John Oliver analyse le 8 mars, la journée internationale des femmes

La journée internationale des femmes et de l'égalité des droits à travers le monde est dans le viseur de John Oliver !

John Oliver analyse le 8 mars, la journée internationale des femmes

John Oliver s’attaque à la journée internationale des femmes et de l’égalité des droits et ça secoue ! Le plus américain des Britanniques frappe en pointant du doigt les débordements de cette journée dans le monde et aux États-Unis.

Les présidents russe et turc dans le viseur de John Oliver

En Russie par exemple, le président Vladimir Poutine a fait une élocution où il déclare très sérieusement :

« Chères femmes, je vous félicite du fond du coeur en cette journée internationale des femmes. Vous avez du temps pour tout : gérer de nombreux problème tout en restant douces, brillantes, charmantes. »

Un discours moqué par John Oliver qui n’hésite pas à rappeler que gérer de nombreux problèmes tout en restant douce et charmante est exactement le genre de double standard constamment imposé aux femmes ! C’est une position où on te demande deux comportements contraires alors qu’aucun ne convient jamais parfaitement.

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Le président Turc, Recep Tayyip Erdoğan, a lui aussi fait un discours à cette occasion.

« Je sais qu’il y en a qui vont être dérangés mais pour moi, une femme est une maison, une mère. À mon avis, le plus grand tort que vous pouvez faire à une femme est de lui donner une vie où elle va être victime de son indépendante économique. »

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Ce à quoi John Oliver répond avec raison (et humour) :

« L’indépendance économique est loin d’être le pire que tu peux offrir à une femme. Il y a une liste partant des mutilations génitales allant jusqu’aux films de Nancy Meyers [la réalisatrice de The Holidays ou de Ce que veulent les femmes] par laquelle il faut passer en premier. »

En Chine, le sexisme rencontre les nouvelles technologies

Le tour du monde continue avec la Chine où la journée des femmes et de l’égalité des droits n’a pas vraiment fait preuve… D’égalité. Ainsi, un centre commercial a proposé une promotion mais seulement à destination des femmes belles. Si vous vous demandez comment jauger la beauté d’une personne, c’est simple : l’établissement a décidé de scanner les visage ! Une nouvelle sur laquelle le présentateur ironise.

« Ça n’arrive pas souvent d’entendre une info qui prend place simultanément dans le futur lointain… Et dans le passé lointain. »

Tout n’est pas mieux aux États-Unis

Mais la chronique ne s’arrête pas sur cette petite revue mondiale et pour éviter le syndrome de la paille et de la poutre, John Oliver parle de comment la journée a été traitée aux États-Unis.

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Sur Fox News, c’est Greta Van Susteren, une présentatrice, qui a commenté l’événement. La journaliste a trouvé intelligent de tenir les propos suivants :

« Les Talibans n’autorisent pas les femmes à écouter de la musique, aller à l’école ou sortir de chez elles sans être recouvertes d’une burqa. Autour du monde, les femmes vivent sous des lois surréalistes et font des choses impensables simplement parce qu’elles sont des femmes.

Ce qui m’amène à ceci : en cette journée internationale des femmes, c’est le bon moment pour nous les femmes de reconnaître la qualité des hommes américains… Offrons aux hommes américains notre gratitude ! »

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John Oliver a alors une jolie punchline en réponse :

« Oui, Greta Van Susteren, en cette journée internationale des femmes, demande-leur donc de faire honneur aux hommes américains car ils sont meilleurs que les Talibans. »

Mais la journaliste ne s’arrête pas là et congratule les hommes américains tout en sachant que la situation reste à améliorer.

« Les choses ne sont pas parfaites. On a toujours pas des salaires égaux pour un même travail, mais les hommes américains sont de loin les meilleurs hommes de la planète. »

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John Oliver nous offre alors une belle conclusion :

« Vous savez, il n’y aura peut-être plus d’hommages appropriés à l’intention des femmes à l’international si quelqu’un donne un certain crédit à des hommes… Pour n’avoir rien fait. »

Le 8 mars, une journée en demi-teinte

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La journée internationale des femmes et de l’égalité des droits avait lieu la semaine dernière et comme chaque année, j’en suis ressortie avec ce goût amer en bouche. Pourtant si, les choses évoluent ! De nombreuses initiatives positives ont été prises en cette journée ; si le slut-shaming et le harcèlement de rue continuent à être beaucoup trop présents, j’ai ce sentiment que les mentalités évoluent, lentement mais sûrement.

Dans tous les cas, il est toujours bon de se souvenir que ce n’est pas parce qu’il y a pire ailleurs qu’une situation n’est pas à améliorer ici. 

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Folle Furieuse
    Folle Furieuse, Le 20 mars 2016 à 12h08

    Morpheme
    @Folle Furieuse Je n'ai pas vu le film dont tu parles mais d'après le synopsis... Le truc c'est que Robert De Niro "sauve" un peu Anne Hathaway non ? Quand sa vie éclate c'est lui, en bonne figure paternelle (vu l'âge), qui la remet sur les rails si j'ai bien compris... Il me semble que j'avais aussi lu des critiques de The Holiday (peut-être sur le blog de Mirion Malle mais je retrouve pas) qui disaient qu'au final le message c'est que des femmes seront toujours mieux avec un homme à leurs côtés (voire on besoin d'un homme).
    En gros la solution aux problèmes de mec c'est toujours un autre mec :yawn:
    Je vois ce que tu veux dire, et c'est ce dont j'avais peur avant de regarder le film... Mais honnêtement, c'est pas du tout comme ça que le film le présente au final : c'est une femme qui fait tout pour réussir dans un monde professionnel d'hommes, et qui en bave (ce qui est la réalité de beaucoup de femmes au travail aujourd'hui). Et non au contraire, la réflexion n'est pas qu'une femme a toujours besoin d'un homme à ses côtés pour avancer, puisque le personnage principal prend à la fin une décision professionnelle qui risque de mettre en péril sa vie de couple, mais elle le fait car c'est ce qu'elle veut et qu'elle est fière de ce qu'elle fait : donc au contraire, elle privilégie sa vie professionnelle à sa vie de couple, ce qu'on voit quand même rarement au cinéma pour un personnage féminin... Ici, le personnage de Robert De Niro ne sert qu'à lui donner la pichenette dont elle avait besoin, en agissant en tant qu'ami : c'est bien elle qui prend toutes les décisions, et personne d'autre :)

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