Le Placard de la Honte : Faites les taire passe à la casserole.

J’ai eu beaucoup de périodes dans ma vie, pendant lesquelles mon attention se portait sur les couleurs. La dernière en date, c’était le total look rouge et noir. En entrant en 2nde (tandis que d’autres sont imbattablement  branchées black’n’white). En 4e, je vibrais pour le rose (en total look également, si si). En 5e, obsession […]

Le Placard de la Honte : Faites les taire passe à la casserole.

J’ai eu beaucoup de périodes dans ma vie, pendant lesquelles mon attention se portait sur les couleurs. La dernière en date, c’était le total look rouge et noir. En entrant en 2nde (tandis que d’autres sont imbattablement  branchées black’n’white). En 4e, je vibrais pour le rose (en total look également, si si). En 5e, obsession rimait avec couleurs fluo. En 6e, avoir cet air niais ne me suffisait pas : je devais aussi avoir la vie en bleu. Pas façon petit marin, oh non. Bref, en 6e donc, j’avais sélectionné avec amour ma tenue pour entrer au collège. J’avais 11 ans. Analysons les dégâts, bien que cette photo nous épargne le sac de cours maxi format, bleu et jaune pétant avec un gros ballon de basket dont tout le monde s’est moqué jusqu’à ce que je ne décide d’en changer (sous la pression sociale).

1. Le bandana à motif. Attention, il s’agit là d’une pièce de collection car détrompez-vous : ce n’est pas un vulgaire foulard plié en deux qui pare ma chevelure. Non, c’était LE triangle de tissu qui se noue grâce aux deux ficelles des extrémités. (Cette phrase est incompréhensible ? C’est normal, don’t panic, l’objet en lui-même est incompréhensible.) Si en rouge ou en noir, ça peut éventuellement / peut-être / avec beaucoup d’imagination,  être un tantinet rock’n’roll, en bleu, avouons-le, c’est totalement ridicule.

Petite anecdote : Mes cheveux sont du genre fins. Très fins. Et lisse, très lisse. Et le problème de physique n’est pas difficile à comprendre même pour moi qui n’ai jamais décollé du 9/20. Quand c’est lisse, ça glisse (comme Alice)(pardon). Dix minutes de baston avec le bandana pour qu’il tienne. Dix secondes pour qu’il tombe. L’arnaque du siècle est sous vos yeux, mesdames et messieurs, et elle porte un nom : bandana de nana.

2. Le collier. Misère. Si je pouvais de mes doigts magiques procéder à un zoom sur cette chose (qui a dit I-Phone addict ? parce que c’est faux), je le ferais volontiers. Kitsch à souhait, ce collier bon marché en plastoc’ a pourtant été à la mode à une époque… Ces tiges entremêlées se déclinaient à l’infini : bracelets, bagues, multicolores, transparentes, etc. etc. Porté par mes soins, ce collier assure l’effet double-menton orné de l’illusion  d’une barbe de trois jours. Et puis, c’était très inconfortable quand même, de porter ce machin moche.

3.  Ce maillot, énergumène que je ne saurais décrire : ancêtre de la marinière ou rayures douteuses ? Ce bout informe d’élasthanne en tout cas, se terminait en magistrales vaguelettes au col, aux manches et en bas. Une façon comme une autre de rester à la mer plus longtemps…

4. NON. Ce n’est pas un pantalon trop court. C’était simplement un corsaire*… trop long. Coupé dans une matière improbable, ce corsaire, en plus de m’avoir fait suer des fesses (sans commentaire), présentait un inconvénient majeur : sa tendance à l’effet « camel-toe », qu’heureusement, on ne soupçonne pas sur la photo. Je me demande où j’avais réussi à le dégoter, ce corsaire, car il m’a l’air bien banal. Mais je vous promets qu’on fait moins la maline, quand il nous couvre la fesse (ou « colle », tout dépendait du soleil – oui, j’ai été traumatisée). Plus jamais !

* Envoyez vos dons pour la réhabilitation du mot « corsaire » dans le paysage lexical français.

5. Les sandales beiges, ou sable, que sais-je, qui n’ont rien à voir, trop hors-sujet de la vie. Un gros mystère entoure cette paire de chassures qui ont disparu subitement de la circulation en 2002. Nos équipes mènent l’enquête et sont actuellement sur la piste des boutiques pour les petites vieilles où les pompes sont toutes moches mais toutes très confortables et coûtent toutes plus de 75€.

Bonus. La pose que j’intitule « je-veux-passer-pour-une-fille-méga-cool-mais-finalement-j’ai-l’air-d’une-coincée ». Parce que le mélange sourire crispé + jeu de jambes hasardeux dans les feuillages + mains longeant chastement les cuisses + buste qui se veut dans la vibe et qui en fait, finit par ressembler à celui de Quasimodo, et bien ce mélange là, a été effectué par des cascadeurs professionnels : à ne pas refaire chez vous.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Malone.
    Malone., Le 30 septembre 2009 à 22h50

    Roh m'enfin, c'est pas si honteux que ça...Pour mon entrée en 6eme, j'ai fais bien pire (et même toute ma 6ème d'ailleurs..), mais j'ai pas de preuves picturales pour appuyer mes dires.

    Par contre le cllier effet tatoo, j'ai jamais trouvé ça génial, et oui, j'en vois encore XD

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