Maureen Wingrove (Diglee) parle de sa quête du naturel dans Cher Corps !

Diglee, de son vrai nom Maureen Wingrove, raconte comment elle a arrêté de s'épiler et de se maquiller dans un Cher Corps touchant, avec une conclusion toute en sagesse !

Maureen Wingrove (Diglee) parle de sa quête du naturel dans Cher Corps !

C’est l’illustratrice Diglee, aka Maureen Wingrove, qui se livre dans ce dernier épisode de la série Cher Corps, réalisée par Léa Bordier.

Même si elle avoue avoir de mauvais jours pendant lesquels elle est encore très dure avec son apparence, Maureen souligne que sa vision de la beauté a complètement changé depuis ses années collège !

A 30 ans, Maureen ressent aujourd’hui beaucoup d’apaisement et revient avec humour sur les complexes qui lui ont le plus pris la tête et la manière dont elle s’en est débarrassée.

Et si prendre soin de soi, c’était parfois se foutre la paix ?

Arrêter de s’épiler pour commencer à prendre soin de soi

L’idée peut paraître paradoxale. Comme le souligne Maureen, le marketing et la publicité associent l’épilation féminine à l’idée de prendre soin de soi.

Pour Diglee les poils étaient quelque chose de monstrueux, qu’elle s’était donné pour mission d’éradiquer dès sa puberté. Elle confie à quel point ce qu’elle estime être son pire complexe a pu l’obséder.

« Je pensais jour et nuit au fait ne pas être assez bien épilée, de devoir cacher mes petits boutons de rasage, les poils incarnés…»

Maureen partage notamment le désarroi qu’elle a pu ressentir face aux réponses vagues de sa mère lorsqu’elle l’interrogeait à ce sujet.

Le malaise persiste jusqu’à ce son mec lui propose un défi : ni lui, ni elle ne devront toucher à leurs poils pendant le mois à venir. Maureen accepte le challenge, teste jusqu’où ses poils peuvent aller… et c’est une découverte !

Alors qu’elle pensait se négliger en arrêtant de lutter contre ses poils, la jeune femme découvre que cela lui a au contraire permis de prendre soin de sa peau ultra-sensible agressée par le rasage.

Deux ans plus tard, elle a pris beaucoup de recul sur les injonctions sociales liées à l’épilation, et c’est très drôle :

« Les gens se permettent de dire des choses sur les poils qu’ils ne se permettrait jamais de dire sur un physique ou une coupe de cheveux, une morphologie…

On ne dirait pas à quelqu’un : ta coupe de cheveux est dégueulasse, moi ça me dégoûte ! »

Ne plus se maquiller et s’accepter au naturel

À la base de la démarche de Maureen autour de l’épilation et du maquillage, il y avait une envie :

« J’ai voulu me délester de tous les gestes que je faisais parce que j’étais une femme.»

La jeune femme décrit son rapport au maquillage et sa transition vers le no make up qui s’est faite en douceur et non sans quelques difficultés.

Elle raconte par exemple se sentir « comme une pouilleuse » et avoir l’impression de manquer de respecter aux gens en se promenant au naturel dans les rayons du très chic Printemps à Lyon.

Diglee livre les réflexions très rationnelles qui l’ont menée à se détacher de la cosmétique :

« Pourquoi mon visage nu serait horrible, alors que le visage nu de mon compagnon est très bien ? »

S’accepter tel qu’on est, c’est un état d’esprit !

En conclusion, Diglee suggère que PEUT-ÊTRE notre rapport à nous-même et aux autres pourrait reposer sur autre chose que le physique.

Elle nous invite à nous relier aux gens avec bienveillance et à tourner notre regard sur toutes les autres choses merveilleuses que l’on peut offrir au monde, en dehors de notre corps et de notre apparence.

Je retiendrai cette citation d’Andy Warhol qui nous montre une fois de plus à quel point nos pensées influencent notre vie :

« La beauté, c’est juste se sentir beau »

Merci Diglee ♥

À lire aussi : Et si on laissait les femmes se maquiller (ou non) sans faire de commentaire ?

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QueenCamille


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Commentaires
  • Roughie
    Roughie, Le 19 février 2018 à 17h32

    Tiens j'en profite pour dire que la première fois qu'à la piscine je me suis rendue compte que plusieurs femmes ne s'épilaient pas ça m'a bien calmée aussi. Maintenant je ne m'épile plus pour la piscine. (et surprise, personne ne m'a jetée des pierres ou dévisagée) :fleur: (et puis quand on y va souvent c'est vrai qu'on a pas que ça à foutre)

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