Baromètres IPSOS : les jeunes ont le moral dans le slibard

Pondu par Fab le 20 septembre 2010     

Le baromètre Ipsos pour le Secours Populaire est sorti ce lundi et c’est pas joyeux-joyeux si on en croit la dépêche AFP dont voici un extrait :

PARIS — Un jeune sur deux se dit angoissé et plus d’un sur trois en colère quand il pense à son avenir, selon le baromètre annuel Ipsos pour le Secours populaire publié lundi, qui traduit également une crainte de la pauvreté présente dans l’ensemble de la population.

« Particulièrement touchés par la crise, les jeunes adultes ne sont pas épargnés par la crainte de la précarité, bien au contraire: un jeune sur deux (50%) se dit angoissé et un sur trois (38%) en colère lorsqu’il pense à sa situation actuelle et à son avenir », commentent les auteurs du sondage.

« Désabusés, peinant à se projeter dans l’avenir, beaucoup considèrent que les études et les efforts ne paient plus », est-il ajouté.

Ainsi, 70% des jeunes interrogés estiment que la société ne leur accorde pas une place assez importante et un sur deux (50%) doute que les études garantissent une insertion plus facile dans le monde du travail.

La nouvelle génération a le sentiment de devoir fournir plus d’efforts, obtenir plus de diplômes, avec des perspectives d’avenir moins fortes qu’avant.

Donc voilà, c’est pas nouveau, le jeune se sent généralement lésé mais 70%, ça fait un gros gros paquet de jeunes, tout de même. Sans tomber dans le classique « f’est la faute à la fofiété », peut-être pourrions-nous, sur madmoiZelle

  • contribuer au débat en trouvant des causes à cette perdition du jeune
  • proposer des solutions pour que le jeune se sente mieux intégré à la société (propositions qui, avec un peu de chance, seront reprises par les jeunes UMP et Benjamin Lancar, big up !)

Ça vous a plu ? Faites tourner !

55 BIG UP

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Les 9 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. shoesaddictshoesaddict

    Le 20 septembre 2010 à 16:06

    Bon je ne veux pas faire ma rabat joie mais si "les jeunes" l'ouvraient un peu plus ça aiderait certainement à changer beaucoup de choses… C'est bien beau de se plaindre, d'avoir peur mais il faut aussi agir !!!

    Je ne suis pas là pour faire ma moralisatrice ou pour voir dire de vous engagez dans un parti politique. Je suis là pour constater.

    Rien ne changera si les jeunes subissent et ça me rend malade de les voir si "amorphes" après tous les combats que nos parents et grand parents ont mené. Il ne faut pas oublier qu'ils se sont battus pour qu'aujourd'hui nous ayons le droit de nous exprimer et de donner notre opinion. Nous avons la chance d'avoir un système comme le notre ne l'oublions pas et exploitons-le (dans le bon sens bien sur :))

    Quand je vais au manif, la moyenne d'âge est de plus en plus à la hausse ce qui témoigne du désintérêt de la jeunesse pour certains problèmes de société. Quand j'ai le "plaisir" de voir "la jeunesse française" c'est une bouteille de cristalline avec du mélange vodka-orange à l'intérieur parce que "c'est cool les manifs, on boit et on va pas en cours"… :eh: Ce manque de civisme me rend malade mais à quoi bon "de toutes façons ça sert à quoi de s'exprimer personne n'écoute"… c'est sûr que si chacun se dit ça on n'ira pas loin!!!!!!!

    Enfin bref, je suis désolée si ce coup de gueule dérange mais je trouve ça bien beau de dire qu'on a peur ou qu'on n'a pas le moral si on ne fait rien pour changer la situation.

    Ma grand mère me disait toujours : "si t'es pas contente ça ne tiens qu'à toi de changer les choses, alors sort toi les doigts du c**" je pense que ma petite mémé avait tout compris:D
  2. AkelaAkela

    Le 20 septembre 2010 à 16:10

    Tiens justement je lisais ce petit article il y a 5 mn :
    Chômage des jeunes : ingénieure bac+5, je bosse chez McDo | Eco89
    (Bon pour ceux qui veulent pas lire, il s'agit d'une personne qui ne trouve pas de travail malgré son bac + 5, plus banal tu meurs)
    Mais c'est ça le problème, c'est que cette histoire est incroyablement banale.

    Même si on a du travail en France, on n'a pas forcément les moyens de bien vivre. Les prix à Paris sont totalement délirants. C'est ça que je trouvais particulièrement déprimant quand j'étais étudiante. La perspective de me retrouver dans un studio malgré un emploi à temps plein, c'était pas possible. (j'me suis cassée dans un autre pays finalement).
    Les jeunes (diplômés ou pas) ne sont pas facilement employés en France. Or l'intégration dans la société passe par le travail. Embauchez des jeunes ! Ils ne mordent pas !
  3. NatachaNatacha

    Le 20 septembre 2010 à 16:54

    Merde alors, suis-encore ado ? Non, ça correspond à quelle tranche d'âge "les jeunes"?

    Mais c'est vrai que l'avenir fout un peu les chocottes quand même,
    un poil de syndrome de Peter Pan dans les veines quoi, être jeune quelle insouciance …

    Non, mais on en discutait avec une amie, du "après la fac, je sais pas ce que je vais faire", moi perso, il me reste un an de BTS com visuelle (en espérant l'avoir) et après une licence ? Quand je vois certains qui partent à 20 ans paf, paf graphiste indépendant, je me sens perdue…
    Se retrouver face au monde cruel du travail !

    Allez, je finis mon rapport de stage, afin de prouver que je suis un peu mature quand même ! …………….. zou !
  4. Van KasteelVan Kasteel

    Le 20 septembre 2010 à 17:23

    Je me reconnais totalement dans ce profil.

    Premièrement, les études. Je ne sais pas vous, mais quand je me renseigne sur des études (en fac plus particulièrement), j'ai l'impression que celles qui mènent "à quelque chose" hormis le professorat sont extrêmement rares. On se retrouve dans deux cas : soit on nous dit clairement que la sortie est "bouchée" et qu'il faudra penser à tenter des "concours" (lesquels ? Vous pouvez toujours vous gratter pour connaitre ceux qui vous sont vraiment approprié…), soit on vous fait miroiter des métiers cools mais qui sont inaccessibles ou alors totalement en dehors de la réalité du terrain.
    Par exemple, regardez sur les sites d'orientations le nombre de filières qui peuvent débouchés sur le [roulement de tambours] Journalisme. Un sacré paquet. Sauf qu'on ne vous dit que les études littéraires ne sont franchement pas ce qu'il y a de plus apprécié, que vous serez bien moins apprécié que les étudiants en droit, en éco, et pire en sciences po et en étudiants en commerces. Yippi ! Et on ne vous dit pas non plus qu'une grande partie sont de simple pigiste, ni qu'on l'a parfois aucune liberté en écriture. Yippi !
    C'est triste à dire, mais j'ai l'impression qu'il faut faire une école d'ingé ou une école de commerce pour pouvoir avoir confiance en son avenir.

    Dans la continuité, j'ai l'impression que l'on vit dans une époque où l'ascenseur social existe, mais qu'il est extrêmement difficile d'y accéder.
    Que ce soit le fait que des parents ayant de l'argent ou une grande instruction peuvent plus aisément aider un enfant doué que des parents "ouvriers" (mais cela, on le sait toutes), mais aussi dans le prix de certaines études. Je pense notamment aux écoles de commerces, de marketing, de communications voire d'ingénieurs aux prix parfois tout simplement hallucinant, où les prêts étudiants ne sont parfois pas si facile à obtenir. Et puis commencer sa vie endetté, y a mieux, n'est ce pas.
    Je pense aussi au fait que j'ai l'impression (peut-être fausse après tout) que pour trouver un vrai premier emploi (voire même un stage !), le piston est presque obligatoire.
    D'ailleurs ces stages, parlons-en. Pour certains employeurs stage = main d'œuvre pas chère. Sans parler du fait que certains accumulent les stages sans jamais trouver un CDI. Greeeeat !

    Et puis, les "jeunes" sont mal vu. Pas sérieux, qui ne prennent jamais d'initiative… Et puis les entreprises attendent de nous que nous soyons déjà formés à la vie en entreprise. Mais il faudrait le faire quand exactement ? Les stages ? Foutaise, la majeure partie n'arrivent pas à trouver un stage et quand ils en trouvent, c'est très mal encadrés. Remarquez, l'état demande la même chose avec les Profs : à peine sorti de l'université, il faut déjà enseigner à 30élèves dans une ZEP. Est-ce bien sérieux ?

    Pour finir, il y a ces chiffres. Le taux de chômage des jeunes diplômés, l'âge de la retraite s'éloignant de plus en plus, etc…
    Et il faut rester confiant en l'avenir ? Sans stupéfiant ? Difficile.

    J'aimerai bien savoir quoi faire, me bouger les doigts de mon cul comme l'a dit shoesaddict dans son post très caricatural. Mais comment ? Les politiques, à part avoir peine de nous, ne proposent absolument rien de concret pour nous les jeunes.

    Peut-être faudrait il que nos études conviennent mieux aux entreprises en ayant une meilleure communication entre études sup et entreprises. Mais après… Je ne sais pas, moi non plus…

    Voilà voilà.
  5. Spider JerusalemSpider Jerusalem

    Le 20 septembre 2010 à 17:24

    electricmiss : Les jeunes dans le cas du sondage ça doit être les 18-25 ans.
  6. Le 20 septembre 2010 à 17:33

    Posted by shoesaddict
    Ma grand mère me disait toujours : "si t'es pas contente ça ne tiens qu'à toi de changer les choses, alors sort toi les doigts du c**" je pense que ma petite mémé avait tout compris:D


    Pour l'instant je répondrai juste que ça ne tient pas qu'a nous de changer les choses, donc je trouve ça un peu simple et simpliste comme vision des choses. Y'a une différence entre "arrêter de se plaindre pour des futilités et se forcer a voir la vie autrement" (= se sortir les doigts du cul quand on a affaire aux petites turbulences de la vie) et se donner les moyens d'avoir un avenir…. Dans un système qui ne nous propose pas d'avenir. Faut pas oublier qu'on vit dans une société qui fait qu'on est relié et dépendant les uns des autres.
  7. PurdeyPurdey

    Le 20 septembre 2010 à 18:32

    Des études sur la longue durée, des écoles qui coûtent un bras (et je ne parlent même pas des concours à financer), un appartement à payer, un gouvernement qui ne laisse pas assez de frics dans l'enseignement et à la recherche… . Sans être dans l'excès, je m'en sors plutôt bien et je me dis que j'ai vraiment beaucoup de chance d'avoir des parents qui me suivent une bonne partie financièrement et moralement. Merci à eux car commencer ma vie dans ''le rouge'' me fait peur.

    Pour le premier job avec piston, je confirme. Au même âge, l'un de mes connaissances s'est faite maintes et maintes fois pistonnée, elle a bien sûr décroché tous ses jobs. Quant à mes CV envoyés dans quelques boites, j'ai été - pour le mieux - remercier avant même l'entretien par lettre, dans les autres cas, pas de nouvelles du job -c'est ce qui arrive dans la majorité des cas-. On parle qu'il ne faut pas pleurer sur son sort, se sortir les doigts du cul mais si un job d'été est difficile à obtenir, ne n'imagine même pas l'énergie que je vais devoir mettre, une fois sortie des écoles, pour me trouver au minimum un C.D.I. .
    Et puis, j'ai lu dans un magazine que 40 ans était le nouveau 30 ans, car à 30 ans, on est encore à peine installé dans un meublé, à peine sorti de chez ses parents, et pour une place dans une entreprise, c'est encore et toujours précaire.
    Et bien, vivement 40 ans.
  8. daffy duckdaffy duck

    Le 20 septembre 2010 à 21:50

    ce qui me fout le morale dans le slibard c'est ce genre de sondage.

    Finalement on se rend compte qu'on a tous la même image de la société : que les études ne mènent pas forcément à un emploi, qu'il faut du piston, qu'on va avoir des contrats précaires jusqu'à 30 ans, qu'on travaillera à en crevé. Bref tout ce bordel semble être établi, indiscutable "ya qu'à attendre les 30 voir 40 ans". Tout ceci nous ai véhiculé par les dossiers et autres reportages choc des médias. On aurait pu rester dans notre insouciance, tenter le tout pour le tout sans s'imposer des limites.

    Perso, je ne pense pas que les études ne mènent à rien (bien sur tout dépend de quelles études on a faites), ou qu'elles soient en total inadéquation avec le monde du travail. Je pense que la plupart des entreprises se montrent frileuse à l'idée d'embaucher un jeune sinon comment comprendre le fait qu'à l'étranger un diplômé français trouve (s'ils parlent la langue du pays) un travail sans trop d'encombre (je parle en connaissance de cause, j'ai galèré pour me trouver un pauvre stage en france alors qu'en angleterre ou en espagne les entreprises se montraient clairement intéressé par ma candidature alors qu'elle n'a en soit rien d'exceptionnelle)
    Bref tout ça m'a conforté dans l'idée de me casser de France pour me lancer dans le marché du travail, ce pays est bien trop ancrée dans ces habitudes, dans sa prudence…
    J'ai envie de dire (parce que les politiques qui te disent t'aurais du faire plombier il y a du boulot), faites les études qui vous plaisent, faites en sorte qu'elles puissent vous mener ensuite à quelque chose. Tentez votre chance malgré le pessimisme ambiant, ensuite qu'on on sera les boulets de vieux ancrés dans nos habitudes ayons la folie de donner leur chance à des jeunes.
    Bonne chance à nous, on réussira chacun notre vie à notre façon!(alleluia)
    Je craque….

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