Equestria Girls, le film : quand My Little Pony rencontre Mean Girls

Equestria Girls, le spin-off humanoïde de My Little Pony — Friendship is Magic, a fait gronder bien des fans. LadyDandy s'est dévouée et voici ce qu'elle pense de ce film !

Equestria Girls, le film : quand My Little Pony rencontre Mean Girls

Cette année, un évènement a divisé la communauté des Bronies adeptes de joyeux poneys : Equestria Girls, un film répondant en apparence aux désirs de certains fans adeptes d’humanisation d’équidés, mais qui a surtout déclenché un petit scandale, surtout quand on a vu la ligne de jouets commercialisés pour l’occasion (lesdits jouets évoquant plus les horribles Bratz que d’innocents poneys).

TINTINTIIIIIIIIN

Certes, les jouets sont hideux mais… le film, alors, il donne quoi ?

Après des mois de boycott, je me suis héroïquement lancée à l’assaut de la bête (en fait, j’étais bêtement en manque de poneys) et j’en ressors… mitigée. Comme je n’ai pas pris de notes au visionnage, je vais sans doute oublier deux ou trois trucs mais allons-y quand même !

Les bons côtés d’Equestria Girls

Le scénario du film est bête comme chou : Twilight Sparkle, la licorne geek, se fait piquer sa couronne de nouvelle princesse alicorne (une licorne mais avec des ailes, vous suivez ?) et du coup, elle suit la voleuse dans un monde parallèle où elle est transformée en humaine — ce qui sert de prétexte aux marketeux pour élargir la ligne de jouets Hasbro.

Mais même si le concept est vu et revu, il est exploité jusqu’au bout et permet pas mal de gags à la Didier (vous savez, ce film dans lequel Alain Chabat est un chien). Twilight Sparkle met en effet du temps à s’habituer à son corps humain et la voir manger comme un cheval, essayer d’ouvrir une porte avec sa corne ou faire face à la technologie est plutôt drôle.

C’est vachement dur de choper une pomme comme ça. J’ai essayé, franchement, respect !

Les caractères des personnages sont bien respectés. Ponettes ou humaines, on retrouve bien chez nos six héroïnes les spécificités qui les rendent si attachantes. Pinky Pie brise toujours le quatrième mur comme un Deadpool ou un Jack of Fables rose, Big MacIntosh (alias AppleAbdos) dit toujours « Eeeyup », Fluttershy joue toujours le Saint François d’Assise du coin, etc.

C’est bien fait, bien expliqué, bien construit… Globalement, on a pas envie d’assassiner les scénaristes à force de foutage de gueule et c’est déjà pas mal.

Les côtés « mouais mouais » d’Equestria Girls

Ce qui fait aussi l’intérêt de My Little Pony Friendship is Magic, c’est que l’univers est vachement rafraîchissant. Puisque ce sont des poneys, on voyage dans un monde adapté à leurs besoins, qui est souvent très créatif.

Et dans Equestria Girls, bah… On a un lycée américain avec tous les clichés qui vont avec : les différentes tables au self, la mean girl de service et son charmant ex-boyfriend, le bal de promo… Et on ressort avec un énorme sentiment de déjà-vu.

D’autant plus que le film passe énormément de temps à installer son univers, à refaire les présentations avec les personnages principaux — alors qu’on les connaît déjà et qu’on sait tous comment fonctionne un lycée américain de cinéma. En un mot, c’est chiant.

Notons aussi que les animations fonctionnent mieux quand ce sont des poneys. Là, j’ai trouvé ça franchement limité et fatigant à regarder avec des humains. Je sais pas trop à quoi c’est dû : ils ont probablement utilisé les mêmes techniques mais globalement, j’ai trouvé ça beaucoup plus mou et saccadé.

Ça manque également un peu de délire et d’humour, et c’est sans doute dû au temps qu’on met à installer l’univers et aux chansons honnêtement pas grandioses qui ponctuent le tout.

Voilà ce à quoi Equestria Girls aurait dû ressembler davantage en fait !

Avouons-le, le pouvoir de l’amitié, c’est un peu surfait maintenant et là où My Little Pony distille des leçons un peu nouvelles et des approches plus originales, nous refaire le coup du premier épisodenous vaincrons grâce à l’amitié ! »), tout bêtement, sans réfléchir ou approfondir la formule… c’est pas terrible.

Ah, oui, j’oubliais : la romance de Twilight Sparkle avec « le mec qui ressemble à son frère ce qui me questionne un peu mais bon » est chiante au possible. S’ils l’intègrent dans la saison à venir… Je sens que ça va plus être possible (enfin je dis ça, j’ai quand même continué à regarder Korra quand elle s’est mise avec un mec sans aucune personnalité, donc bon).

Shining Armor, le frangin de Twilight Sparkle, et son intérêt amoureux du film en humain ou en poney… AVOUEZ, c’est louche !

Il faut le dire, les designs humains sont plutôt moches. Le combo gros pieds/jambes immenses/buste rikiki/grosse tête qu’on retrouve avec Winx, Monster High et compagnie, je trouve ça laid, mais laid !

Monster High, Winx Club et Equestria Girls… Sérieusement, quel est le fuck avec les grands pieds ? C’est surréaliste là : je fais du 42 mais je suis sûre que je nagerais dans leurs pompes !

Le fait que les personnages aient tous plus ou moins le même corps dans le monde des poneys, ce n’est pas dérangeant, mais en humains, alors qu’elles prêchent la diversité et l’affirmation de soi façon High School Musical, leurs corps identiques m’ont un peu dérangée, je dois l’avouer.

http://www.youtube.com/watch?v=FPguPSQaSUc

« Lalala nous sommes différentes comme le jour l’est de la nuit »… Heu… Non. Vous êtes une attaque de clones.

Les « POUR-QUOI ?! » d’Equestria Girls

POURQUOI ce concept à la con ? Est-ce que la franchise en avait VRAIMENT besoin ?!

Je ne suis pas puriste. Je conçois que l’idée aurait pu être séduisante dans le cadre, par exemple, d’un épisode spécial complètement fou où on aurait carrément poussé le bouchon beaucoup plus loin dans le délire comme la série sait si bien le faire.

On aurait réalisé à la fin que tout ceci n’était qu’un rêve… et même que ça aurait pu s’achever avec un clin d’oeil à Inception et Pinky Pie qui nous fixe, en hurlant : « ELLE TOURNE !! ».

Mais là, on a une espèce de gloubiboulga improbable qui ne s’assume pas et devient aussi fade qu’une série Disney Channel.

Pour finir : POURQUOI Spike est-il un chien ? Non, sérieusement… POURQUOI ?! Spike, c’est pas un chien : c’est un dragon qui rote des parchemins de la princesse Celestia Biiitch ! Tu touches pas à Spike ! OKAY ?!

Cette image me hantera toujours.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Thimine
    Thimine, Le 25 octobre 2013 à 2h02

    J'ai pas compris la ressemblance entre le poney/humain dont Twillight tombe amoureuse et son frère. Du coup je comprends absolument pas ta phrase.
    Enfin bon, sinon moi j'ai bien aimé ce film. Il est frais, bien fait, le design est sympa. J'ai juste eu énormement de mal avec le doublage de Pinkie Pie lors de la chanson à la cantine.

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