Ces contes traumatisants de nos enfances

Les contes ont bercé notre enfance. Pourtant, certains d'entre eux sont particulièrement effrayants. Retour sur quelques-uns des plus traumatisants...

Ces contes traumatisants de nos enfances

Il y a peu, j’ai voulu jouer les soeurs modèles en lisant une histoire à mon petit frère à l’heure du coucher – bien mal m’en a pris. Truffés de monstres ignobles, cruels ou pervers en diable, les contes pour enfants sont atrocement flippants. Si ces derniers n’ont nullement impressionné mon petit frère, habitué à dégommer moult Pokémon sur sa fidèle DS, ils m’ont causé quelques cauchemars bien sentis. Pour ne pas rester seule dans ma hantise des contes pour enfants, j’ai décidé de partager avec vous les plus traumatisants – ne me remerciez pas, c’est cadeau.

Le vilain petit canard, par Hans Christian Andersen

Tout commence mal pour le petit canard : alors que ses frères et soeurs sont d’adorables petits canetons, il est gros et gris. Martyrisé par sa fratrie, qui lui souhaite de se faire bouffer par un chat*, il se sauve. C’est alors qu’il est pris en charge par deux oiseaux migrateurs, qui, manque de chance, se font abattre sous ses yeux par des chasseurs.

Notre pauvre vilain petit canard, qui a du être Justin Bieber dans une vie antérieure pour avoir un karma aussi putrescent, doit alors affronter un hiver particulièrement froid : de jour en jour, le trou dans lequel il vit gèle et se resserre sur lui. Une nuit, épuisé, il est pris dans la glace. Alors qu’il est à l’article de la mort, un paysan le libère et l’amène à ses enfants, qui le font légèrement flipper. Après tant de souffrances, il réalise ENFIN qu’il appartient à la race des cygnes et non à celle des canards, et passe une vie heureuse à barboter dans l’eau croupie de quelque jardin public. La lose, donc.

*Un bon psy y verrait bien des choses.

Avec une tête comme ça, aussi…

La petite fille aux allumettes, par Hans Christian Andersen

La première fois que j’ai lu ce conte, j’ai pleuré. La deuxième fois aussi. Aujourd’hui encore, je fuis à sa simple mention. Et pour cause : la veille du Nouvel An, par une nuit noire et neigeuse, une petite vendeuse d’allumette erre PIEDS NUS dans une ville. Il ne lui reste plus que trois allumettes.

Lorsqu’elle craque la première, elle voit un bon poêle CHAUD, qui disparaît dès que la flamme est éteinte. La seconde allumette lui apporte le mirage d’un repas de fêtes, la troisième celui d’enfants qui courent autour d’un arbre de Noël. Ensuite, la petite fille voit apparaître feu sa grand-mère, seule personne qui a apporté un peu de bonheur dans sa misérable existence. Et hop-là, cette dernière l’embarque au paradis, et les passants retrouvent son cadavre glacé sur le trottoir au petit matin.

Vingt ans de psychanalyse seront indispensables à tous les lecteurs de ce conte pour s’en remettre. MERCI ANDERSEN.

Peau d’âne, de Charles Perrault

Tout commence – comme souvent – avec la mort de la femme du roi. Alors que cette dernière est sur le point de rejoindre Georges Moustaki au paradis, elle fait à son mari quelques recommandations d’usage. Mais au lieu de lui livrer quelques conseils raisonnables (tire la chasse, n’oublie pas d’éteindre les lumières quand tu sors d’une pièce, pour faire cuire des pâtes, il faut de l’eau…), elle trouve beaucoup plus funky de lui dire quelque chose comme « Mon Jean-Jacques, ne te remarie qu’avec une femme plus belle que moi ». 

Or, la seule prétendante pouvant prétendre à ce titre est… la fille du roi. C’est ballot, non ? Du coup, la pauvre Peau d’Âne va devoir élaborer moult stratagèmes pour échapper à une union avec son père (essayer trois robes, tuer un âne, etc.). Le roi étant du genre obstiné, rien n’y fait : elle doit fuir avec une peau d’âne sur le dos, loin des vertes contrées de son royaume. Le tout se termine bien, mais tout de même.

Peau d’Âne a une vie pourrie, mais son couvre-chef a le swag.

Barbe-Bleue, de Charles Perrault

Barbe-Bleue est riche, puissant, et sa barbe a la couleur du saphir. Il s’est déjà marié six fois, mais personne ne sait ce que ses épouses sont devenues (personnellement, je me serais méfiée, mais bon). À l’issue de son septième mariage, il part pour un long voyage et fait jurer à sa nouvelle épouse de ne jamais ouvrir la porte du cabinet du bas, faute de quoi son ire sera terrible.

Comme elle est du genre fouine, madame Barbe-Bleue décide d’outrepasser la consigne de son mari et découvre dans le cabinet les cadavres sanguinolents des 6 précédentes épouses. Court-elle, pleure-t-elle, va-t-elle chercher du secours ? Que nenni. Elle reste plantée là, son mari rentre, s’aperçoit de sa traîtrise et décide de lui faire rejoindre ses autres épouses pour lui donner une bonne leçon. Heureusement, Madame Barbe-Bleue sera sauvée juste à temps par son frère qui passait là par hasard.

 Kikoo, tu veux voir ma clé ?

Et toi, quels sont les contes qui t’ont causé le plus de sueurs froides au cours de ton enfance ? Raconte-nous tout.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 41 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Kaindaty
    Kaindaty, Le 29 avril 2014 à 16h53

    La petite fille aux allumettes et Barbe bleu, de vrais traumatismes ...
    J'ajouterais l'histoire du petit soldat de plomb amoureux d'une ballerine (un jouet elle aussi), qui se font séparer puis après avoir vécu moultes péripéties notre petit soldat retrouve enfin son amour pour finir tout deux brûlé dans un joyeux feu de cheminé. Mmmh Roméo et Juliette version Toy Story ! -Encore un conte de cher Hans Christian Andersen, source de cauchemars de tellement d'enfants-

Lire l'intégralité des 41 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)