Le gouvernement améliore (un peu) la situation financière des étudiants

Le gouvernement a décidé de faire un petit geste en faveur des étudiant•es, pour les aider à préserver leur pouvoir d'achat : gel des frais, augmentation des bourses... des mesures qui permettront — on l'espère — de moins paniquer en pensant au solde de notre compte.

Le gouvernement améliore (un peu) la situation financière des étudiants

L’actualité est bien morose ces temps-ci, alors une petite bonne nouvelle par-ci par-là, ça fait du bien. Aujourd’hui, elle émane du gouvernement, et elle concerne les étudiant•es et surtout… leurs comptes bancaires.

Toutes les dépenses concernant l’université vont être gelées pour l’année à venir, de façon à préserver le pouvoir d’achat des étudiant•es pour qui, on ne va pas se le cacher, c’est souvent compliqué au niveau financier.

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Moi devant le montant des loyers.

Geler les frais pour préserver le pouvoir d’achat

Ce gel des montants concerne notamment le prix des droits d’inscription à l’université :

« Les droits d’inscription sont gelés à 184€ pour la licence, 256€ pour le master, 391€ pour le doctorat et 610€ pour les diplômes d’ingénieur des écoles relevant du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. »

On est d’accord, ces frais restent conséquents, mais c’est un premier geste en faveur des étudiant•es non boursier•es, pour qui il est difficile de réduire les dépenses alors que l’obtention d’une bourse se joue parfois sur une très faible différence de revenus.

Une possibilité d’exonération des droits d’inscription pour les étudiant•es non boursier•es

Pour les étudiant•es non boursier•es mais dont la situation personnelle et/ou financière rend compliqué le paiement des droits d’inscription, il est possible de faire une demande auprès de votre président d’établissement afin d’être exonéré•e de ces frais.

Dans ce cas, il faut écrire un courrier au chef d’établissement. J’ai trouvé le modèle suivant sur le site www.pratique.fr (qui porte bien son nom) auquel il ne faut pas oublier de joindre tous les documents justifiant les arguments que vous avancez :

« Objet : demande d’exonération des frais d’inscription

Madame, Monsieur,

Actuellement élève en [nom complet de la formation], je me permets de vous contacter afin d’obtenir une exonération de mes frais d’inscription.

Je souhaiterais bénéficier de la procédure d’exonération en vigueur dans l’établissement car, au vu de ma situation personnelle et financière, je pense entrer dans vos critères de sélection.

En effet, [détaillez vos arguments quant à vos difficultés].

Je joins tous les justificatifs nécessaires à ce courrier et reste à votre disposition pour vous fournir tous les documents supplémentaires dont vous pourriez avoir besoin.

[Formule de politesse et signature] »

De même, le montant du ticket repas dans les restaurants universitaires va demeurer à 3,25€ (alors qu’il augmentait de cinq centimes par an depuis 2010) et la cotisation à l’assurance maladie est également stabilisée à 215€ après avoir pris 2 puis 4€ les années précédentes.

Élargir l’assiette des bourses

Du côté des boursier•es, le gouvernement a également décidé de faire un geste. Un nombre assez important d’étudiant•es qui étaient jusque-là évalué•es sur l’échelon 0 — celui qui permet l’exonération des frais d’inscription et de sécurité sociale sans recevoir de bourse pour autant — vont désormais être placé•es sur l’échelon 0bis, qui permet de recevoir 1 009€ par an.

Toutes les bourses versées seront quant à elles revalorisées à hauteur de l’inflation, pour éviter une perte de pouvoir d’achat de ces étudiant•es, c’est-à-dire que leur valeur augmentera de la même manière que les prix moyens à la consommation : +0,1%.

Même si elles sont louables, ces mesures restent minimes lorsqu’on sait que les étudiant•es qui percevaient déjà des bourses ne verront quasiment pas la différence (soit un•e étudiant•e sur trois ou sur quatre, selon les différentes méthodes de calcul) — alors même qu’ils/elles sont souvent les plus en difficulté.

Et pour celles et ceux qui ne savent toujours pas où étudier à la rentrée, pensez aux procédures complémentaires d’admission post-bac si vous sortez tout juste du lycée, ou renseignez-vous sur les procédures exceptionnelles qui existent dans la plupart des établissements : vous avez encore une chance !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lucieloukim
    Lucieloukim, Le 28 août 2016 à 15h14

    @PingouinMasqué Mon message concernait le public, en France l'enseignement public reste accessible, bien plus que celui aux USA. 610€ pour les écoles d'ingé liées au ministère. Le privé c'est une autre histoire et l'Etat a (il me semble) moins les moyens d'agir dessus, notamment sur les frais d'inscription.

    Et je n'ai pas dit qu'il fallait se contenter de ce système juste qu'il fallait reconnaitre sa valeur et ses mérites avant de lui cracher dessus.
    J'ai bien dit qu'il avait besoin d'améliorations dont certaines sont urgentes mais je suis reconnaissante à ce système qui m'a permis de faire des études de qualité dans deux universités publiques à moindre frais qu'ailleurs et que grâce aux bourses qu'il m'a versé (et me versera encore pour cette dernière année) ni moi ni mes parents n'ont eu à s'endetter. Durant mes 4 années d'études j'ai mis un point d'honneur à ne pas manquer les cours, à réussir mes examens car j'estime que c'est ma manière de remercier la société qui finance ce système et ça je ne l'oublierais pas même si je demande des améliorations (notamment pour tout ceux dont les études se sont beaucoup moins bien passées que les miennes).

    Tout comme notre système de sécu a besoin de réformes, de mieux valoriser les étudiants en médecine qui sont sous-payés et bien d'autres soucis je lui suis reconnaissante d'être là et de savoir que si je vais à l'hôpital on me soignera avant de vérifier mon compte en banque.

    Je ne nie pas les problèmes mais j'estime qu'il est important de souligner également les points positifs et réussites d'un système. Je trouve que de nos jours les Français ont trop tendance à ne voir que les cotés négatifs de notre pays sans jamais contrebalancer avec le positif. Nos systèmes d'éducation et de santé peuvent être meilleurs car ils font déjà de bonnes choses et cela doit continuer.

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