Neuf activités « d’enfant » que je fais toujours, et qui me rendent heureuse

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« Être adulte », c'est un concept parfois chouette, parfois pénible pour Mathilde. Elle décide donc parfois de revenir en enfance et de rêver les choses en grand, avec beaucoup de bonheur.

Neuf activités « d’enfant » que je fais toujours, et qui me rendent heureuse

(Oui, c’est moi sur la photo !)

J’ai 19 ans.

Je ne suis pas bien vieille, j’ai même encore un pied dans l’adolescence.

Pourtant, depuis 4 ans je vais à l’université et je vis seule. Cela implique que je fais mes courses, mon ménage, mes machines, que je m’auto-discipline pour tout ce qui concerne mes études.

Je gère un budget, j’ai eu plusieurs jobs étudiants, j’ai déjà payé mes propres vacances.

Je serai bientôt diplômée,  peut-être même que j’aurai un « vrai » travail « d’adulte ».

Être adulte, je l’ai longtemps voulu, et je suis heureuse aujourd’hui de voir que je me débrouille plutôt bien.

Cependant, à présent qu’on me considère comme telle et que souvent je n’ai pas le choix de l’être, j’aime à laisser ressortir l’enfant en moi à certaines occasions…

Ce n’est pas parce que je suis adulte que la petite fille en moi a disparu, alors souvent, je m’autorise à jouer, rêver, agir comme une enfant. Généralement, ça me fait un bien fou !

Voilà pourquoi j’ai envie de partager avec toi les comportements « d’enfant » que j’adore adopter, sans nostalgie, mais avec le même plaisir, étranger aux contraintes et aux conséquences, de mes 7 ans.

Faire des bateaux de bois près des cours d’eau

Quand j’étais petite, j’étais très bricoleuse, et débordante d’imagination.

Me balader en pleine nature, c’était l’assurance que je ramasserais des bâtons pour en faire des épées, ou n’importe quelle invention, pourvu que j’y croie – et que mon entourage joue le jeu.

Le must du must, c’était lorsque j’approchais d’un cours d’eau.

Mes yeux brillants d’excitation voletaient systématiquement autour de moi, pour trouver de quoi confectionner un mât avec un bâton fin et droit de préférence, ou bien une feuille, la plus grande possible, pour en faire une voile.

S’il y a bien une activité « d’enfant » que je n’ai jamais arrêtée, c’est celle-là. Aujourd’hui encore, dès que je repère une rivière, je me mets en quête des meilleurs bâtons pour confectionner mon navire.

« Et on dirait que je serais un pirate »

Comme j’ai grandi, je peux manipuler un Opinel ou un couteau suisse pour améliorer mon embarcation improvisée, et je reconnais mieux les meilleures tiges pour tisser un radeau.

Mes bateaux sont toujours aussi moches, et leur flottabilité toujours aussi infime… Ce qui ne retire rien au plaisir que j’ai à les fabriquer et à les déposer dans l’eau en espérant qu’ils suivront un minimum le courant !

Si tu aimes autant la nature que moi, n’hésite pas à commander la box madmoiZelle d’avril, qui a justement pour thème « fini d’hiberner » !

Après deux heures et demi de bricolage, quand j’ai déjà coulé quatre voiliers et que je commence à en avoir marre… Je fais des barrages en pierre.

Le courant n’avait qu’à être plus clément avec mes créations, non mais.

Me foutre à poil sans problèmes

Petite, je ne gardais jamais longtemps mes vêtements. J’ai grandi dans le Sud : la chaleur écrasante, la mer, tout est propice à se désaper par chez moi.

Yesss, comme ça.

Comme beaucoup de jeunes filles, j’ai développé une grande pudeur à l’adolescence, au point même de refuser de me mettre en maillot de bain devant d’autres personnes.

Un peu plus tard, mon corps a été sexualisé, et il devenait hors de question de me balader toute nue, ou ne serait-ce que d’oser me baigner en sous-vêtements.

À lire aussi : « Pourquoi – La poitrine des femmes c’est tabou ? », vu par le YouTubeur Brice Duan

Sauf qu’aujourd’hui, j’aime me balader à poil chez moi, même si j’ai une grande fenêtre. Il arrive aussi que j’aie envie de faire trempette, sans avoir nécessairement prévu de maillot.

J’ai donc appris à me moquer du potentiel vis-à-vis (au pire, quelqu’un me verra nue : et alors ?) que ce soit chez moi ou en extérieur.

Il ne s’agit pas non plus d’incommoder les personnes qui pourraient être gênées par une semi nudité. De fait, quand je suis avec d’autres personnes, je pose la question simplement : « Ça vous dérange si je me mets à poil ? ».

Généralement, tout le monde s’en fout, et ça me rend heureuse de pouvoir nager, puis sentir le soleil réchauffer ma peau, en toute simplicité, sans déranger personne, et surtout sans que ce soit vu comme une « provocation ».

Petite astuce bonus pleine de bonheur : nager (en piscine, mais surtout dans des cours d’eau, à la mer ou dans un lac) nue, sans maillot, a été une révélation pour moi.

J’encourage tout le monde à tester au moins une fois, car c’est une sensation incroyable (après si tu préfères ton maillot, c’est toi qui choiz’ !).

Écouter une histoire lue par ma mère

Dans un autre registre, j’ai toujours adoré que ma maman me raconte des histoires. Inventées et farfelues, ou lues au chaud sous la couette avant d’aller dormir…

Ma mère a longtemps nourri mon imagination de récits d’une grande diversité.

Par la suite, j’ai appris à lire, et je me suis enfermée des heures durant dans des univers inventés, lesquels me permettaient d’échapper à une réalité un peu trop difficile à gérer pour la petite fille, puis l’ado que j’ai été.

À lire aussi : Jack Parker présente les Lettres à l’ado que j’ai été, un recueil émouvant

Un jour, sans trop savoir pourquoi, j’ai demandé à ma mère ce que je lui demandais certainement tous les soirs auparavant :

« Maman, tu me racontes une histoire ? »

On s’est prises au jeu. Nous avons eu la chance de trouver quelques excellents romans, qu’elle me lisait lorsque nous avions un moment, en « faisant les voix » des personnages, leur donnant ainsi vie.

L’occasion idéale de recommencer à rêver et à me laisser porter par ces rêveries, de partager un moment mère-fille rien qu’à nous, et de se câliner.

Comme dans LOL (j’aime bien LOL)

J’aime écrire des histoires, j’aime en inventer, j’aime en lire… Mais une histoire n’est-elle pas avant tout faite pour être racontée et partagée ?

Cet aspect-là va de pair avec le plaisir que je prends à lire des livres de littérature jeunesse, que je (re)découvre avec une lecture d’adulte et un esprit d’enfant…

D’ailleurs si ça te tente aussi de replonger dans du Susie Morgenstern, Roald Dahl, Marie-Aude Murail ou tous les nouveaux talents de la littérature jeunesse, je te conseille d’aller jeter un œil aux articles de Lucie, notre spécialiste !

À lire aussi : Pourquoi lire de la littérature jeunesse quand on est « adulte » ?

Sautiller dans la rue

Je vois souvent des gamins dans la rue, qui, sans aucune raison apparente, sautillent, adoptent une démarche pleine de légèreté. Est-ce que tu visualises ?

Je les ai parfois regardés avec envie. Envie de moi aussi sautiller, sans avoir à justifier, sans avoir besoin de raison.

Maintenant… Je le fais. Oui, parfois quelques regards intrigués se posent sur moi. Mais dans le meilleur des cas, j’apporte aussi un peu de légèreté aux passants intrigués, et dans le pire, on me trouvera bizarre.

Et je m’en moque !

Voilà pourquoi je profite de mes jambes vigoureuses fonctionnelles pour exprimer ma joie et mon bien-être, et laisser l’enfant qui est en moi oublier un temps les codes sociaux qui voudraient que je marche vite, tête baissée, visage fermé.

Grimper aux arbres

Je ne suis pas une grande casse-cou, mais si tu as lu jusqu’ici, tu as certainement compris que j’aimais la nature. Une de mes activités préférées, petite, c’était de grimper aux arbres.

Quand je dis « aux arbres », c’était aussi un peu partout où je pouvais grimper : un muret, une falaise, peu importe du temps que je pouvais prendre de la hauteur et me dépenser.

Je le fais toujours – preuve à l’appui – et c’est toujours aussi génial !

Trouver un arbre qui ne semble pas trop complexe à escalader, grimper, m’installer comme si j’étais chez moi, observer les gens qui passent, parfois sans me voir, parfois en me jetant un regard surpris, parfois qui viennent carrément me parler.

Je me pose sur une branche « confortable », stable, et je dessine, ou je lis. J’y ai même quelques fois fait une petite sieste, car dans le Sud, roupiller sur un olivier à l’heure où le soleil tape, ça n’a rien de trop extravagant.

J’y reste le temps nécessaire pour apprécier le bruissement des feuilles et leur ombre rafraîchissante… Jusqu’à ce qu’il faille redescendre — et que, tout comme lorsque j’étais gamine, je galère, car c’est toujours plus dur que de monter.

Si tu aimais et/ou aimes aussi escalader des trucs, tu vois de quoi je parle !

Et si tu as le vertige, ou que ce n’est pas ton truc, n’oublie pas que faire des cabanes de bois ramassé en forêt, c’est aussi le kif total.

(Après quand j’étais petite je voulais aller vivre seule dans la forêt amazonienne, ceci explique peut-être cela.)

Chanter haut et faux fort dans le métro

Revenons à la ville si tu veux bien. S’il y a bien un endroit qui me déprime et m’angoisse à la fois, c’est le réseau de transports en commun souterrain de Paris. J’ai nommé : le métro.

Si tu vois une meuf faire une crise d’angoisse dans une gare, c’est d’ailleurs très probablement moi.

À lire aussi : Trois conseils pour lutter contre l’anxiété

Bref, cet espace est maussade, et lorsque j’ai fait un stage chez madmoiZelle, j’y passais a minima deux heures par jour.

J’en ai eu marre de ressasser la noirceur que m’évoquait ce lieu, et j’ai choisi de refuser que mon trajet freine mon enthousiasme à aller travailler.

Un matin, particulièrement joyeuse à l’idée de me rendre au bureau, j’ai chanté jusqu’à la gare. Dans la rue, sans écouteurs, sans musique, fort et faux.

Alors que j’allais me taire et commencer à faire la gueule, comme tout le monde, dans le Transilien bondé, un petit « et si… ? » s’est installé dans ma tête. J’ai continué.

Big up si t’as la ref’.

Ballottée entre une mère qui faisait réviser à la dernière minute son gamin et un type à lunettes qui fronçait tellement les sourcils qu’ils auraient pu se retourner sur eux-mêmes, j’ai continué à chanter.

Je n’ai plus jamais hésité à chanter dans la rue ni nulle part, car : pourquoi m’enlever du baume au cœur ?

À dire vrai, je pensais ne faire de mal à personne… mais on m’a soufflé dans l’oreillette qu’en vrai, si, mon comportement peut être agaçant. Pourquoi est-ce que je l’ignorais ?! Est-ce parce que je suis une provinciale ?!

Une chose est sûre, maintenant que je sais que ça peut embêter certain·es d’entre vous, je vais peut-être un peu baisser le son !

Poser des questions tout le temps (« Pourquoi ? » c’est ma pref)

Forcément, tu as déjà croisé un enfant relou qui a le « Pourquoi ? » beaucoup trop facile, au point qu’on se demande si ce n’est pas une réponse automatique à toutes les phrases que tu énonces.

Cet enfant, c’était possiblement moi.

C’était tellement insupportable que ma mère (qui me raconte des histoires, toi-même tu sais si tu as suivi cet article) m’a lu en boucle l’histoire de la Grenouille à Grande Bouche, mais pas celle que tout le monde connaît : celle qui disait « Pourqkwôôâââ ? ».

Très littéralement. Le titre du bouquin est « Pourquôôââ ». De la collection Voutch.

Sache-le : cette petite manigance n’a pas fonctionné avec moi. Je pose toujours autant de questions.

Pas par curiosité « malsaine », par curiosité, justement. Par envie de découvrir le monde et ce qu’il y a au-delà. Par besoin de confronter des opinions jusqu’à trouver celle qui me satisfasse – ou non.

Je pense exactement comme a dit le Monsieur.

Mes questions ont évolué, mais pas tant.

Pourquoi on est en vie alors qu’à la fin on meurt ? Est-ce si on l’Homme était assez sensible pour ressentir chaque atome indépendamment il serait toujours capable de porter les mêmes poids ? D’où vient le terme « plaisancier » ? Si j’étais immortelle, ce serait quand « être vieille » ? C’est quoi après la mort ?

(Véridique, j’ai déjà posé plusieurs fois ces questions à ma mère, récemment).

Parfois elle s’épuise et en a marre de me répondre. Souvent mes ami·es me regardent et rigolent, mi-incrédules, mi-gêné·es. Presque toujours, mon entourage n’a pas de réponse « satisfaisante » à me donner.

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Cependant ma mère a trouvé une solution efficace : m’apprendre à trouver toute seule mes réponses. Grâce aux livres, à Internet, ou à travers mes études, je réponds moi-même à mes questions, pour m’en poser mille autres par la suite.

Paraîtrait-il que ce serait cela, grandir.

Et je suis toujours aussi heureuse quand j’apprends des choses « qui ne servent à rien », comme par exemple que « virgule » vient du latin virgula, soit « petite verge ».

Laisser sortir mes émotions et exprimer mes sentiments sans filtre

Je mentirais en disant que je le faisais beaucoup, petite. Je n’étais pas très expressive ; mon entourage vous dirait que c’est un euphémisme.

Je savais malgré cela dire « Je t’aime », faire un câlin, ou crier « j’aime pas » quand c’était ce que je ressentais.

Je pleurais quand je me faisais mal ou quand j’étais triste parce que le grand frère de Yannick s’était moqué de ma lettre d’amour (destinée uniquement à Yannick) (ne faites pas lire aux gens les messages privés qu’on vous envoie, surtout quand la personne ouvre son cœur) (enfin, faites-le discrètement).

Au cours des années difficiles de l’adolescence, j’ai développé une carapace infaillible pour me protéger de tout ce que je n’ai jamais été capable d’encaisser.

Ce château-fort était si robuste et immense que je m’y étais moi-même perdue. Et avec moi, la clé.

À présent, je suis toujours peu expressive, mais j’apprends à sortir la tête de ma tour de diamants. J’apprends à dire quand je suis heureuse, à le partager.

J’apprends à dire quand je ne suis pas d’accord, quand j’ai mal, quand je me sens vide, quand j’ai envie de mourir. J’apprends à dire aux gens que j’aime que je les aime.

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Quand je suis contente, je dis que je suis contente, et ça me rend contente d’être contente. Ça rend aussi les gens contents, et je suis contente qu’ils soient contents.

La joie comme la douleur, ça se partage, et si la seconde s’atténue une fois communiquée, la première ne réduit jamais.

Et, on dira que je radote – tant pis : j’apprends à dire aux gens que j’aime que je les aime.

Rêver et oublier les barrières que je m’impose

Ah oui, dernière pour la route – et pas des moindres.

Quand j’étais petite, je voulais vivre seule dans la forêt amazonienne. Je voulais « monter ma boîte » à 6 ans, et j’ai gardé l’idée jusqu’à entrer au collège.

Je lisais des livres dont je savais l’histoire fausse, mais à laquelle je croyais.

J’avais un ami imaginaire, qui était Maire d’une ville imaginaire (jusque très tard). Je me souviens encore de son prénom.

Bref, tout ça pour te dire que je rêvais allègrement, et que rien n’avait de limite dans mon esprit.

Je n’étais pas naïve ni crédule, mais je choisissais consciemment de croire à ce en quoi je voulais croire, à ce qui me poussait, qui me permettait de me sentir vivante.

Je fonctionne toujours de la même manière.

J’ai plus de barrières, affirmer le contraire serait me leurrer. Je choisis de les ignorer, de les déconstruire, de les détruire.

Si je rêve de quelque chose, je n’ai qu’à le vouloir et le faire. Comme je le croyais étant enfant.

Tout est possible. Je peux tout réaliser. Comme je le croyais étant enfant.

Véridique ou non, c’est une manière d’envisager ma vie qui me convient et me fait du bien. Au regard de mon passé, de ces dix-neuf petites années, ça se vérifie.

Alors je continue à rêver, à courir sur des pensées sans queue ni tête, à contempler des réflexions absurdes, et à faire comme de si. Et j’aime bien.

Cette liste d’activités « d’enfant » n’est pas exhaustive (et elle est déjà longue) : j’aurais aussi pu parler de lécher le plat après avoir cuisiné un gâteau, de me déguiser et même de fabriquer moi-même mon déguisement (mais pour ça il y a la Grosse Teuf, toi-même tu sais), de dormir avec un doudou et bien d’autres activités.

Ces retours en enfance me font du bien, et ne font de mal à personne. C’est un peu ma manière à moi de bercer et préserver la petite fille en moi, qui bien trop vite a voulu et a du être adulte.

Et toi, pratiques-tu des activités de « gamin·e » ? Lesquelles ? Quel effet cela a-t-il sur toi ? Viens me raconter tout ça en commentaire (ou à défaut, viens en DM pour qu’on aille construire des châteaux de sable ensemble) !

À lire aussi : C’est quoi le secret des gens heureux ?

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Mathilde Trg


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Commentaires
  • Mathilde Trg
    Mathilde Trg, Le 17 avril 2018 à 21h42

    Oh merciii @Ineffable, ça me fait très plaisir que cet article te plaise ! Merci pour ton retour :fleur:

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