« J’ai été violée, ici à Cannes » : Asia Argento accuse, lors de la cérémonie de clôture

L'actrice Asia Argento a déclamé un discours puissant sur l'affaire Weinstein, lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes 2018.

« J’ai été violée, ici à Cannes » : Asia Argento accuse, lors de la cérémonie de clôture

Dimanche 20 mai le festival de Cannes donnait le clap de fin de sa 71ème édition, présidée par l’actrice Cate Blanchett.

Le jury a tranché : la Palme d’Or irait au réalisateur Kore-eda Hirokazu pour son film Une Affaire de famille.

Cette 71ème édition a été ponctuée de temps forts, jamais vus dans la petite ville du sud de la France.

Entre la montée des marches des 82 femmes pour demander l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, la danse des co-auteures de Noire n’est pas mon métier, venues dénoncer la sous-représentation des femmes noires au cinéma, le festival s’est démarqué par son engagement social. 

Et la cérémonie de clôture n’a pas été en reste.

Asia Argento prononce un discours fort et engagé

L’actrice Asia Argento accuse.

Au palais des festivals, dimanche 20 mai, elle s’apprêtait à remettre le prix d’interprétation féminine, quand elle a tenu à rappeler l’affaire qui secoue l’industrie du cinéma depuis octobre dernier.

À côté d’Ava DuVernay, elle s’est emparée du micro pour tenir un discours puissant.

En colère, elle révèle :

« En 1997, j’ai été violée par Harvey Weinstein ici même à Cannes. J’avais 21 ans. Je souhaite faire une prédication : Harvey Weinstein ne sera plus jamais le bienvenu ici. »

En effet, l’actrice italienne de 42 ans est l’une des premières à avoir osé témoigner publiquement contre le producteur/réalisateur/distributeur qui a fait des dizaines de victimes. 

Elle ajoute :

« Ce soir, parmi vous, il y a des gens qui doivent être tenus responsables pour leur comportement à l’égard des femmes. Pour leur comportement qui n’a pas sa place dans notre industrie, qui n’a pas sa place dans n’importe quelle industrie […] Vous savez qui vous êtes, nous savons qui vous êtes, nous n’allons pas vous permettre de vivre dans l’impunité. »

L’actrice des « Morsures de l’aube » n’a pas peur des accusations, et les envoie directement à son assemblée.

En retour, elle reçoit des applaudissements francs et vigoureux, d’un public qui s’était tenu muet pendant tout son discours.

Un temps fort du festival, douloureux mais nécessaire rappel que la lutte contre les violences faites aux femmes doit continuer. 

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Galveston, en salles le 10 octobre, présenté par Kalindi !

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