Trois détails qui m’aident à trouver qu’un film est bon

Pour trouver un film bon, SPP a des critères bien précis dont elle vous fait part.

Trois détails qui m’aident à trouver qu’un film est bon

Quand je vais dépenser une dizaine d’euros pour aller voir un film au cinéma, j’aime qu’il soit bon. Je me fie alors aux critiques que je peux trouver çà et là sur internet avant. Le problème, c’est que je n’ai pas le même avis que tout le monde, que les goûts les couleurs divergent selon les personnes et qu’un film qui a une note de 4,5/5 sur Allociné pourrait éventuellement décrocher la note de 0,01 dans mon coeur d’apprentie cinéphile.

Pour qu'aller au cinéma soit toujours un moment d'extase.

Dans une démarche on ne peut plus subjective, j’ai voulu lister trois des détails qui m’assurent que je suis en train de regarder un bon film.

Un bon pas trop mauvais acteur bien pas trop mal dirigé

Qui y a-t-il de pire qu’un acteur qui a appris à jouer la comédie en regardant Plus Belle La Vie ? Un réalisateur qui a appris à faire des films en regardant Plus Belle La Vie. Quand les deux se rencontrent, vous pouvez être sûres que vous allez passer un des moments les plus moisis de votre vie (pire encore que la fois où vous vous êtes coincée le pubis dans la braguette de jean parce que vous vouliez voir ce que ça faisait de sortir sans culotte).

La spectatrice que je suis peux facilement pardonner une scène mal jouée : après tout, peut-être qu’ils étaient malades, peut-être qu’ils avaient bu un verre de cidre alors qu’ils étaient à jeun depuis 3 jours, peut-être que les acteurs étaient sur le point d’éternuer et pensaient qu’on allait leur faire refaire la scène sauf que le réalisateur était déconcentré parce qu’on lui montrait une vidéo de chaton et a trouvé leur jeu formidable. Ce que je ne supporte pas, en revanche, ce sont les tics récalcitrants, les bouches entrouvertes pendant tout un film ou encore les cils qu’on bat frénétiquement pour signifier la surprise. Dans ces cas précis, j’ai tendance à vouloir prendre le réalisateur/la réalisatrice par l’étiquette du caleçon pour l’agresser verbalement :

« Ton acteur là, il fait de l’étron. Bouge-toi le fion ou je prends en otage ton gaufrier Vuitton. »

"Ouh lala mais je suis tellement interloquée"

En ce sens, un film avec des acteurs « seulement » convenables est en bonne passe de me plaire. Ce qui est le cas de la plupart des films qui ne comptent pas Sandra Bullock ou Chuck Norris.

Si je n’ai pas envie de manger

Une bonne façon de me rendre compte que le film que je suis en train de regarder est bon est de me demander si j’ai envie de manger quelque chose ou pas. C’est tout con : comme beaucoup, j’ai tendance à avoir l’impression d’avoir faim quand je m’ennuie profondément.

MANGER MANGER MANGER

En revanche, parfois, j’ai envie de manger pendant un film tout simplement parce que j’ai faim, ou encore parce que ce que les personnages sont en train de déguster à l’écran me fait terriblement envie. C’est donc à moi d’écouter mon estomac me parler à l’oreille pour décider si j’ai faim par ennui, par faim ou par envie. C’est complexe, mais on s’y fait. J’ai personnellement établi une sorte d’échelle tout à fait subjective avec un niveau de 1 à 10 sur l’envie de manger sans faim :

  • Au niveau 1, on trouve par exemple Die Hard 3, avec Bruce Willis qui a des problèmes de couple. Un film qui m’a tellement divertie que j’en ai oublié que j’avais envie d’aller aux toilettes,
  • Au niveau 5, on trouve entre autres Die Hard 4, avec Bruce Willis qui a des problèmes de couple et qui défonce un hélicoptère avec une voiture. J’ai mangé un petit paquet de chips,
  • Au niveau 9, on trouve n’importe quel film de Christophe Honoré et Conan. J’ai défoncé un petit paquet de chips et un format économique de Carambar,
  • Au niveau 10, on trouve Shaolin Soccer : décuplé par l’amusement des autres qui pleuraient de rire, mon ennui fut total. J’ai fait la fête à la tartiflette et aux ours en chocolat.

De la musique qui va bien

À moins de faire dans l’absurde, il est de bon ton de choisir une chanson qui colle un peu à la situation. En ce sens, il est généralement déconseillé de caler un bon petit Bernard Menez sur une déclaration d’amour, du Céline Dion sur un meurtre ou du David Guetta dans une scène de frotti-frotta entre deux corps séparés par une petite membrane de latex.

La bande-son d’un film est particulièrement importante pour moi : il faut qu’elle aille dans le sens des scènes à l’écran afin de décupler ce que je ressens (si je ressens un truc, du moins. Si je m’ennuie complètement et que j’ai les mains grasses à force de les plonger dans mon paquet de chips au cheeseburger, un bon morceau ne suffira pas à me réveiller les tripes, c’est peine perdue). J’aime encore plus quand elle crée un décalage ambitieux entre le son et l’image, mais il faut être super pointilleux et super bien entouré. Un peu comme Tarantino, qui ne figure pourtant pas dans le top 10 de mes réalisateurs préférés et dont je regarde les films pour la bande-son plus que pour ses qualités scénaristiques.

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Vous conviendrez donc que je suis bien loin d’être la spectatrice la plus exigeante du monde. Et pourtant, incroyable mais vrai, il m’arrive plus souvent de trouver qu’un film est mauvais que de le trouver bon. Tout fout le camp mes enfants. Tout fout le camp. Et trois fois sur quatre, quand je sors du cinéma, je suis tellement déçue que je me dis qu’il s’agissait là de la dernière séance à laquelle j’assistais.

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Et vous, quels sont les petits détails qui font qu’un film trouve grâce à vos yeux ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Jenkins
    Jenkins, Le 31 juillet 2012 à 19h00

    Et on se demande comment elle a trouvé tdkr à chier..
    ( pas frapper, humour )

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