Créer ma propre marque de bijoux, c’était mon rêve et je l’ai fait !

Lucie a créé sa propre marque de bijoux à 23 ans ! Elle vient raconter comment son hobby s'est transformé en métier.

Créer ma propre marque de bijoux, c’était mon rêve et je l’ai fait !© Anaïs Armelle Guiraud
Toi aussi tu veux raconter ton métier ?

Toi aussi raconte ce que tu fais maintenant que tu es grande ! Envoie un mail à l’adresse jaifaitca@madmoizelle.com avec en objet « Maintenant que je suis grande, je… ».

Dans ton mail réponds au questionnaire ci-dessous, et n’oublie pas de mentionner ton âge !

  • Qui es-tu et d’où viens-tu ?
  • Avant d’attaquer sur ton travail, est-ce que tu as une passion ou un kif dans la vie (parce que c’est important de faire aussi autre chose) ?
  • Et ton job alors, c’est quoi ?
  • Comment tu l’expliquerais à ta petite sœur hypothétique en quelques mots ?
  • Pourquoi tu aimes ce que tu fais ? / Pourquoi tu as choisi de faire ce travail ?
  • Est-ce que c’est le domaine que tu avais choisi dès le départ ou tu t’es retrouvée ici après une ou des réorientations ?
  • Est-ce que tu as dû arbitrer entre deux visions du travail, « liberté, je fais ce qu’il me plaît et tant pis pour la précarité » VS « sécurité, je préfère m’assurer un salaire stable même si ce n’est pas le job de mes rêves » ?
  • C’est le fruit d’un parcours longuement réfléchi ou du hasard ?
  • Qu’est-ce que tu as eu comme formation ?
  • Est-ce que tu as une journée type ?
  • Ton petit bonheur qui fait que tu kiffes ton boulot ?
  • La qualité indispensable pour s’épanouir dans ce job ?
  • Et pour finir, en commençant, tu gagnais combien ? (parce que c’est important de savoir à quoi s’attendre !)

Lucie a 23 ans, et elle est originaire de Nîmes dans le sud de la France.

Si tu es adepte de la catégorie DIY de madmoiZelle, tu as peut-être déjà lu un de ses tutos, qui t’expliquait comme te fabriquer une manchette, une boîte à bijoux secrète dans un livre, ou un collier façon phases de la lune !

Maintenant qu’elle est grande, Lucie crée des bijoux

Aujourd’hui Lucie a monté sa propre marque de bijoux The Camelia bijoux, et elle vient nous parler de sa nouvelle aventure !

C’est quoi tes kifs dans la vie, en dehors de ton boulot ?

Je dis toujours que j’ai trois passions dans la vie : voyager, la gymnastique rythmique que je pratique depuis 17 ans, et la création de bijoux.

Finalement le lancement de cette marque m’a permis de réunir ma passion pour les bijoux et les voyages. Il faut encore que je réfléchisse à la manière dont je pourrais intégrer la gymnastique rythmique dans cette affaire !

Et ton job alors, c’est quoi ?

Mon job c’est créatrice de bijoux. Je crée des bijoux dorés à l’or fin, que je brode ensuite à la main avec des fils de coton. Tous mes bijoux sont ornés d’une broderie de Fès, broderie traditionnelle marocaine qui a la particularité d’être identique des deux côtés.

Même si la fabrication de ces bijoux est longue, je dirais qu’elle ne couvre que 15% de mon activité actuellement. Il faut y rajouter toute la partie communication, gestion, comptabilité, inscription aux marchés de créateurs, gestion du stock, production avec les fournisseurs, maintenance de l’e-shop, etc.

Créative et créatrice depuis ses plus jeunes années

Pourquoi tu aimes ce que tu fais ? / Pourquoi tu as choisi de faire ce travail ?

Je crée et vends mes bijoux depuis que je suis toute petite. À 10 ans je vendais déjà mes bijoux gourmands en pâte fimo sur mon Skyblog.

J’ai toujours aimé la création de bijoux et au fond j’ai toujours rêvé d’en faire mon travail même si je ne l’avais pas vraiment conscientisé.

C’est tellement magique de dessiner des bijoux puis de pouvoir ensuite les tenir dans ses mains. Et c’est encore plus fou de voir des gens les porter !

Est-ce que c’est le domaine que tu avais choisi dès le départ ou tu t’es retrouvée ici après une ou des réorientations ?

Ce n’est absolument pas le domaine que j’avais choisi.

J’ai fait un bac L, puis je suis rentrée directement à Sciences Po Lyon après le bac. La spécialité de mon master était Stratégie des échanges culturels internationaux, donc j’étais destinée à travailler dans le milieu culturel en France ou à l’étranger.

En parallèle je continuais toujours de créer des bijoux et de publier des DIY sur mon blog, mais jamais je n’avais envisagé de faire des études artistiques. La création restait pour moi un hobby.

Puis finalement, en parallèle de mes études et grâce au blog, j’ai eu beaucoup de belles opportunités créatives comme la publication de plusieurs livres DIY, l’animation d’ateliers créatifs, etc.

La création prenait de plus en plus de place dans ma vie et je me suis rendu compte que c’est ce qui me rendait vraiment heureuse.

J’ai quand même décidé de finir mes 5 ans à Sciences Po et dès que mon mémoire de fin d’études fut rendu en septembre 2018, je me suis lancée à fond dans la création de ma marque !

Le choix risqué de la création d’entreprise

Est-ce que tu as dû arbitrer entre « liberté, je fais ce qu’il me plaît et tant pis pour la précarité » VS « sécurité, je préfère m’assurer un salaire stable même si ce n’est pas le job de mes rêves » ?

Bien sûr, j’ai du faire un choix risqué. Mais finalement le choix n’a pas été si dur que ça, et il a même été très naturel. Après tout cela faisait des années que je préparais plus ou moins consciemment le terrain pour le lancement de cette marque.

Ce qui a vraiment fait pencher la balance en faveur de la création de bijoux malgré la précarité, c’est le soutien de mes parents. S’ils ne m’avaient pas soutenue, tant moralement que financièrement, je ne pense pas que ça aurait été possible.

J’aurais probablement essayé de trouver un job en rapport avec mes études puis bossé sur mes bijoux les soirs et les week-ends.

C’est le fruit d’un parcours longuement réfléchi ou du hasard ?

Un peu des deux parce que je fais des bijoux depuis aussi loin que je puisse m’en souvenir et que, plus le blog avait du succès, plus je pensais à lancer un jour ma marque de bijoux.

Cependant, même si le blog DIY m’a permis d’expérimenter une multitude de styles et de techniques différentes, je n’avais aucune idée du style de bijou que j’avais envie de créer. Finalement, c’est lors de mon stage de fin d’études, à l’école de broderie de Salé au Maroc, que j’ai eu le déclic.

J’ai travaillé pendant 6 mois à la gestion de cette association, qui a pour mission la formation aux métiers liés aux arts de la broderie pour les enfants issus de milieux défavorisés, et j’ai donc côtoyé des savoir-faire incroyables chaque jour.

Je suis immédiatement tombée sous le charme de la broderie de Fès, une broderie traditionnelle marocaine à l’esthétique géométrique qui a la particularité d’être parfaitement identique des deux côtés.

J’ai trouvé ça fascinant et je me suis mise à apprendre cette broderie en ayant déjà en tête l’idée d’en faire des bijoux. C’est comme ça que l’idée des bijoux brodés réversibles est née !

Est-ce que tu as une journée type ?

Pas vraiment, ça dépend des journées. Mais ma matinée est généralement destinée à répondre aux mails et à préparer les commandes.

Après, je jongle entre la communication sur les réseaux sociaux, la gestion du stock, la création des visuels, la gestion et la comptabilité, etc.

Être créatrice de bijoux : beaucoup de liberté et de travail

Ton petit bonheur qui fait que tu kiffes ton boulot ?

La liberté ! Je peux organiser ma journée comme bon me semble.

Si je veux débuter ma journée à 10h, faire une pause de deux heures pour le goûter puis bosser jusqu’à 23h, ça ne pose aucun problème. Mais finalement j’ai tendance à beaucoup beaucoup travailler.

Quand on aime on ne compte pas il paraît !

La qualité indispensable pour s’épanouir dans ce job ?

Je pense qu’il faut être persévérante et ne pas se décourager trop vite.

Je ne connaissais finalement pas grand chose au monde de la création de bijoux et j’en apprends encore tous les jours, mais ce qui est sûr c’est qu’il faut être prête à faire face à tout un tas d’imprévus, et surtout ne pas lâcher l’affaire !

Si tu veux découvrir la marque et les créations de Lucie, tu peux te rendre sur son site Internet The Camelia Bijoux, et sur Instagram et Facebook !

À lire aussi : Je suis maquilleuse FX, je donne vie à des créatures fantastiques !

Toi aussi tu veux raconter ton métier ?

Toi aussi raconte ce que tu fais maintenant que tu es grande ! Envoie un mail à l’adresse jaifaitca@madmoizelle.com avec en objet « Maintenant que je suis grande, je… ».

Dans ton mail réponds au questionnaire ci-dessous, et n’oublie pas de mentionner ton âge !

  • Qui es-tu et d’où viens-tu ?
  • Avant d’attaquer sur ton travail, est-ce que tu as une passion ou un kif dans la vie (parce que c’est important de faire aussi autre chose) ?
  • Et ton job alors, c’est quoi ?
  • Comment tu l’expliquerais à ta petite sœur hypothétique en quelques mots ?
  • Pourquoi tu aimes ce que tu fais ? / Pourquoi tu as choisi de faire ce travail ?
  • Est-ce que c’est le domaine que tu avais choisi dès le départ ou tu t’es retrouvée ici après une ou des réorientations ?
  • Est-ce que tu as dû arbitrer entre deux visions du travail, « liberté, je fais ce qu’il me plaît et tant pis pour la précarité » VS « sécurité, je préfère m’assurer un salaire stable même si ce n’est pas le job de mes rêves » ?
  • C’est le fruit d’un parcours longuement réfléchi ou du hasard ?
  • Qu’est-ce que tu as eu comme formation ?
  • Est-ce que tu as une journée type ?
  • Ton petit bonheur qui fait que tu kiffes ton boulot ?
  • La qualité indispensable pour s’épanouir dans ce job ?
  • Et pour finir, en commençant, tu gagnais combien ? (parce que c’est important de savoir à quoi s’attendre !)
Oceane

Oceane

Océane est chargée des témoignages sur madmoiZelle ! Sa passion, c’est vos vies, surtout quand elles lui font réfléchir à la sienne. Elle aime aussi le froid, les arbres et les avocats.

Tous ses articles

Commentaires

soso.84

idem...une explication plus détaillé serait un gros plus pour ceux et celles qui souhaite se lancer dans la création de bijoux
 

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!