Une nouvelle campagne pour l’égalité hommes/femmes

Le Laboratoire pour l'Egalité lance aujourd'hui une nouvelle campagne, drôle mais néanmoins percutante, pour l'égalité hommes/femmes.

Une nouvelle campagne pour l’égalité hommes/femmes

C’est aujourd’hui qu’est lancée une nouvelle campagne choc pour l’égalité entre hommes et femmes. L’une de ses affiches, ciblant l’inégalité entre les sexes au travail, montre des hommes assis sur leurs collègues de sexe féminin avec pour slogan « Quelle place sommes-nous prêts à laisser aux femmes ? » ou encore « Les femmes, on continue à s’asseoir dessus ou on change pour de bon ? » Cette vidéo ci-dessous sera également diffusée à la télévision, au cinéma et sur internet.

Lancée par le Laboratoire pour l’Egalité, cette nouvelle campagne a pour but de sensibiliser les Français à l’égalité hommes/femmes et de leur démontrer que les femmes sont « actuellement invisibles dans la société ». En outre, à 109 jours du second tour de l’élection présidentielle, le Laboratoire pour l’Egalité souhaite, à travers ses différents visuels, promouvoir son pacte pour l’égalité qui comprend 20 propositions à l’attention des candidats en course pour l’Elysée ; en introduction de ce pacte, l’association rappelle que, selon un sondage réalisé par Mediaprism Group, 7 français sur 10 souhaitent que la question de l’égalité entre les hommes et les femmes soit « au coeur du débat présidentiel ». Je sais pas pour vous, mais moi, ce constat me met en joie.

Les 20 propositions – que tu peux lire en suivant ce lien – faites par l’association sont réparties entre 4 grands axes :

  • Parité et accès des femmes aux responsabilités
  • Egalité salariale et lutte contre la précarité
  • Conciliation des temps de vie et implication des hommes
  • Partage d’une culture de l’égalité

Fondé en 2010, le Laboratoire pour l’Egalité compte 700 membres, de sexe féminin comme de sexe masculin. La fondatrice de l’association, Olga Trostiansky, expliquait hier la raison de ce rassemblement autour de l’égalité des sexes au Nouvel Observateur :

L’Assemblée Nationale est encore masculine à 82%, les salaires des hommes sont supérieurs de 27% à ceux des femmes (17% si on enlève le temps partiel), les femmes consacrent une heure de plus par jour aux activités domestiques et les stéréotypes perdurent.

Le Nouvel Obs, reprenant également un sondage Mediaprism Group, nous apprend qu’« une grosse majorité des Français (84%) reconnait véhiculer malgré elle des stéréotypes sexistes ». Si, comme le dit le dicton, faute avouée à moitié pardonnée, ce résultat nous prouve qu’il reste encore un gros travail à faire pour pouvoir atteindre l’égalité des sexes. Ce sondage est néanmoins extrêmement positif : il n’y a qu’en reconnaissant ses propres erreurs sur un sujet précis que l’on accepte de s’améliorer à ce propos.

Quoiqu’il en soit, en voyant ces affiches montrant des hommes assis sur des femmes, je me suis inconsciemment mise à la recherche de quelques commentaires sexistes dans les articles qui parlaient de cette nouvelle campagne. J’ai mis moins de trois minutes à trouver presque mot pour mot la réaction d’internaute que je craignais lire :

Dans l'mille Emile !

Drôle, cynique et légèrement cruelle, il va sans dire que cette campagne du Laboratoire pour l’Egalité risque de faire son petit effet sur la toile et dans les esprits. Si tu souhaites soutenir l’initiative et l’association, tu peux aller signer son pacte ici-même.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lisoren
    Lisoren, Le 21 janvier 2012 à 23h37

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    Le problème, ce ne serait pas surtout qu'elles soient obligées de choisir entre les deux?
    Ce serait bien que l'occasion soit donnée (aux hommes comme aux femmes) de concilier vie de famille et vie professionnelle. Trop souvent, les femmes sont obligées de faire un choix entre le travail et les enfants, ou au moins elles doivent délayer leur désir d'avoir des enfants.
    Oui c'est ce que je voulais dire. Le problème n'est pas qu'elles choisissent la vie familiale. Je n'ai pas été assez rigoureuse dans mes explications.

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