris
    Melle Sosostris, Le 26 octobre 2016 à 15h52

    BrownMukate
    Mais ce qui me gêne dans la promotion de ce genre de physique ces derniers temps, c que ça conforte bien trop de filles dans leurs "laisser-aller".
    Pour etre en surpoids, je peux t affirmer que ce que tu appelles si legerement du laisser aller s'appelle de la boulimie et que c est un trouble des comportements alimentaires.

Lire l'intégralité des 123 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)