Et si j’étais… un chat pour un jour

Le 8 août, c’est la Journée Internationale du Chat ! Et si, pour l’occasion, vous deveniez un chat ? À quoi ressemblerait votre journée dans la peau d’un félin ?

Et si j’étais… un chat pour un jour

Imagine, un jour, je me réveille, et je suis un chat. Paf, miaou. Je me disais bien, aussi, que j’avais du mal à retrouver la sortie sous ma couette, alors que d’habitude je la retrouve à mes pieds.

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Enfin, qu’importe, puisqu’une fois le bout de la couette atteint, c’est avec une grâce et une agilité peu compatible avec mon état matinal habituel que je bondis au sol. Mes délicats petits coussinets frissonnent l’espace d’une micro-seconde à la fraîcheur du contact avec le plancher. Mais rien ne vient perturber mon sens inné de l’équilibre. Je suis un chat, et j’ai la classe.

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Et je suis un beau chat, évidemment – je ne pouvais qu’être un beau chat. Je trottine avec souplesse et élégance sur mes adorables petits trèfles de papattes, ravissant mélange de distinction et de fluffy. Et qui l’eut cru ? J’ai le poil soyeux. Avec ma tendance à m’arracher les poils à la cire, j’aurais pu finir en chat glabre, genre un sphynx. Mais non. Notez que je ne suis pas non plus un chartreux, comme je l’aurais bien aimé, mais il semblerait que je ne sois pas assez bourgeoise pour être un chat de race pure.

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En revanche, je suis une charmante petite chatte touffue au poil noir et blanc, avec de grands yeux verts et… Ah, non, j’ai toujours les yeux marrons, chienne de vie. Bon, de grands yeux noisettes et pétillants, d’adorables petites oreilles pointues, un mignon petit nez rose et…

Et j’ai une QUEUE. Bon sang j’ai une QUEUE. OHMONDIEU OHMONDIEU J’AI UNE QUEUE. J’AI UNE QUEUE IL FAUT QUE JE L’ATTRAPE J’ARRIVE PAS À L’ATTRAPER JE QUE M’ARRIVE-T-IL AAH.

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… Cette journée va être longue.

Je ferais ma sieste n’importe où

Sitôt levée, me voici déjà épuisée à force de courir après ma queue. C’est bien la première fois que je cours après une queue – et en prime, je ne l’ai pas eue. J’ère un peu dans la maison, le temps de me faire caresser le poil, nourrir et flatter (oui, je sais, je suis un beau chat-chat, mais redis-le moi encore), puis je me mets en quête d’un coin tranquille où faire ma première sieste matinale.

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Ce n’est pas si simple. Mes possibilités se sont élargies depuis que je suis dotée d’une colonne vertébrale absurde et de poils à répandre partout. Le lit ? Non, déjà fait. Le canapé ? Ça ne me dit rien, mais tant que j’y suis, je vais m’y faire les griffes. Le radiateur ? Trop chaud. Le haut de l’armoire, histoire que tout le monde me cherche dans toute la maison pendant des heures ? Banco.

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Gratte.

Quelques heures plus tard, j’enchaîne avec l’oreiller de l’allergique de la maison. Pas que j’aie super envie de dormir sur un oreiller trop mou, mais elle m’a empêchée de m’y vautrer tout à l’heure, et ça m’a vexée.

Bon, j’ai envie qu’on me gratouille le ventre. Je vais aller m’allonger sur le clavier d’un bipède pour lui faire passer le message.

Un rien m’amuserait…

Ce clavier ne m’amuse plus. Il s’est mis à faire des bruits bizarres lorsque j’ai déplacé ma patte pour me mettre à l’aise, et depuis, mon bipède n’arrête pas de hurler devant son écran tout bleu. Les gens sont vraiment des excités, hein. Je vais plutôt aller jouer avec ce paquet de cotons-tiges ouverts. Héhéhé on dirait que ce serait des lézards, et que je les chasserais, pour les bouffer après.

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Laisse-moi, je chasse.

Par contre, la limite du coton-tige, c’est que ça a moins bon goût que du lézard. Ou du poulet. Tiens du poulet ! Je mangerais bien du poulet. J’en ai vu en train de décongeler dans l’évier, je vais aller le chasser. Tant pis pour les cotons-tiges, je les laisse finir de mourir mâchonnés dans leur coin (de toute façon, je ne sais plus où je les ai tous mis).

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Oho, elle est marrante cette carte bleue ! Si je la tape comme ça, elle part en haute voltige et… Ah zut. Je l’ai coincée sous le sofa. Bon, je vais plutôt aller me mettre le feu pendant deux heures avec ce bout de ficelle, là-bas. Meurs, saloperie !

… et je mépriserais tout le reste

Que me veut ce bipède, avec sa caisse de baballes qui clignotent et cet arbre à chat gigantesque ? Ça a l’air cher.

… Bon je m’en fous, j’ai pas fini de rétamer sa gueule à ce bout de ficelle.

J’aurais toujours un cheveu poil sur la langue

L’ennui avec ma nouvelle condition, c’est la communication. Enfin, j’aurais plutôt tendance à dire que le problème provient de ces bipèdes, incapables de discerner un « miaou » d’un « meow ». C’est plutôt clair : je veux que tu m’ouvres cette porte. Non, je ne veux pas des gratouillis derrière l’oreille, tu vois pas que je ne ronronne pas et que je fais la vague pour éviter ta main ?!

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La vie me blase.

Et voilà, obligée de gratter la porte et de faire le clown pour qu’il comprenne. On n’est pas aidés, hein. Ah en fait, réouvre-moi la porte, veux-tu, j’ai oublié de prendre le lézard éviscéré que j’avais laissé faisander sous l’armoire, avant de sortir. Non, j’ai dit… NON JE NE VEUX PAS QUE TU ME LANCES LA BALLE, JE NE SUIS PAS UN CHIEN, MIAOU BORDEL !

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Oh il me fatigue. Tant pis pour le lézard, il aura encore meilleur goût tout à l’heure. Il faudra juste que je pense à aller le déplacer dans la pantoufle du bipède. En attendant, je vais en profiter pour faire un peu de toilette et… PFEUH. PFEUH. Boule de poils !

Ah j’en ai marre. Hé, toi là-bas ! Viens me caresser ! J’ai du poil en trop qui irait bien sur ta chemise blanche.

Je verserais dans l’occulte

Maintenant que je suis chat, je vois ce que seuls les chats peuvent voir. Vous savez, ces choses qui les réveillent subitement, et qu’ils fixent pendant des heures avant de se rendormir, tandis que vous entamez une insomnie dans l’angoisse de ne pas savoir ce qu’ils ont bien pu voir ?

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WOAH. (©Jake Bouma)

Éh bien à présent, je sais. Et je ne vous dirai pas.

OH ! QU’EST-CE QUE C’EST ? LÀ. OUI, LÀ. OH C’EST FASCINANT. Nous sommes bien peu de choses, dites-donc.

J’aurais peur pour mes ovaires et ma e-reputation

D’accord, je suis tombée du lit en ayant une révélation mystique. Et alors ? Ce n’était pas une raison pour en faire un Vine. Et puis tu as déjà mis en ligne sur YouTube ma session pétage de câble avec le bout de ficelle. Tu ne veux pas tweeter au monde que je t’ai pété au visage en demandant des câlins, aussi ? Ah c’est déjà fait, ok. J’imagine que tu ne lui as pas précisé, au monde, que je digérais mal les lézards. Ayez des bipèdes, j’vous jure.

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Enfin bref, c’est pas tout ça, mais j’ai subitement envie de niquer, moi. Et de faire pipi partout. Oh et puis, comme personne ne s’intéresse à moi et mes ovaires en feu, de toute façon, si c’est ça je vais pousser des hurlements barbares.

Ah puis fais pas ta jalouse, bipède incommode. « Nianiania elle a ses chaleurs. » Toi aussi tu aimerais bien brailler quand t’as envie de niquer et que ton vibro n’a plus de piles.

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GRAOU.

Hein ? Quoi ? Comment ça, « aller faire un tour chez le véto » ? Pourquoi faire ? Je vais bien, regarde ! Je viens de faire un beau pipi sur ta couette. Quoi, la litière ? Qu’est-ce qu’elle a la litière ? Elle PUE la litière ! Ça fait TROIS HEURES que t’as pas dégagé la crotte que j’avais soigneusement ensevelie, tu ne t’intéresses plus à moi ! PERSONNE NE M’AIME.

Malgré tout, globalement, je serais la reine du monde

Bon. La journée se termine, et j’ai répandu mes poils et mon odeur dans toute la maison. Je me sens sereine. Je vais aller me faire câliner sur les genoux d’un bipède, tiens. Hé, tu veux bien rajouter un plaid ? Voilà, super, merci. Tu es bien brave. Gratte-moi derrière les oreilles maintenant. Nickel.

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Contre toute attente, ma e-reputation se porte bien. Le monde m’aime, pour mes cascades de folies et même la délicatesse avec laquelle j’émets des petits pets de chat. On a remplacé les cotons-tiges que j’avais bouffés. Il y a encore du poulet. Et un oreiller tout propre m’attend pour la nuit. On ne peut pas se passer de moi, les gens s’arrachent ma petite personne, c’est fou – mais amplement mérité. Bon, je m’ennuie un peu, là.

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Hééé, salut toi ! Tu vas aux toilettes ? Attends, je viens avec toi. De rien.

Et toi, à quoi ressemblerait ta journée si tu te réveillais dans la peau d’un chat ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Gadda
    Gadda, Le 10 août 2015 à 12h05

    Je serais le chat pénible qui vient mordiller les pieds des humains quand ils essayent de dormir, qui miaule à la mort pendant des heures à côté de sa gamelle la nuit, et qui se carapate dans le lit quand finalement quelqu'un vient le nourrir, je serais aussi le chat qui regarde les humains droit dans les yeux en faisant tomber tous les objets de la bibliothèque, et d'ailleurs pendant que j'y suis je trouverais un moyen d'aller derrière les livres pour tous les foutre par terre. Et puis je me débrouillerai pour mettre ma queue dans le passage des humains, pour qu'ils marchent dessus et se sentent coupables et me fassent plein de câlins. Par contre, je serais le chat roi du monde si mon humain m'offrait un hamac de radiateur :dodo:

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