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Société

Mettre plus d’une heure pour aller étudier, ce petit enfer vécu par bien des jeunes français

Une étude parue en octobre dresse le bilan des temps de transport que doivent subir une partie des étudiant•es francilien•nes.

L’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France vient de publier une étude qui interroge entre autres les temps de transport des étudiant•es francilien•nes.

Et les résultats ne sont pas très encourageants, on peut toujours se consoler en se disant que l’on n’est pas les seul•es à maudire le RER A (ou B, chacun son fardeau) chaque matin.

À lire aussi : Ces trucs chelous qu’on fait dans les transports quand on est perdu dans ses pensées

Les étudiant•es les plus pénalisé•es de France ?

Par rapport aux autres régions, les étudiant•es d’Île-de-France ne s’en sortent pas très bien. En effet, ailleurs, seulement 24% des étudiant•es ont un trajet domicile-lieu d’étude de plus de 30 minutes. Les étudiant•es francilien•nes, eux, caracolent à 61%.

Idem pour les jeunes logés chez leurs parents. Comme l’indique l’étude :

« Près d’un sur quatre met plus d’une heure pour rejoindre son établissement d’enseignement (9 % dans les autres régions françaises). »

Là encore, les Francilien•nes sont moins bien loti•es. Mais il existe aussi des différences entre les Parisien•nes et les habitant•es de banlieue.

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Des disparités entre Paris, petite et grande couronne

Sans grande surprise (en tout cas pas pour moi, banlieusarde d’antan), le temps de trajet n’est absolument pas le même pour les Parisien•nes intra-muros et les banlieusards.

Pour faire simple, plus on s’éloigne de Paris, plus les temps de trajet moyens sont longs. No shit Sherlock, tu me diras, puisque Paris concentre beaucoup de lieux d’étude (universités comme écoles supérieures).

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Ainsi, 45% des étudiant•es habitant en grande couronne ont plus d’une heure de trajet (aller OU retour, pas au total dans une journée), contre 19% de ceux en petite couronne, contre seulement 1% de ceux habitant dans Paris.

À lire aussi : De l’utilité de sourire dans les transports en commun

Les temps de trajet sont en moyenne plus longs quand les étudiant•es vivent chez leurs parents, et en particulier quand ils habitent en grande couronne. L’étude en conclut donc :

« Ce qui témoigne indirectement de la difficulté pour les jeunes natifs franciliens d’accéder à un logement autonome. »

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Et toi, tu es concerné•e ? Combien de temps tu mets à aller étudier ? Ça te va ou ça te pèse ?


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Les Commentaires

28
Avatar de Lilas DUPONT
17 novembre 2016 à 21h11
Lilas DUPONT
J ai une amie qui doit se lever à 5.30 tous les jours même si l on commence à 10h.. la joie de vivre dans des patelins
0
Voir les 28 commentaires

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