Le microcosme de la boutique vintage

Voilà, je me lance dans l’analyse d’un microcosme : le magasin vintage du coin de ma rue… La vitrine est pleine de trucs, un peu comme si on rentrait au bled. « Ici, on accepte la poussière », sauf qu’à force, c’est bientôt du remblais qu’on trouve derrière la vitre ! J’aperçois une imposante tête de cerf […]

Le microcosme de la boutique vintage

Voilà, je me lance dans l’analyse d’un microcosme : le magasin vintage du coin de ma rue…

La vitrine est pleine de trucs, un peu comme si on rentrait au bled. « Ici, on accepte la poussière », sauf qu’à force, c’est bientôt du remblais qu’on trouve derrière la vitre ! J’aperçois une imposante tête de cerf adulte, faut que je vois ça de plus près…

Drelum Drelum fait la porte, ok j’entre.

Le magasin a l’air de s’auto-gérer : pas de vendeur en vue, ou bien je le vois pas, rapport à l’ampoule, elle aussi vintage. Mon pote le cerf a un bois qui fait tonnelle à travers la boutique, c’est charmant. Et oooh, subtil détail : au bois du même cerf on a laissé enroulées les guirlandes de Noël. On sent l’envie de vivre ici (on est en mars).

Une personne arrive. A mon avis, elle est gérante le jour et dans la team d’Harry Potter la nuit. En bottines et cigarette à la bouche, elle a du dormir ces 20 dernières années, pendant tout le processus de mise en place de la Loi Evin. Elle me dépasse sans moufter, me regardant juste en coin (j’ai envie de rajouter « en boîtant », parce que ça collerait trop bien avec le personnage, mais ça serait mentir). Elle se cale derrière son comptoir, enfourne un 33 tours d’Adamo et reprend sa broderie. (Merlin doit être en bas en train de faire son tabac.)

A la chasse au trèsor qui sent…

Je continue mon tour et fouine entre des décorations d’anciens combattants et des chaussures qui sentent déjà quelque chose. Qui sait, je vais peut être découvrir un objet mystérieux, que j’achèterai une bouchée de pain avant de l’oublier dans un coin. Et puis dans quelques années, en disant « mais bon Dieu oui, j’me rappelle », j’en tirerai un pactole en le vendant à des fanatiques d’art de la chasse savoyarde… Mais nous n’y sommes pas encore, alors let’s continue ze visite.

Après avoir dépassé un vrai crocodile avec de vraies écailles transformé en sac de voyage (oui je sais : Eve Angeli, les animaux, tout ça, bref), je tombe sur un tableau des bords de la Dordogne. Moi j’aime la France, c’est pas le problème, mais franchement, ça se voit à 3 bornes qu’un truc pareil c’est mauvais pour le tourisme local ! (Note : penser à écrire au préfet.)

Bon, je passe les foulards YSL qui sentent la messe et le rayon poupons aux airs encore moins fiables que Snatch, parce que je pense qu’il est temps d’en finir avec mon analyse. Avant de sortir, je cherche un miroir pour checker que je ne suis pas changée en grenouille ou en Kim Kardashian.
-« Aurevoir Madame », dis-je en sortant.
-« C’est monsieur », me répond-on.
Ah ben voilà d’où venait le problème…

Moralité : si tu n’as pas le moral, surtout ne fréquente pas ce genre d’endroits. Sinon, essaie, munie de quelques amies et un dimanche où l’inactivité te pèse…

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Adol-essence.
    Adol-essence., Le 6 avril 2008 à 21h03

    J'adore l'article :coeur2:

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