Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)

Pauline, fan d'Harry Potter devant l'éternel, est allée voir Les Reliques de la Mort partie 2, le dernier volet des aventures du sorcier au cinéma. Verdict plutôt objectif.

Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)

J’avoue, je comptais un peu sur ce dernier épisode de la saga Harry Potter au cinéma pour montrer à l’Anonyme trolleuse qui n’aime pas le sorcier le plus célèbre du XIXème siècle que si, Harry Potter cétrobien, cétrocoul et cétrogénial, la preuve ! Ben non.

Qu’on se le tienne pour dit, j’adore Harry Potter, même s’il a des lunettes ringardes, même s’il souffre du syndrome du sauveur énervant (à l’instar, entre autres, Frodon Saquet, Jésus et Stuart Little) et même s’il mériterait un séjour d’un an et demi chez le coiffeur. (Hugo, chéri, si tu lis ça, toi aussi je te conseille d’y aller :)). Je l’aime d’amour magique, moi, Harry Potter. N’empêche. C’est pas cette deuxième partie des Reliques de la Mort qui va pousser les réfractaires à porter les couleurs de Poudlard au prochain repas de famille.

LA BAGAAAAAARRE

Petit topo. Dans la première partie, Harry et ses deux acolytes, Ron et Hermione sont partis à la recherche de fragments d’âme (Horcruxes) de Voldemort que le mage noir lui-même a disposés dans différents objets et dissimulés afin de se rapprocher le plus possible de l’immortalité. En parallèle, ils apprennent l’existence des Reliques de la Mort et ils se disent que ce serait sans doute un bon moyen de vaincre le grand méchant fou. Sauf que Face de Serpent les a devancés et il est déjà allé récupérer la baguette de Sureau dans la tombe de Dumbledore à Poudlard. On en est là. Trois petits sorciers à la recherche des morceaux de l’esprit du magicien le plus cruel et le plus puissant de l’Histoire et dont le but ultime est évidemment de sauver le monde des ténèbres.

Le huitième film promettait des miracles. Les (nombreuses) bandes-annonces multipliaient les images de guerre, de chaos, de désespoir à grand renfort d’étincelles et de boum, bim, ziiig, fiouuuu. Frissons, petite larme et torsion d’estomac, la fin serait épique.

Chargement du lecteur...

C’était épique. C’était attendrissant, aussi. Spectaculaire, héroïque, fantastique, même.

Mais c’était pas magique. C’est ça le problème avec les films Harry Potter, je ne les trouve pas magiques. Le premier est mièvre, le deuxième est cul-cul, le troisième est décevant, le quatrième est incomplet, le cinquième est passable, le sixième est complètement niais, le 7.1 est un chouilla lent. Pourtant il y a de quoi faire. Le roman de base est bien construit avec un univers complet et détaillé. Les décors utilisés sont brillants. Les acteurs les plus jeunes sont entourés par des grands noms du cinéma, qui délivrent une performance tout à fait remarquable, du genre Julie Walters, Maggie Smith, Ralph Fiennes, Alan Rickman, Gary Oldman, David Thewlis, Robbie Coltrane, Helena Bonham Carter, Michael Gambon pour ne citer qu’eux. Le thème musical imaginé par John Williams (Star Wars) pour le premier épisode de la saga est génial, et génialement repris et complété dans les épisodes suivants.

Sans déc, avec ses pouvoirs, il pourrait pas se faire pousser un nez, Voldy ?

Le problème c’est que, dans le huitième film comme dans les autres, il a fallu faire des choix. Comme supprimer des personnages (désolée mais je suis une grande fan de Peeves), modifier d’un doigt l’histoire originale pour alléger le scénario (c’est toujours un doigt de trop), mettre en avant certains personnages, en laisser dans l’ombre certains autres au détriment d’une bonne compréhension de l’intrigue. En ressort un film complètement Harry-centré.

Certes, il est le personnage principal, mais Harry Potter, pour moi, c’est avant tout un univers dans lequel gravitent de nombreux protagonistes avec différentes facettes et différentes histoires. Les films gâchent toute cette richesse en simplifiant au maximum les personnages secondaires et en les privant de leur relief. Du coup on tombe vite dans des rôles stéréotypés auxquels les jeunes acteurs à qui ils ont été confiés peinent à donner de la substance. Du genre : le meilleur ami roux qui sert à détendre l’atmosphère avec des blagues attendues et entendues.

La conséquence de tout ça c’est que les films peuvent apporter à ceux qui ont lu les livres une base à leur créativité débordante, un cadre, un espace, un décor, un fond musical, une tête aux personnages, etc. mais ils ne peuvent servir de porte d’entrée au monde fantasmagorique de J.K. Rowling pour les non-pratiquants de l’imagination. J’entends par-là les personnes terre à terre et pragmatiques qui n’ont jamais tenu une conversation de plus de trois minutes avec leur peluche. La qualité des scènes d’action ne suffit pas à rattraper la platitude des dialogues.

Donc, ce film est pour les convaincues. Elles se moqueront de porter des lunettes 3D aussi ridicules qu’inutiles pour ce film, vivront les batailles à fond, seront nostalgiques en voyant des flashbacks tirés des films précédents (c’était y a dix ans… DIX ANS quoi !), verseront une larme pour les souvenirs de Rogue et termineront en pleurs en se disant que c’est la fin…

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 99 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Corazon2
    Corazon2, Le 22 janvier 2014 à 2h03

    yana;2371664
    Spoiler
    Ils ont essayé de mettre des lentilles à Daniel Radcliffe au tout début lors de la 1ere scene tournée: celle de Hogsmeade mais le pauvre chou faisait une allergie et ils  ont abandonné l'idée. C'est d'ailleurs pour ça que dans cette scène qui est pourtant la dernière du film Harry a les yeux plus verts qu'au début :) Mais je reconnais qu'en tant que Potterhead ça me herisse un peu :P Mais comme ça blessait les yeux de Danny quand il était trop chou, bon bah allez spagrave ^^

Lire l'intégralité des 99 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)