5 films auxquels je n’ai rien compris mais que j’adore quand même

Faut-il tout comprendre d'une œuvre pour lui trouver de l'intérêt ? Non, d'après Kalindi, qui te parle de 5 films qu'elle adore même si elle n'a pas saisi leur substantifique moelle.

5 films auxquels je n’ai rien compris mais que j’adore quand même

En ce moment, j’essaye de rattraper mon retard en matière de télévision.

Étant partie un mois complet en vacances uniquement pour goûter l’intégralité des bánh mì du Vietnam, j’ai loupé un sacré paquet de séries.

Alors je passe mes soirées à les ingurgiter, sans aucun respect pour mes rétines.

Ces films incompréhensibles

J’ai les yeux injectés de sang, mais au moins je peux suivre les conversations des gens en soirée, et accessoirement faire mon métier de journaliste cinéma/séries.

Entre autres j’ai donc maté Castle Rock, librement inspiré des romans de Stephen King. Et… et… eh ben j’ai pas pigé grand chose.

Heureusement, le dernier épisode en date donne davantage de pistes quant à la résolution de la série, mais dans l’ensemble tout n’est pas très clair.

Anyway, j’ai fait la paix il y a bien longtemps avec mon cerveau de bulot frit.

Je suis même convaincue qu’il n’est pas nécessaire de comprendre quelque chose pour lui porter de l’intérêt, voire l’adorer.

Voilà d’ailleurs 5 films auxquels je n’ai pas tout compris, mais que j’aime tendrement.

Inherent Vice, une meuf qui réapparait après avoir disparu

Voilà, tout ce que j’ai compris du film réside dans ce simple intertitre.

Sorti en 2014 et réalisé par Paul Thomas Anderson, Inherent Vice s’intéresse au cas du détective privé Doc Sportello dont l’ex petite amie réapparait un beau jour pour lui révéler qu’elle est tombée amoureuse d’un milliardaire, dont elle craint que la femme et son amant tentent de le faire interner.

Voilà.

Déjà, le cœur de l’intrigue est alambiqué.

Toutefois, j’ai passé 2h29 délicieuses à ne rien comprendre, confortablement installée tout au fond d’un cinéma. Bien entendu, après en être sortie j’ai été fouiller Internet à la recherche de réponses à mes interrogations.

Tout est devenu plus limpide après avoir lu les explications de mille cinéphiles plus malins que moi.

Toutefois, une majorité d’entre eux révélaient ne pas avoir saisi l’entièreté du propos non plus.

Ouf !

Mulholland Drive, une route et des femmes

Rita devient amnésique suite à un accident survenu sur Mulholland Drive.

Juste après, elle rencontre Betty Elms, une superbe actrice en herbe fraichement débarquée à Los Angeles.

Celle-ci va aider Rita à recouvrer la mémoire…

Je n’ai toujours rien compris au dénouement de cette histoire, mais quelque chose m’a immédiatement séduite dans ce film porté par  Naomi Watts, Laura Harring, et Justin Theroux.

Quelque chose dans le rythme, la lenteur, la langueur et la lumière.

Une vraie perle, pierre angulaire de la filmographie de David Lynch, le roi du cinéma « on pige rien, mais ça a l’air sympa ».

Enter the Void, les errances spirituelles de Gaspar Noé

Il serait malhonnête d’affirmer que je n’ai RIEN compris au film de Noé sorti en 2001.

Le cinéaste désire nous livrer SA version de l’après-vie. Un trip halluciné au cœur de Tokyo où réalité et fantasmes se mêlent et se démêlent jusqu’à former une matière opaque, difficile à percer.

Alors, de quoi ça parle ?

Oscar et sa sœur Linda viennent de s’installer dans l’archipel nippon. Lui fait dans les petites magouilles tandis qu’elle gagne sa vie en tant que strip-teaseuse.

Un soir Oscar se fait tirer dessus par un flic, lors d’une descente. Bien décidé à ne pas quitter le monde des vivants, son esprit vagabonde d’un endroit à l’autre de la ville. 

Personnellement, je suis assez fan des propositions de Gaspar Noé. Toutefois, la critique n’est pas toujours de mon avis et aime même le clasher parfois, ce qui donne naissance à des phrases vraiment drôles du type :

« Une ineptie fluo qui clignotte très longtemps reste une ineptie fluo. »

Huhu, personnellement ça me fait mourir de rire.

House, de la loufoquerie à tous les étages

Ah lala, le Japon est LE maitre incontesté du n’importe quoi maîtrisé.

Ta vie manque d’extravagance et de folie ? N’hésite pas à te tourner vers les chef-d’œuvres d’absurde du pays du soleil levant, pour donner un coup de fouet à ton quotidien.

Crois-moi, tu ne seras pas déçue. Et surtout pas devant House, l’un de mes films japonais préférés, auquel pourtant je n’ai jamais compris grand chose.

Enfin si, j’en comprends l’histoire, mais impossible de discerner les réelles intentions du réalisateur. Ardu pour moi de saisir ses choix narratifs et créatifs, mais c’est ce qui en fait une pépite de mystère.

De quoi ça parle ?

Une lycéenne accompagnée de quelques camarades de classe se rend pour le week-end dans la maison de sa grande-tante malade. Une maison qui va les dévorer les unes après les autres…

Ça a l’air tout simple, mais ne te fie pas à ce simple pitch. Ce film est… il est… bordel, j’arrive même pas à lui trouver un adjectif.

J’imagine que je vais devoir attendre que tu m’éclaires.

Hérédité, du génie en barres

SI tu lis régulièrement cette rubrique, ça n’a pas pu t’échapper : je suis fan du cinéma de genre.

Je le dévore à pleine dents matin, midi et soir.

Je ne laisse passer aucun film et vois donc TOUT, des grosses productions américaines aux films d’auteur nordiques en passant par les courts-métrages d’adolescents.

Je n’ai donc pas pu passer à côté du film évènement de l’année : Hérédité, premier long-métrage d’Ari Aster.

Hérédité a traumatisé les festivaliers de Sundance, en janvier dernier.

Certains sont même allés jusqu’à le qualifier de « film le plus flippant de cette décennie ».

Loin cependant de m’avoir traumatisée, il m’a davantage subjuguée.

Pendant deux heures, j’ai ingurgité le produit entier en rayonnant de bonheur. Car j’ai été SURPRISE. Ce qui ne m’arrive quasiment jamais.

Du début à la fin, j’ai écarquillé les yeux, jouissant d’être trimballée d’une certitude à l’autre jusqu’à me perdre complètement dans le récit.

Énorme kiff.

Toutefois, je dois admettre n’avoir pas saisi la fin, tant celle-ci donne dans le what the fuck. Si le reste de l’intrigue me semblait cohérent, la fin part à vau l’eau, mais sans que ça soit désagréable le moins du monde.

J’ai adoré sortir de la salle en me triturant les méninges.

Voilà ma loutre dorée, c’est tout pour aujourd’hui.

Y a-t-il des films auxquels tu n’as rien compris mais qui t’ont quand même fait kiffer ?

À lire aussi : Suspiria, la bande-annonce du film le plus ÉPOUVANTABLE de l’année

COMMENT AVOIR UN TEINT PARFAIT ?

Commentaires
  • Lunastrea
    Lunastrea, Le 30 août 2018 à 15h03

    @Lorelai1990 Exactement pareil pour Picnic at Hanging Rock !! Le visuel m'a énormément plus, le jeu des acteurs également, mais alors qu'est-ce qu'on devait en tirer… ? Aucune idée !

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