Quatre films touchants avec des mentors

Les films avec des mentors ont quelque chose d'inspirant, quel que soit le genre de l'oeuvre. SPP t'en propose quatre, à voir ou revoir.

Quatre films touchants avec des mentors

L’autre jour, je suis allée voir Whiplash et je ne peux que te le conseiller : ça envoie du pâté. Mais y a déjà une critique positive dessus alors je vais me contenter de te dire qu’il raconte l’histoire d’Andrew, un garçon de 19 ans qui rêve de devenir le meilleur batteur de jazz du monde, et que c’est très bien.

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C’est très bien, et c’est une histoire à base de mentor, ces personnages qui guident et conseillent d’autres personnages pour les élever spirituellement, dans leur vie personnelle ou professionnelle (ou les deux). Du coup, je me suis demandé s’il y avait beaucoup de films de ce genre, et s’il y en avait quelques-uns de très, très bien !

J’ai donc concocté cette petite sélection de films avec des histoires de mentor dedans… Et celui qui guide l’autre n’est pas toujours celui qu’on croit.

St. Vincent, de Theodore Melfi (2014)

Ce qui a fini de me décider à faire une sélection de films à base de mentors, ça a été de voir St Vincent. L’oeuvre de Theodore Melfi n’est même pas sortie en France au cinéma, et elle est d’ores et déjà disponible sur Netflix. Est-ce qu’elle aurait mérité d’avoir son affiche devant les Pathé, les MK2 et autres UGC ? Grave. St Vincent, c’est joli et drôle et confortable comme un gros coussin moelleux.

Vincent (incroyable Bill Murray) est un vétéran du Vietnam qui boit beaucoup trop et n’a des relations sexuelles que lorsqu’elles sont tarifées. Il vit seul avec Felix, son chat tout fluffy, ce qui semble parfaitement lui convenir. Complètement cynique et désabusé, il n’a l’air d’aimer personne.

Un jour, il fait la connaissance de ses nouveaux voisins : Maggie et Oliver Bronstein. Maggie (Melissa McCarthy, plus touchante que jamais) vient de se séparer de son mari, pleine de rage de savoir qu’il trempe son biscuit dans moult cafés (le biscuit c’est son zizi, les cafés sont des vagins). Oliver (Jaeden Lieberher) est leur fils, un petit garçon tout chétif et en apparence fragile (mais pas tant que ça) qu’elle délaisse à cause de son travail.

Parce qu’il a besoin de thunes, Vincent accepte de garder Oliver après l’école et ils tissent une relation faite d’enseignements mutuels. Est-ce qu’ils en sortent grandis ou pas ? Bon bah eh, je te laisse le découvrir, mais le début m’a fait penser à Là-Haut, en plus drôle et avec Bill Murray dedans (Bill Murray dans le rôle d’un vétéran taciturne mais plein de blagues, c’est amour pour toujours sans divorce, comme dirait l’autre).

Et si tu veux la version en VF, c’est par ici !

Will Hunting, de Gus Van Sant (1997)

J’ai vachement hésité entre Robin Williams en Sean Maguire dans Will Hunting ou Robin Williams en John Keating dans Le Cercle des Poètes Disparus. J’aime autant les deux films, j’aime autant Robin Williams dedans, et c’était pas simple de faire un choix. Bon, j’ai opté pour le premier de la façon la plus mature qui soit : j’ai fait plouf-plouf.

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Will Hunting (Matt Damon) est un génie délinquant et rebelle, qui a choisi d’arrêter ses études — lesquelles lui promettaient pourtant une bien belle carrière. À la place, il commet des délits qui pourraient bien le mener derrière les barreaux. Will a 20 ans, il est orphelin, il se sent seul et l’est, puisqu’il n’a qu’une poignée d’amis sur qui compter… Il est surdoué et son intelligence dingue aurait pu rester un « secret ».

Mais pendant qu’il travaille comme agent d’entretien au prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology), il s’amuse à résoudre des équations d’une difficulté quasiment abyssale et est remarqué par le professeur Lambeau. Ce dernier lui fait éviter la prison, à condition qu’il travaille pour lui et soit suivi par un psychologue.

Ce psychologue, c’est Sean Maguire. Son boulot, c’est de permettre à Will de trouver la paix avec lui-même et à croire en lui. Le reste est cultissime.

Lolita malgré moi, de Mark Waters (2004)

J’ai longtemps snobé Lolita Malgré Moi. Ça fait maintenant deux ans que je l’ai vu pour la première fois et je suis désormais prête à le défendre bec et ongles. C’est l’histoire de Cady, scolarisée pour la première fois dans un lycée aux États-Unis après avoir passé son enfance en Afrique avec ses parents. Elle découvre alors l’univers des reines des abeilles, ces filles super populaires qui exercent une influence sur tous les élèves de l’établissement.

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Le mentor de cette intrigue, c’est Mademoiselle Norbury, la coolissime professeur de maths, incarnée par Tina Fey. J’ai reconnu en elle deux profs que j’ai côtoyés lors de ma scolarité. Le genre d’enseignants hyper inspirants, qui donnent envie de s’améliorer en tant qu’humain et d’avoir de bonnes notes pour les rendre fiers. Le genre d’êtres humains qui apprend vachement à ses élèves sur tous les points, probablement sans tout à fait le savoir.

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Bien sûr, c’est caricatural, bien sûr, c’est une comédie « pour ados ». Mais elle est beaucoup plus maline qu’on ne pourrait le croire, et le fait d’avoir Tina Fey également au scénario de cette adaptation de Queen bees and wanabees, best-seller de Rosalind Wiseman, est gage de qualité !

Billy Elliot, de Stephen Daldry (1999)

C’est parti pour la chialade avec Billy Elliot, ce petit bijou de cinéma dont je ne me lasserai probablement jamais. Si tu ne l’as jamais vu, vraiment, sache que je t’envie de pouvoir le découvrir, et sache que je t’invite à réparer ce vide dans ta vie. En plus, ce film a la meilleure bande-son jamais entendue au cinéma (selon un sondage réalisé sur un panel de moi toute seule).

En 1984, dans la ville minière anglaise de Durham, Billy, 11 ans, fait de la boxe comme le souhaite son père tout bourru qui galère à joindre les deux bouts. Veuf et mineur, il est en grève (pendant un an, les mineurs britanniques ont fait grève pour s’opposer au projet de la Commission nationale du charbon de fermer vingt mines déficitaires — un projet soutenu par Margaret Thatcher, toujours inflexible). Pas la meilleure période de sa vie, quoi.

Alors quand Billy s’intéresse à la danse classique et délaisse la boxe, l’équilibre familial déjà précaire part un peu en vrille. Mais le garçon tout jeune devient plus fort et plus déterminé chaque jour, poussé aux fesses par sa fantastique prof, Madame Wilkinson. Elle croit en lui, elle est franche, drôle et directe, elle a des gonades pleine de badasserie… Cette rencontre est déterminante pour Billy.

Et bon sang de bois (de la sève, quoi), je viens de comprendre pourquoi Julie Walters me disait quelque chose : c’est elle qui joue la mère de Ron, de Ginny la plus chaude des boissons froides, de Fred et George, de Bill et autres enfants rouquins dans Harry Potter ! C’est Molly Weasley, mais oui mais c’est bien sûr !

Bon, t’es peut-être un peu plus réactive que moi alors t’étais probablement déjà au courant, mais écoute, faut dire ce qui est : j’ai pas inventé l’eau chaude à faire fondre le fil à couper le beurre, quoi.

Et toi, quels sont tes films de mentor préférés ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Audrey13to01
    Audrey13to01, Le 12 août 2015 à 16h26

    Billy Elliot, c'est un chef-chef-d'oeuvre, il est absolument génialissime :loveeyes: :loveeyes: :loveeyes: :loveeyes: :loveeyes: :loveeyes:

    Bah sinon, en passant probablement pour la vieille dame de service : comment parler de films de mentors, et ne pas citer Starwars????
    Pis la saga Harry Potter, aussi, car le petit Harry a été beaucoup influencé par non seulement le directeur Dumbledore, mais aussi par le Pr Lupin, Maugrey Fol'Oeil (le faux et le vrai).
    Pis Point Break, où le personnage de Keanu Reeves a à la fois un mentor policier, et un mentor criminel.
    Pis Une hirondelle a fait le printemps, où la néo-agricultrice apprend beaucoup au contact du vieux paysan.
    En fait, en y réfléchissant un peu, il y en a beaucoup, des films de mentors :)

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