Après son agression, une joggeuse témoigne sur Instagram (et c’est émouvant)

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Après son agression, une joggeuse a tenu à témoigner dans un post Instagram... Un message poignant et plein d'espoir.

Après son agression, une joggeuse témoigne sur Instagram (et c’est émouvant)

Comment réagir sur le moment, lorsqu’on est victime d’agression ? Bien entendu, on entend souvent qu’il faut crier, se battre… Mais dans les faits, impossible de connaître à l’avance notre réaction, d’autant plus que cela peut arriver au moment où l’on s’y attend le moins.

Kelly Herron a 36 ans et s’entraîne pour effectuer un marathon.

Le 5 mars dernier, Kelly Herron avait prévu de courir 10 miles (environ 16 kilomètres) dans un parc situé à Seattle, aux États-Unis. Peu avant la moitié de son parcours, elle se rend aux toilettes, où elle est agressée par un homme.

Quelques jours après, elle raconte son histoire sur un post Instagram.

Le témoignage sur Instagram d’une joggeuse agressée

My biggest running nightmare became reality- 4 miles into my long run Sunday afternoon, I stopped to use the restroom and was assaulted by a man hiding in a stall (that is my GPS in red lines). I fought for my life screaming("Not today, M**F**er!"), clawing his face, punching back, and desperately trying to escape his grip- never giving up. I was able to lock him in the bathroom until police arrived. Thankfully I just took a self-defense class offered at my work and utilized all of it. My face is stitched, my body is bruised, but my spirit is intact. #fightingchanceseattle #ballard #runnersafety #marathontraining #womensselfdefense #myballard #fightlikeagirl #fightback #dontbeavictim #nottodaymotherfucker #youcantbreakme #instarunners #garmin #garminvivosmarthr

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« Mon plus grand cauchemar de joggeuse est devenu réalité.

Après avoir couru 4 miles dimanche après-midi, je me suis arrêtée aux toilettes et j’ai été attaquée par un homme qui s’était caché dans une cabine.

Je me suis battue pour ma vie en hurlant « Pas aujourd’hui, putain de merde ! », en griffant son visage, en rendant les coups et en essayant désespérément de m’enfuir. Et puis en n’abandonnant pas.

J’ai finalement réussi à l’enfermer dans une cabine le temps que la police arrive.

J’avais heureusement pris un cours de self-défence gratuit récemment, au travail. J’ai pu utiliser tout ce que j’avais appris.

Mon visage est couvert de sutures, mon corps est meurtri, mais mon esprit est intact. »

Elle précise dans ce même post que l’on peut voir, en rouge, le signal du GPS qui la traquait. Une preuve supplémentaire de la violence de cette agression.

À lire aussi : J’ai été agressée, mais je vais bien, merci

Que sait-on de cette agression de joggeuse à Seattle ?

Selon la chaîne ABC News, l’agresseur serait un homme de 40 ans déjà connu pour avoir commis des crimes sexuels en Arizona.

Kelly Herron raconte à la chaîne qu’elle s’est rendu compte à un moment que cela ne devait pas nécessairement être un combat juste, et c’est là qu’elle s’est mise à lui griffer le visage, tout en continuant de hurler.

Elle explique :

« Toutes ces petites choses que j’ai apprises dans ma vie… Comment donner des coups de poing et tout le reste, tout m’est revenu.

J’ai senti à un moment que je perdais conscience, mais j’ai reçu une charge d’adrénaline et j’ai pu atteindre la porte afin de m’enfuir. »

C’est à ce moment là qu’elle trouve un passant qui l’aide immédiatement à enfermer l’agresseur le temps de l’arrivée de la police.

Une histoire qui finit bien, contrairement à d’autres

Heureusement pour Kelly Herron, l’histoire finit bien.

Ce n’est en revanche malheureusement pas le cas pour tout le monde.

En août dernier, Mymy écrivait un article sur la sidération psychologique. Ce phénomène est une sorte de réflexe de protection du cerveau face à une violence trop forte à gérer. La victime se retrouve alors immobilisée et coupée de la réalité.

Au même titre qu’il n’y a pas un seul scénario de viol, il n’y a pas qu’une réaction possible. Il n’empêche que le témoignage de cette (future) marathonienne met du baume au cœur.

À lire aussi : Le jogging et les salopes

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Commentaires
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  • Destiel Mok´
    Destiel Mok´, Le 22 mars 2017 à 14h47

    Moi ce qui me chagrine c'est que ce genre de messages n'atteindrons pas les mecs concernés. Au final c'est toujours pareil, on parle entre victimes et allié(e)s mais les concernés ne consultant ni ce genre de medias ou du moins pas ce genre de compte la portée du truc est en fait quasi nulle.

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