Les petites loses techniques de Josée l’Obsédée

Josée l'Obsédée revient avec vous sur les petits fails qui ont jalonné sa vie sexuelle.

Les petites loses techniques de Josée l’Obsédée

En ce jour pluvieux de déprime de l’entre-deux-tours, parlons du seul sujet capable de calmer les nerfs de la plupart d’entre nous : les histoires de cul et plus précisément, par souci LOLesque, celles qui tournent mal.

Quitte à casser le mythe, sachez que je ne suis pas une spécialiste ès levrette claquée et festivités sous la couette. Parfois, il peut même m’arriver de connaître quelques menues déconvenues quand l’occasion de faire du sexe est venue. Par amour de l’humour et du partage, je reviens avec vous sur ces petites expériences plus ou moins fâcheuses.

Quand l'heure est aux fails, Josée aimerait bien avoir une hotline spéciale "choses du fion"  à qui parler.

La fois où j’ai mal choisi ma barrière anti-IST

J’ai bien écouté tous les cours d’éducation sexuelle à l’école et j’en ai retenu que tant que les soupçons d’infections sexuellement transmissibles n’étaient pas levés, il valait mieux mettre un préservatif, pour les pénétrations comme pour les fellations. C’est le B-A BA du frotti-frotta sans danger. 

Un jour que j’avais envie de faire plaisir à mon tout nouveau partenaire, j’ai entrepris de stimuler son pénis par voie buccale après lui avoir enfilé la capote avec la bouche. Dans le feu de l’action, je ne me suis rendue compte de rien, me mouvant en fonction des instructions gémissantes de mon partenaire. Ce n’est qu’à la fin de cet intermède génito-labial que j’ai réalisé que j’avais une vilaine sensation de fourmis dans la bouche et que j’étais insensibilisée de cette partie du visage. Un peu comme quand tu vas te faire arracher une dent chez le dentiste et que tu passes deux heures à baver, la lippe pendante. Après vérification de l’emballage de la capote sus-citée, j’ai réalisé que j’avais fait une fellation à un chibre enveloppé dans un préservatif Manix Endurance, censé, grâce à un gel légèrement anesthésiant, faire durer les festivités.

Un gel extrêmement efficace puisqu’il m’a fallu dix bonnes minutes pour récupérer toutes les facultés motrices de la partie inférieure de ma face.

La fois où je me suis faite assommer

Lors d’un élan sexy avec un fringant jeune homme dans son minuscule appartement, nous avions éteint la lumière pour plus de piquant. Sans penser qu’un studio de 12 m² recèle des pièges dignes des Hunger Games. Alors que monsieur pensait bien faire en me soulevant à demi pour m’aider à m’installer plus confortablement, il calcula mal ses distances (ce que nous ne mettrons pas sur le compte des quelques verres avalés plus tôt) et je heurtai légèrement du crâne l’étagère située derrière le lit. Rien de grave, sur le coup, puisque le meuble avait à peine chancelé. Mais on ne soupçonne pas la fourberie des produits IKEA : ce léger choc fut suffisant pour qu’un énorme bocal, aux trois-quarts empli de pièces de monnaie, décide de faire le grand saut. Sur mon crâne. Je vis trente-six chandelles et commençai à paniquer en sentant sous mes doigts les morceaux de métal, que je prenais pour des éclats de verre ; je me voyais déjà défigurée, borgne, bonne pour devenir une nouvelle légende urbaine chez les urgentistes. J’en fus quitte pour une grosse bosse et une libido sérieusement refroidie. Méfiez-vous des meubles en kit et des petits studios, c’est moi qui vous le dis.

La fois où il a mangé des asperges

Oui, je sais, les asperges ne sont pas connues pour être des armes de destruction massive. ET POURTANT, je trouve qu’on ne se méfie jamais assez de ce légume. Un stick mou et verdâtre, ça devrait nous mettre la puce à l’oreille : ne jamais avaler ces choses-là. Mon copain étant somme toute un omnivore très classique (entendez par là que parfois, il ingurgite des légumes et qu’il aime ça), il a un jour mangé des asperges. Sauf que libido et asperges ne font pas bon ménage : ces dernières sont réputées pour donner une odeur particulière à tous vos fluides corporels. Je dis bien TOUS. Bref, je ne vous fais pas un dessin : comme le dit bien l’ami Nicola Sirkis, j’avais « Un homme dans la bouche« , et il en était manifestement très content. Le bonheur, ce jour-là, avait un terrible goût d’asperge moisie mélangée à du chèvre oublié au fond d’un garage. Depuis, autant vous dire que ce garçon a rarement été de nouveau dans mon gosier. L’asperge, les amies, ça vous traumatise un palais.

La fois où on m’a prise pour une prostituée

Il faisait nuit, et je n’avais pas vu mon mec depuis des jours. Y avait un peu le feu aux flaques si vous voyez ce que je veux dire. Ne pouvant aller ni chez lui (pour des raisons obscures de parents un peu trop catholiques), ni chez moi (pour des raisons de maman trop peu absente), l’idée de la voiture garée dans un endroit un peu sombre me plaisait bien. Et surtout, c’était la seule alternative que j’avais trouvé pour enfin nourrir ma minette qui pour ainsi dire crevait la dalle.

Un parking désert et quelques léchouilles plus tard, nous étions l’un sur l’autre, nous frottant frénétiquement au volant qui me ruinait le dos. C’est tout ce dont je me souviens, ça et le grand flash que je me suis pris en pleine tronche : celui d’une énorme torche en pleine poire. Je vous le donne en mille… La BAC (Brigade Anti-Criminalité donc) pensait que :

a) Deux dealers faisaient leur petite affaire à l’abri des regards.

b) Un mec et une chaude des fesses (comprendre une prostituée) faisaient leur petite affaire à l’abri des regards.

Après que toute la brigade ait vu mon popotin ainsi que le fri-fri de mon homme, ils ont compris qu’on ne faisait aucun mal et sont partis en lui hurlant des encouragements pour redémarrer. Laissez-moi vous dire qu’après une panne pareille, c’est directement direction la casse.

La fois où j’ai vu le Géant Vert

Retour au lycée, quand mon mec de l’époque a eu la délicate mission de me déflorer. Pour rentre le truc encore plus funky, il avait eu la brillante idée d’acheter des préservatifs parfumés. L’idée de me déplaisait pas, mais je n’avais pas percuté que la couleur du préservatif était assortie au parfum chimique supposé rendre l’acte moins routinier. Or, pour cette première fois, il avait choisi un préservatif… à la menthe. Menthe = vert. Premier aperçu de la bête dans son emballage : vert pétard. Je sentais déjà le fou rire arriver, mais je réussis à me contenir.

Mais une fois déroulé sur le membre de Monsieur, le vert fluo s’est transformé en vert délavé, effet chewing-gum étiré. Là par contre, impossible de retenir plus longtemps le fou rire qui me chatouillait déjà le fond de la gorge depuis deux minutes : enroulé dans son protège-cahier vert, mon cavalier avait zéro crédibilité. Sans parler de l’odeur, relent d’un Hollywood chewing-gum qui aurait vécu le débarquement. On a ri quelques instants ensemble (ouf) puis on s’est remis au boulot, quand même : le sens des priorités, tout ça.

(n’oubliez pas de vous référer à notre top 3 des meilleures capotes pour éviter ce genre de mésaventure).

La fois où j’ai voulu jouer à la postière

Une fois j’ai fait du sexe dans la cage d’escalier d’un local associatif (on trouvait pas d’autre endroit et euh, on avait très envie). Mon mec me plaque contre les boîtes aux lettres et je suis aux anges, jusqu’à ce que le fil de mon sweat se coince dans la fente d’une des boîtes. On essaye alors tous les deux de me « libérer », hilares, tellement morts de rire d’ailleurs qu’on en oublie complètement que mon mec a son jean sur les baskets et que ma culotte est par terre. Un groupe de personnes âgées fait irruption pour assister à un débat après leur pièce de théâtre. Ils tombent sur nous : « Au moins, cette tragédie est moins soporifique que celle que l’on vient de voir ! » s’exclame un bon monsieur. Sa répartie : 1 – Ma dignité : 0.

Et vous chères lectrices, quelles ont été vos petits problèmes techniques pendant une partie de jambes en l’air ? Confessez-vous, Tata Josée est là pour vous écouter.

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