Call Me By Your Name, une histoire d’amour brûlante qui a bouleversé mon hiver

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Elio n'oubliera jamais Oliver. Et Kalindi n'oubliera jamais Call Me By Your Name, son coup de coeur cinéma du mois. L'histoire de deux hommes qui s'aiment furieusement le temps d'un été, sous le soleil brûlant de l'Italie du nord.

Call Me By Your Name, une histoire d’amour brûlante qui a bouleversé mon hiver

Paris s’habille de bleu.

Partout dans le métro, sur les kiosques à journaux, sur les bus, deux hommes regardent le ciel, la tête de l’un posée sur l’épaule de l’autre.

L’affiche de Call Me By Your Name interpelle. Du bleu vif, des visages sereins, une typo jaune qui inscrit le titre dans le ciel et le fait rayonner comme un soleil.

Sous cette belle étoile de jour, deux hommes ont l’air de s’aimer.

Je suis passée devant ces affiches chaque matin, en fantasmant cette idylle. À quoi ressemblerait-elle ?

Et j’ai enfin vu Call Me By Your Name .

Call Me By Your Name, de quoi ça parle ?

Italie. Été 1983.

Un jeune homme passe ses journées dans la demeure familiale, sorte de villa du XVIIème siècle perdue dans les pins parasols.

Elio Perlman a 17 ans et aime lire, flirter avec son amie Marzia, écouter et jouer de la musique classique. Elio a les boucles romantiques et chez lui, on parle anglais, italien et français.

Fils d’un professeur de culture gréco-romaine, et d’une éminente traductrice, il a reçu une très bonne éducation et dispose d’une grande culture générale.

Autant d’atouts qui font de lui un garçon charmant, et surtout très mûr pour son âge.

Un jour, Oliver, un Américain aux qualités physiques indéniables, vient travailler auprès du père d’Elio pour préparer son doctorat.

Entre les deux corps réchauffés par le soleil sec de l’Italie, le désir monte…

Call Me By Your Name , l’amour en Italie

Il faut peu de temps aux deux hommes pour se montrer des signes d’intérêt mutuel. Leurs échanges ne tiennent parfois qu’à un frôlement de main, ou à un regard. Mais ils le savent : l’amour est en train de naître.

Elio cherche à passer toujours plus de temps avec Oliver.

L’été s’écoule, et les deux hommes se rapprochent, finissant par expérimenter l’amour physique tous les deux.

Call Me By Your Name est un récit initiatique né de la plume de James Ivory (Chambre avec vue) et Luca Guadagnino (A Bigger Splash).

Une sorte de Première Éducation sentimentale, à la Flaubert, tellement brûlante que les draps s’en souviennent (sorry).

Oliver et Elio vont s’aimer partout et tout le temps, sans se poser beaucoup de questions. Ils se cachent sans se cacher.

Peu semble compter la potentielle découverte de leur idylle par les parents d’Elio, qui pourraient pourtant porter un regard négatif sur cette histoire, à cause de la différence d’âge entre les deux hommes.

Rien n’importe finalement, que leurs étreintes brûlantes.

Avec la découverte du corps d’Oliver, Elio s’intéresse toujours plus au sien. Il essaye d’assouvir ses envies ardentes comme il peut.

Le jeune garçon se masturbe même à l’aide d’un brugnon, dont il prend d’abord soin de caresser la naissance de la tige. Une action suggestive, qui marque le désir du jeune homme de bien faire avec son partenaire.

Érotique, Call Me By Your Name  l’est du début à la fin. Un érotisme communicatif, qui donne envie de caresses et de chaleur.

Tout, dans le traitement de la romance, force l’identification. Enfin moi, je me suis identifiée à Elio à 200 pour cent. Ok, j’ai 25 ans, mais je suis encore très jeune devant l’amour et ses enjeux.

Cœur d’artichaut devant l’éternel, je pourrais m’amouracher d’une meule de foin.

Alors il ne m’a fallu que quelques minutes pour m’inviter dans la romance d’Elio et d’Oliver. Sur l’écran de mon imaginaire, nous étions trois à nous enlacer.

Grâce à Call Me By Your Name , j’ai passé le plus beau des étés en Italie.

Call Me By Your Name, un casting juste

Timothée Chalamet (déjà nommé pour le Golden Globe et en lice pour l’Oscar du meilleur acteur), tout le monde l’appelle désormais par son nom.

L’interprète d’Elio, jeune homme de 22 ans inconnu au bataillon il y a encore quelques mois a vu sa côte de popularité exploser d’un coup. Il est cette semaine à l’affiche de deux films qui concourront aux Oscars : Lady Bird et bien sûr Call Me By Your Name .

Très juste dans un rôle comme dans l’autre, l’acteur brille par son interprétation réservée, presque inquiète.

À la toute fin de Call Me By Your Name  (ça ne te spoile rien, ne t’inquiète pas), Timothée regarde de ses yeux mélancoliques la caméra. Ses boucles lâches encadrent son regard mouillé. Un moment de cinéma sincère, qui met un point final à l’histoire du film.

Armie Hammer, qui campe quant à lui Oliver, est parfait. Spontané et charismatique, il m’a séduite rapidement.

Connu pour ses rôles dans Nocturnal Animals et The Birth of a Nation, il est ici plutôt loin de ce qu’il fait d’habitude. En se livrant corps et âme (mais surtout corps) à la caméra parfois impudique de Luca Guadagnino, son visage et ses gestes prennent une plus belle ampleur. 

Même les personnages secondaires sont superbes. Les parents sont ceux dont tout le monde rêve : instruits et tolérants. Marzia est l’amie parfaite. Elle reste toujours, même quand elle se sent moins aimée.

Bref, le casting est un sans faute.

Call Me By Your Name, une esthétique qui sert le propos

Outre la performance des acteurs et l’intrigue, ce qui marque c’est la réalisation de Luca Guadagnino.

Le cinéaste, soucieux de rendre son travail le plus solaire possible, a préféré le 35 mm au numérique. Ce qui réchauffe chacune de ses images.

Tous les visages baignent perpétuellement dans la lumière franche de l’été. Seuls les canapés et les meubles anciens apportent un peu d’ombre à ce décor brûlant, qui invite à l’amour et à la sieste.

Guadagnino soigne chacun des éléments qui composent son cadre. Jusqu’aux tenues des personnages. Elio porte des T-shirts à l’effigie des Talking Heads, des shorts colorés, des débardeurs à rayures.

Parfois il trimballe son walk-man d’un canapé fatigué à un matelas défraîchi. Tout semble avoir une histoire, dans cette maison où naît l’amour. Une histoire peut-être semblable à celle d’Oliver et Elio.

Dans chacune des assises recouvertes d’Indiennes, se cache un peu de leurs souvenirs. Le souvenir humide de cet été chaud, inoubliable…

À lire aussi : Seule la Terre, un film superbe entre désir et sensualité sur fond de paysages désolés

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Commentaires
  • Dianeart
    Dianeart, Le 5 mars 2018 à 17h00

    Je l'ai vu hier soir au ciné je le conseille a tout le monde !! superbe au niveau de la réalisation et de la couleur
    mais aussi au niveau de l'histoire
    bref a voir absolument !!!

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