Les emplois d’avenir, en place depuis le 1er novembre

Les emplois d'avenir ont été mis en place il y a une dizaine de jours. Leur but est de permettre à certains jeunes de mettre toutes les chances de leur côté pour avoir un bon avenir professionnel.

C’était une des promesses de François Hollande pendant sa campagne : instaurer un système d’emplois d’avenir pour les jeunes qui ont du mal à trouver du travail. Un projet mis en place le 1er novembre dernier. Mais comment fonctionne-t-il ?

Les emplois d’avenir sont une nouvelle sorte de contrat destiné à promouvoir l’embauche des jeunes âgés d’entre 16 et 25 ans qui n’ont soit pas de diplôme, soit un diplôme inférieur au baccalauréat. Mais sous certaines conditions, des individus reconnus comme travailleurs handicapés de moins de 30 ans peuvent également bénéficier de ces contrats particuliers. C’est une sorte de contrat d’insertion qui devra en principe se traduire par un contrat à durée indéterminée, ou en contrat à durée déterminée de 3 ans avec possibilité de renouvellement, généralement à temps plein et payé au moins au SMIC. Comme il l’est précisé sur le site du service public, « le recrutement s’effectue dans des activités présentant un caractère d’utilité sociale ou environnementale ou ayant un fort potentiel de création d’emplois ». Le recours aux emplois d’avenir est encouragé par l’État : la création d’un emploi de ce type est récompensé par une aide de l’État plus ou moins élevée selon le secteur. Ainsi :

  • dans le secteur public et associatif, l’aide financière est de 75% du SMIC,
  • dans le secteur de l’insertion, elle est de 47%,
  • en ce qui concerne les autres secteurs, elle sera de 35%.

En plus d’avoir un emploi, les bénéficiaires du contrat d’avenir sont également (et logiquement) formés sur le tas. À l’issue de leur contrat, tout ce qu’ils ont appris se retrouvent alors récompensé par une attestation de formation, une attestation d’expérience professionnelle ou une validation des acquis de l’expérience. Ce qui devrait leur permettre de rebondir au mieux et de s’assurer un avenir professionnel.

Et toi, tu as déjà pensé à cette option pour toi ou pour ton entourage ? Et plus généralement, y es-tu favorable ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lyncis
    Lyncis, Le 13 novembre 2012 à 15h12

    Sympa, les préjugés de certaines : personne non diplômée = feignasse qui n'a rien glandé à l'école... Avoir un niveau Bac+5 et du mal à trouver un travail ne justifie pas ce mépris, à mes yeux.

    Avez-vous pensé à ceux qui ont fait des études supérieures mais ont raté leurs exams et n'ont donc pas obtenu leurs diplômes ? A ceux qu'on a viré de la filière générale pour les caser dans un BEP qui ne leur plaît même pas, ne les motive pas et n'ont pas réussi à le décrocher ? Ils ne méritent pas un peu d'aide à l'orientation ou à l'embauche, ces gens-là ?

    Il y a des jeunes qui ont essayé mais ont échoué... Et je n'estime pas qu'ils méritent de rester sur le bas-côté. Tout le monde a le droit de s'en sortir et à une seconde chance, mais parfois la motivation seule ne suffit pas et un coup de pouce peut vous aider à vous remmettre sur les rails...

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