Sept teen movies à (re)découvrir

Les teen movies, vous en avez probablement déjà vu... mais pour sortir des gros classiques et varier un peu, voici une sélection de sept chefs-d'oeuvre du genre qui mériteraient d'être plus connus !

Sept teen movies à (re)découvrir

Publié initialement le 12 février 2013

Quand on parle de teen movies, le premier exemple qui nous vient à l’esprit est souvent American Pie, ou un truc dans la même veine – mais tout n’a pas commencé avec les aventures de Jim et sa bande. Le teen movie est né dans les années 50 – autant dire qu’il a fait pas mal de route depuis, et que la sélection est suffisamment large pour permettre à tout le monde de trouver son bonheur.

Alors si un jour il vous prend l’envie d’organiser une soirée DVD 100% exaltante, voici une liste de sept teen movies un peu moins connus qui valent carrément le détour. Il y en a pour tous les goûts – comédie, drame, horreur, sci-fi, tout le monde sera servi.

Heathers (1988), réalisé par Michael Lehmann

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Veronica, incarnée par la si parfaite Winona Ryder, fait partie des filles populaires du lycée de Westerburg – les trois autres s’appellent toutes Heather et sont inséparables et adulées de tous. Sauf que Veronica commence à en avoir ras la permanente, et rêve de voir tout ce petit univers parfait partir en sucette. C’est ainsi que J.D., un jeune rebelle terriblement séduisant (Christan Slater au top de sa forme) débarque dans sa vie pour l’aider à la rendre un peu moins prévisible. Et quoi de mieux qu’une petite série de meurtres sur fond de romance pour secouer tout ça  ?

Heathers (Fatal Games en V.F.) est un teen movie mordant et morbide, blindé de répliques cultes comme « Fuck me gently with a chainsaw ! » (« Baise-moi tendrement avec une tronçonneuse ! »), de scènes incroyables et de rebondissements exaltants.

Si vous êtes un peu sur les nerfs, que vous avez envie de couper des têtes mais que vous préférez vous cacher sous la couette (parce que c’est légal) et surtout vous marrer pendant une bonne heure et demie, Heathers est fait pour vous.

De plus, sachez qu’Heathers est sur le point d’être adapté sous la forme d’une série télé qui reprendra les évènements vingt ans après le film. L’héroïne sera la fille de Veronica qui devra se coltiner les Ashley – dignes descendantes des Heather.

Now and Then (1995), réalisé par Lesli Linka Glatter

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Petite régression avec Now and Then (Souvenirs d’un Été en V.F.) qui nous plonge en 1970, dans le quotidien de quatre filles de douze ans qui sont sur le point de vivre leurs vacances d’été les plus mémorables. Douze ans, c’est un âge important – il marque la dernière étape avant l’entrée dans l’adolescence et le début de toutes les emmerdes. Les passions, les chagrins, les peurs, les changements, les fous rires, tout est vécu avec une intensité encore jamais éprouvée – et quand on a des copines avec qui partager tout ça, c’est encore mieux.

Now and Then est teen movie de type énorme flashback, qui alterne entre l’été de 1970 et le présent, avec les quatre femmes à nouveau réunies pour partager leurs souvenirs. Autant dire que si vous n’êtes plus en contact avec les personnes qui ont rendu votre adolescence tolérable, ce film risque de vous provoquer quelques pincements au coeur. Si au contraire vous avez la chance de les avoir encore près de vous, c’est le moment de les appeler.

Un film tendre, touchant, drôle et intense qui réchauffera votre petit coeur glacé en un rien de temps. Now and Then va d’ailleurs très bien avec Stand By Me, si vous voulez mon avis.

Welcome to the Dollhouse (1995), réalisé par Todd Solondz

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On reste chez les petits adolescents avec Welcome to the Dollhouse (Bienvenue dans l’âge ingrat chez nous) qui raconte les tribulations de Dawn Wiener (Heather Matarazzo), une petite fille moche et impopulaire qui essaye tant bien que mal de s’intégrer. Welcome to the Dollhouse dresse un portrait sans pitié de l’entrée dans l’âge ingrat, avec toutes ses déceptions, ses coups dans la gueule, ses humiliations et ses petits plaisirs occasionnels qui nous poussent à persévérer.

Dawn n’a rien pour elle – sa famille ne la comprend pas, ses camarades refusent de la comprendre, elle ne se comprend pas vraiment elle-même et tout ce qu’elle entreprend semble lui retomber sur le coin de la gueule. Entre le premier crush (Eric Mabius !), le relooking foireux, la petite soeur prodige, et le premier petit copain déséquilibré, Dawn a largement de quoi faire.

Pour toutes celles qui ont galéré au collège, Welcome to the Dollhouse est un teen movie qui rouvrira peut-être de vieilles plaies, mais il vous permettra également de vous rappeler qu’on finit par s’en sortir.

http://www.youtube.com/watch?v=7JwJtq40-Wk

Nowhere (1997), réalisé par Gregg Araki

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On sort de l’enfance pour aller faire un tour dans l’univers déjanté de Gregg Araki, spécialiste de l’adolescence déviante et paumée. Ses films les plus connus restent The Doom Generation, Mysterious Skin, ou plus récemment Kaboom – mais celui qui aura toujours ma préférence reste Nowhere.

Il s’agit du troisième volet de la trilogie d’Araki, composée de Totally Fucked Up, The Doom Generation et Nowhere. Décrit comme un Beverly Hills sous acide, Nowhere décrit le quotidien d’une bande de jeunes complètement perdus, drogués, largués, et menant des vies étranges et décousues.

Sexe, drogues, homosexualité, fantasmes étranges, aliens, overdoses, bad trips, pouffes, junkies et puceaux – il y en a pour tous les goûts. Si vous n’avez pas peur des teen movies qui vous emmènent loin, très loin, sans trop vous expliquer pourquoi ou prendre la peine de s’excuser, vous allez adorer Nowhere.

Sans compter que la scène de fin est l’une des plus géniales jamais réalisées.

Thirteen (2003), réalisé par Catherine Hardwicke

teen movie thirteen

Entre sa sortie et, disons, 2006, Thirteen était ultra-populaire. On ne pouvait pas faire un pas sur Internet sans en entendre parler. Tout le monde le citait, ressortait des extraits, s’identifiait à l’héroïne – bref, vous en avez sûrement vu des échos. Mais bizarrement, depuis cette grosse vague de popularité, le film semble avoir sombré dans un semi-oubli (sans compter les fans de la première heure et les spécialistes du genre qui, j’en suis sûre, lui font toujours honneur).

Le film, qui a propulsé la carrière d’Evan Rachel Wood, raconte la descente aux enfers de Tracy, une adolescente qui passe de petite fille modèle à ado rebelle à l’aide d’une nouvelle copine, Evie, qui l’initie aux plaisirs interdits. Vol à l’étalage, piercings, flirts, alcool, drogues, tout est réuni pour offrir à Tracy une vraie rebellion approuvée par le comité des ados en crise à travers le monde.

Vachement moins marrant que les films précédents, Thirteen est un drame familial, une petite tragédie joliment crasseuse qui déborde parfois de bons sentiments mais qui fait son boulot. Si vous voulez revivre votre crise d’adolescence par procuration et replonger dans vos heures les plus sombres sans en subir les conséquences, ça devrait faire l’affaire.

Jawbreaker (1999), réalisé par Darren Stein

teen movie jawbreaker

Les années 90 n’ont pas été avares en matière de films cool, mais Jawbreaker reste l’un de mes préférés du monde entier. Il a accompagné de nombreuses soirées pyjama avec pots de glaces géants et pizzas et a toujours joliment fait son taff en procurant énormément de plaisir à tous ses spectateurs.

Courtney (Rose McGowan !), Julie (Rebecca Gayheart !), Marcie (Julie Benz !) et Liz sont les quatres filles les plus populaires du lycée et elles ont le monde à leurs pieds. Mais leur quotidien bascule lorsqu’elles décident de faire une surprise à Liz pour son anniversaire en faisant semblant de la kidnapper – la blague tourne mal et Liz meurt bêtement. Elles s’arrangent pour camoufler leur connerie et le faire passer pour un meurtre en replaçant le corps de Liz dans son lit, ni vu ni connu, et tentent de retrouver une existence normale.

C’est évidemment impossible – notamment pour Julie qui est rongée par le remords, tandis que Courtney ne pense qu’à sa gueule et ne fait preuve d’aucune compassion. Marcie, quant à elle, se contente de jouer la couillonne de service. Tout part en vrille lorsque Fern, l’intello de service, se retrouve mêlée à tout ça et accepte d’échanger son silence contre un relooking qui lui permettra de remplacer Liz dans le coeur de tout le monde… Mais évidemment, rien ne se passe comme prévu.

Jawbreaker est un teen movie jouissif, drôle, cruel et acidulé – Rose McGowan y est excellente en pétasse machiavélique, et c’est toujours un plus.

The Faculty (1998), réalisé par Robert Rodriguez

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Sans la moindre once d’exagération, j’ai dû voir The Faculty facilement plus de 120 fois (je me souviens avoir arrêté de compter à 76, par là, et c’était en 2002). Je l’ai vu pour la première fois à sa sortie en VHS et j’ai développé une obsession tout à fait saine pour ce film de Robert Rodriguez.

Le pitch ? Des aliens envahissent un lycée de l’Ohio en prenant possession des corps des professeurs, qui transmettent ensuite les parasites aux élèves. Pour lutter contre cette invasion, il n’y a que six élèves : Casey, le geek (Elijah Wood), Delilah, la fille populaire (Jordana Brewster), Stokely, la gothique asociale (Clea DuVall), Stan, le sportif (Shawn Hatosy), Marybeth, la petite nouvelle (Laura Harris) et Zeke, le rebelle (Josh Hartnett). Tout les sépare, et pourtant ils vont devoir travailler ensemble pour venir à bout de cette invasion extra-terrestre.

The Faculty est un teen movie drôle, bien foutu, terriblement jouissif et apparemment capable de provoquer des obsessions maladives chez certains spectateurs. Je l’ai tellement vu que j’ai été obligée de trouver des trucs nouveaux à regarder à chaque fois – comme compter le nombre de fois où Elijah Wood se pète la gueule dans tout le film (spoiler : BEAUCOUP). Petit plus : on y retrouve Josh Hartnett dans sa meilleure période, avec son petit regard par en bas et son sourire de gros lover qui ont atomisé beaucoup d’ovaires à l’époque.

Si je ne devais emmener que dix films sur une île déserte, The Faculty en ferait très certainement partie (par contre je vous déconseille de le regarder avec moi, je suis cette connasse qui ne peut pas s’empêcher de réciter tous les dialogues par coeur) (en V.O. ET en V.F.).

Voilà, avec tout ça vous devriez avoir de quoi faire pour au moins trois soirées DVD – en espérant vous avoir fait découvrir au moins un ou deux films dans la liste (si vous les connaissez tous, je vous ferai parvenir ma lettre d’excuse dans un délai de trois semaines).

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Antidopaminergique
    Antidopaminergique, Le 24 juillet 2014 à 23h35

    Thirteen est très mal passé, j'ai pas du tout accroché et j'ai vraiment pas aimé.

    Par contre, mon coup de cœur, le premier dans mon palmarès personnel (il a réussi à détrôner Lars von Trier, c'est déjà énorme), c'est Heathers ! Le film a beau avoir très mal vieilli (la musique, le jeu désincarné des acteurs, les répliques chocs et les looks sortis tout droit d'une mauvaise digestion de comic-books bien que le film ait réussi à rassembler certaines stars des années 90 : Winona Ryder et Christian Slater, pur beau gosse dans sa jeunesse, surtout dans son rôle de psychopathe misanthrope cynique et nihiliste, je le veux dans mon liiiiit :bave:), on retrouve évidement les archétypes du genre, comme des jocks, les cheerleaders, et les nerds, mais d'autres codes changent. La romance, bien que primordiale, n'est pas au centre de l'intrigue et l'histoire se concentre sur la lute de pouvoirs et d'influence dans le système scolaire avec beaucoup de cynisme. Plutôt que de s’amuser de l’ordre social des jeunes lycéens américains, ce film l’analyse cruellement.
    La cruauté du leader n’a rien de personnel ni d’original, il n’y a ni bons ni gentils, juste des atomes dans un ensemble immuable, des individus contraints à jouer le rôle que la structure leur attribue. La première partie du film est en réalité un teen-movie cruel et la deuxième partie du film tourne au thriller ou au slasher. Ce film est un bijou de l'humour noir (à regarder plus d'une fois pour le laisser venir à soi). :jv:

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