La journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe a lieu aujourd’hui. Son but ? Rappeler au grand public de prendre le temps de devenir donneur.
Pour la douzième fois consécutive, c’est la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs. Le but de cette journée est de vulgariser ces deux pratiques qui peuvent sauver des vies, et de rappeler aux citoyens qui souhaitent devenir donneurs après leur mort* de faire part de cette décision à leurs proches.
(*Oui parce que pour certains organes, avant, ça peut picoter.)
Pour aider à la réflexion, certains hôpitaux se sont mobilisés pour informer le public sur le don d’organes et la greffe à l’occasion de cette journée nationale. Un spot télévisé a été réalisé par l’Agence de la Biomédecine pour inciter le public à signaler son choix :
Pour en savoir plus sur le don d’organes post-mortem ou de son vivant (comment signaler qu’on souhaite donner quelques parties de nos corps, quelles sont les réponses aux questions les plus récurrentes qu’on se pose, lire des témoignages…), c’est ici.








Le 22 juin 2012 à 13:28
Malheureusement ça mettrait les équipes médicales dans des situations impossibles. Imagine le scandale que feraient les familles absolument contre le don, en plus de la douleur du deuil… Ce n'est déjà pas facile d'aborder la question avec des gens qui sont pour (parce que tu es encore sous le choc de l'annonce du décès et que ça tombe très vite, comme une confirmation en quelque sorte), alors avec des gens opposés… Il faut admettre qu'on a un entourage qui est concerné, et qu'on ne peut pas non plus accentuer leur peine en les obligeant à aller contre leurs convictions.
Le 22 juin 2012 à 13:28
J'avais vu ce spot à la télé avec mon papa, on s'est regardés et on s'est dit "moi je donne tout."Parce que pour moi, le corps n'est qu'un amas de cellules un fois mort. Je crois que l'esprit meurt à la mort du cerveau. Or pour moi, le corps n'est qu'une enveloppe, un outil dont on a besoin de l'intégrité et sur lequel on a tous les droits, mais qui n'est plus notreaprès notre mort, vu que si on n'a plus d'esprit, on ne peut plus posséder.
Enfin c'est ma vision des choses, et je sais qu'elle n'est pas partagée du tout, et je respecte tout à fait le choix des personnes pour qui le corps a de la valeur une fois mort.
D'ailleurs, pour illustrer ma façon de penser, je trouve que la nécrophilie n'est pas un mal en soi, vu que dans ma façon de penser, le corps mort n'est pas important, donc le gars qui veut se taper un mort, ne fait de mal à personne (après, on peut discuter de la notion de perversité, mais c'est une autre question). Mais je sais que BEAUCOUP de personnes veulent qu'on respecte leur corps après leur mort. Et comme chacun a tous les droits sur son corps (enfin il y a aussi la question délicate de la femme enceinte, mais c'est encore une autre question), je comprend entièrement que la nécrophilie soit considérée comme un crime à égalité avec un viol.
Tu veux bien expliquer pourquoi ? Ca m'interesse.
Le 22 juin 2012 à 13:34
D'accord, merci
Mais.. je ne trouve pas très "normal" que ce soit la famille qui doit donner son avis C'est un choix plutôt personnel. Bon même si je ne pense pas que les gens, tout en sachant que la personne décédé était pour, diraient non.
Le 22 juin 2012 à 13:42
Certes, mais ce problème se pose pour les personnes qui donnent leur corps à la science où les familles n'ont rien à dire (fin si elles peuvent râler mais pas empêcher).
Ce registre serait pour ceux qui sont sûrs et qui ont préparé leur famille (pas juste dit entre le fromage et le dessert), comme le font je suppose ceux qui donnent leurs corps à la science.
Le 22 juin 2012 à 14:18
Effectivement, j'irai voir pour signaler cela Je ne savais pas si cela se faisait ou pas. ^^ Moi aussi je tiens à avoir la tête remplie. Peut être parce que je considère que toute "l'âme" et la conscience d'une personne se situe à l'intérieur.
Pour le don de Moelle, j'ai déjà passé la première étape entretien+prise de sang pour établir mon "profil". Là, j'attends de pouvoir aider quelqu'un (ce qui peut être très très long ou ne jamais arriver)
Le 22 juin 2012 à 15:14
Je donnais pas mon sang parce que j'ai la phobie des aiguilles, mais j'avais braillé sur tout les toits que si il m'arrivait quelque chose fallait pas hésiter à se servir…..et là paf ! J'apprends que le problème de thyroïde dont je souffre depuis l'âge de 15 ans est en réalité une maladie auto-immune de la thyroïde (thyroïdite d'Hashimoto)….et que je suis donc exclue à vie de toute forme de dons !J'étais hyper vexée, surtout que je venais juste de…recevoir ma carte de donneur d'organes
Enfin bref, c'est super important quel que soit notre âge et celui de nos proches, même si c'est pas un sujet très facile à aborder, ça sauve des vies !
Le 22 juin 2012 à 16:17
Je donne tout. Enfin, après ma mort hein, tant que je suis vivante je donne mon sang/plasma, mais après ma mort ils peuvent tout prendre. Et ce qui ne sert à personne ils pourront le garder pour les étudiants en médecine/des expériences/whatever. J'en aurais plus besoin de toute façonLe 22 juin 2012 à 16:26
J'ai toujours été pour le don, je considère que si je meurs, j'aurai plus besoin de mon corps, autant que ça serve :3Je donne mon sang depuis mes 18 ans, mais j'ai une contre indication pour le don de plasma, c'est la lose (parce que de base, je suis difficile à piquer)
C'est un geste évident pour moi.
Par contre, on en discute parfois au boulot et j'ai du mal à comprendre certaines personnes qui refusent de donner des organes à leur mort, mais dans le cas où ça serait elles qui en auraient besoin, elles accepteraient d'en recevoir…
Le 22 juin 2012 à 17:22
Les deux sont complètement différents, tu peux vouloir donner tes organes et ton corps à la science, mais ce sont deux démarches différentes à faire (encore pour les organes t'as même pas besoin de papier, seul ta famille doit savoir ton choix), mais pour la science il faut que tu remplisses des papiers et que tu portes constamment sur toi la carte du don pour la science. Si tu ne fais pas cette démarche on te rendra à ta famille après avoir prélever tes organes.
Mais après est-ce que les deux sont compatible, je ne suis pas sure, ça ne sert à rien de disséquer un corps où il manque des trucs..
Le 22 juin 2012 à 19:31
En fait, on peut donner ses organes utilisables, et ceux qui sont en mauvais état peuvent être utilisés "pour la science", je sais plus exactement pour quoi mais il me semble que justement on peu cumuler les deux