23% des jeunes Français sont pauvres

En France, 23% des jeunes sont pauvres selon le rapport de l'Observatoire de l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (Injep) dévoilé ce 4 décembre. Un constat alarmant.

L’Observatoire de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) a rendu son premier rapport sur la situation de la jeunesse dans l’Hexagone et il ne fait pas plaisir. Pire, il inquiète. On y apprend que 23 % des jeunes en France sont pauvres. Si ce résultat n’étonne pas compte tenu de la crise économique, surtout quand on a dans notre cercle proche des jeunes qui peinent à trouver du travail, il n’en tracasse pas moins. Le rapport sera aujourd’hui présenté pendant des rencontres organisées par le Conseil économique, social et environnemental.

Comme l’explique Le Monde, ce rapport met surtout en avant une jeunesse qui fonctionne à deux vitesses : d’un côté, les non-diplômé-e-s sont menacé-e-s par la précarité. De l’autre, les diplômé-e-s sont avantagés par leurs titres (« [le diplôme] reste une protection extraordinaire contre le chômage« , déclare le sociologue et directeur de la recherche au CNRS Olivier Galland dans une interview pour le quotidien). Les jeunes qui en sont dépourvu-e-s sont menacé-e-s par la précarité. Dans la même entrevue, le sociologue illustre cette fracture par des chiffres de l’Insee basés sur l’année 2011 :

« Selon les chiffres Insee cités dans le rapport, le taux de chômage (2011) des 15-29 ans est de 9 % pour les diplômés du supérieur, de 22 % pour les titulaires d’un bac, CAP ou BEP. Mais de 46 % pour les non-diplômés. Le taux de pauvreté (disposer de revenus inférieurs à 964 euros mensuels, en 2010) est de 30 % pour les non-diplômés, contre 10 % pour les diplômés du supérieur. »

Pour parer à ce constat alarmant, un conseil interministériel devrait bientôt être organisé, comme l’annonce le quotidien, et la ministre de la jeunesse Valérie Fourneyron annonce que des mesures fortes seront prises pour aller à l’encontre de ce problème de société qui touche les jeunes dont François Hollande avait fait une de ses priorités pendant sa campagne présidentielle. 

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Freehug
    Freehug, Le 5 octobre 2013 à 19h17

    J'arrive un peu après la bataille, mais je tenais à signaler que Dauphine est loin d'être la seule bonne fac d'économie... On trouve des bons masters dans d'autres facs parisiennes ou de grandes villes (Lyon, Marseille...) et il y a les Instituts d'Administration des Entreprises (IAE), qui sont plus ou moins des écoles de commerce publiques: bâtiment et structures spécifiques au sein des facs, profs quasiment tous intervenants professionnels, BDE etc. Les cinq meilleurs IAE valent largement les meilleures écoles de commerce classées de 5 à 10 pour les recruteurs. Enfin, une astuce pour avoir le diplôme d'une grande école sans se taper tous les frais de scolarité, c'est de faire un excellent parcours à la fac et de ne rentrer qu'en M2 dans une école via un recrutement sur dossier. Bon il faut payer une année mais ça divise les frais par 3 quand même. Même chose si vous travaillez déjà, vous pouvez remplir un dossier de validation d'acquis des compétences (VAE) pour être admis dans une école en dernière année. Les écoles aiment beaucoup ces étudiants issus de VAE car ils amènent avec eux  tout un réseau de contacts professionnels via l'annuaire des anciens élèves. Bref, ne faites pas comme moi, évitez d'avaler tout rond le discours des prépas et lycées cotés, les parcours universitaires linéaires sont de loin les plus rares (sauf médecine évidemment).

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