Quand les complexes se transmettent de mère en fille…

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Les enfants répètent ce qu'ils entendent, c'est bien connu. Et les complexes ne font pas exception à la règle.

Quand les complexes se transmettent de mère en fille…

Quand on est gamin, on répète beaucoup ce qu’on entend. Comme les expressions de ton père que t’as jamais comprises mais que tu dis encore (« ça va comme un lundi »). Ou les jeux de mots foireux de ta sœur (« Allez, je me casse, j’veux dire, gigot »).

Ce sont des exemples anodins (quoique handicapants pour ta vie sociale), mais c’est une preuve typique que le discours de ton entourage reste quelque part et fait son petit bonhomme de chemin, comme des habitudes.

RealSimple a publié une vidéo de petites filles qui répètent, devant la caméra, ces phrases qui viennent de leurs mères.

La vidéo met en avant que, selon des recherches (mais j’aurais aimé avoir un lien, cher Real Simple), des petites filles dont les mères n’aiment pas leur corps sont davantage prédisposées à ne pas aimer le leur.

On peut y entendre des phrases qu’on a peut-être déjà pensées ou prononcées nous-mêmes sur notre apparence, notre poids, notre alimentation. Et c’est vraiment chelou d’écouter une petite fille répéter :

« C’est mal, j’ai mangé un cupcake aujourd’hui. »

Ou encore :

« Mon régime commence demain, pour de vrai cette fois. »

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C’est vrai que la malveillance envers soi-même est une brèche dans laquelle on peut facilement tomber. Et avant même de se retrouver dans la bouche de nos futures générations, ça a aussi un gros impact sur la relation qu’on a avec nous-même.

C’est juste un exemple mais hier encore, mon copain me demandait d’arrêter de dire que je suis conne, parce qu’une fois de plus je m’étais auto-insultée pour… Avoir oublié de fermer la porte.

Ça semble anodin mais, au bout de la cinquième fois dans une journée, ça peut te faire déprimer sévèrement.

Ce que je comprends, c’est qu’il ne faudrait pas mentir sur ses complexes, mais avoir un discours plus positif sur ces derniers. Genre partager un cupcake avec sa fille plutôt que lui faire croire qu’en manger, c’est mal.

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Heureusement, dans la deuxième partie de la vidéo, les filles nous envoie plein d’amour, et les messages qu’elles aimeraient que leurs mères gardent en tête.

« Tu es belle, même si tu penses que tu ne l’es pas. »

Une vidéo qui m’a fait réfléchir sur les efforts que j’avais à faire, pour moi-même mais aussi pour les futures super nanas de cette planète.

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Commentaires
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  • Biscottine
    Biscottine, Le 22 mars 2017 à 16h48

    @Bizarre le sexisme comme le racisme, l'homophobie ou la transphobie c'est institutionnel pas une série de "problèmes" isolés, je devrais en faire ma signature car je l'écris quand même assez souvent ici, il n'existe pas plus de sexisme "anti-homme" dans une société patriarcale, que d'hétérophobie ou de cisphobie dans une société hétéro-cis centré, c'est pas juste une question d'être un homme, une femme ou neutre, j'ai pas été hyper gentille avec toi je le reconnais mais voilà heureusement y'a @Hipolito pour être gentil.le (:fleur:).

    Je t'invite à créer un sujet si il n'existe pas déjà sur les injonctions au virilisme qui touche en particulier les hommes (cis ou trans, je pense que tous sont touchés !) si tu le souhaites, c'est très intéressant d'en parler et le sujet à été abordé dans le docu "The Mask You Live In" (article madz ici).

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