Pourquoi ma première sodomie m’a fait autant de bien que de mal

Dans un élan d'envie et de fougue, Josée a testé et approuvé la sodomie, non sans un petit dommage collatéral...

Pourquoi ma première sodomie m’a fait autant de bien que de mal©freestocks/Pexels


Qui est José·e l'Obsédé·e ?

C’est le nom de plume que n’importe qui peut prendre pour raconter une partie de jambes en l’air un peu spéciale, quel que soit son genre ! (Les hommes aussi sont bienvenus, donc !)

Tu as vécu des histoires de sexe qui mérite d’être entendues, selon toi ? Des anecdotes insolites, amusantes, sérieuses, surprenantes, différentes ou communes ?

Et si tu (te) racontais sous la plume de José·e L’Obsédé·e ? Envoie un mail à jaifaitca[at]madmoizelle.com avec « Josée L’Obsédée » en objet.

Il m’est arrivé une mésaventure dont je risque de me rappeler toute ma vie, car en plus d’un grand plaisir, j’ai ressenti également une grande douleur.

Je sortais d’une rupture récente et j’avais envie de m’amuser. J’habite un studio à Paris et un de mes amis, José, m’a demandé s’il pouvait venir vivre chez moi quelques jours, avant son départ pour Séoul.

J’ai accepté, et nous avons donc passé presque une semaine ensemble. Dès le premier soir, nous avons décidé d’ajouter à notre amitié du sexe sans conséquences.

Ma dernière soirée avec José

L’histoire commence un vendredi.

Un autre ami de l’époque du lycée m’avait envoyé un message me proposant de passer chez lui dans la journée pour jouer à Pokémon (même si nous savions tous les deux que le but de cette rencontre était : le saiks).

Je traverse tout Paris pour aller voir le jeune homme, on discute dix minutes sur son canapé avant de s’embrasser et de nous diriger vers sa chambre.

Nous passons l’après-midi à alterner entre sexe et câlins, puis en début de soirée, je lui dis que je dois partir pour passer ma dernière soirée avec mon José coloc éphémère.

Je rentre donc dans mon studio avec deux boîtes de ramens et José m’y attend avec deux bouteilles de vin (il est barman et choisit donc très bien le vin).

Le programme de notre dernière soirée ensemble : boire. Mais il me prévient qu’il est fatigué et que le sexe ne sera sûrement pas de la partie, ce que je comprends tout à fait.

Ma première sodomie

Nous passons donc la soirée à boire, rire, manger, créer une chaîne YouTube, danser… puis rapidement José revient sur son idée première et me murmure qu’il a envie de moi.

Je le charrie un peu mais l’envie est partagée, nos vêtements s’envolent donc rapidement.

José commence alors à me faire le meilleur cunni de ma vie !

Ensuite il me prend en levrette à côté d’un miroir, ce qui est très excitant, puis il me demande si j’ai envie d’une sodomie.

Je n’en ai jamais fait, mais je me sens très aventurière ce soir-là, j’accepte donc. Je vais chercher sextoy et lubrifiant afin qu’il puisse préparer la zone.

Il est expérimenté, il fait donc ça très bien, et arrive à me pénétrer par-derrière sans me faire mal du tout, j’apprécie même beaucoup ces nouvelles sensations.

Il me murmure de mettre mon gode dans mon autre orifice pour faire une double pénétration, un de mes fantasmes. Je m’exécute sans demander mon reste. Nous finissons notre séance de sexe en beauté et nous endormons tous les deux.

Le lendemain je dois passer le week-end chez mes parents, je lui dis donc au revoir, et vais à la gare.

Un lendemain de sodomie dans la douleur

En ce samedi matin, je sens une légère gêne au niveau de… mon vagin. Mais je me dis que c’est sûrement à cause de ma folle journée de sexe de la veille.

Cependant, au cours de la journée, cette douleur ne fait que s’amplifier. Et le soir, je commence à savoir ce que j’ai.

Sur la conversation de groupe avec mes potes (dont José) nous débriefons ma soirée de la veille (qui est, il faut l’admettre, un peu floue), et soudain tout devient clair.

Le gode qui passe de mon anus à mon vagin ! La douleur est celle d’une mycose, comme j’en ai déjà eu quelques années auparavant…

Une mycose, qu'est-ce que c'est ?

Dans son témoignage J’ai testé pour vous… avoir une mycose vulvaire, cette madmoiZelle te dit tout sur les mycoses vulvaires ou vaginales, leurs causes, symptômes, et les moyens de les soigner.

En voici un extrait :

« Une mycose vaginale, (ou une candidose, qui n’est pas exclusivement génitale, elle peut être buccale ou cutanée) est une infection des organes génitaux produite par un champignon microscopique.

[…] Dans la plupart des cas le champignon en question est le candida albicans. Il faut savoir qu’il déjà naturellement présent dans votre flore vaginale (imaginez que votre vagin est un jardin).

Un dérèglement soudain de quelque nature et hop, c’est le bordel et votre vagin fait une révolution dans votre culotte. […]

C’est une infection des plus courantes (d’après mon médecin) et 75% des femmes en ont eu une au moins une fois dans leur vie (c’est bon, j’ai donné, maintenant PLUS JAMAIS !).

Alors il y a un TAS de raisons pour lesquelles vous pouvez attraper une candidose : porter des vêtements trop serrés ou un bas de maillot mouillé pendant trop longtemps, le stress, le diabète, la fatigue, la grossesse, l’arrivée de vos règles, la prise de la pilule, un mauvais système immunitaire, etc.

Ou vous pouvez avoir la pire poisse du monde (comme moi) et l’attraper grâce (à cause) de quelqu’un, qui, lui (ou elle, mais mon cas, il s’agit d’un il), a déjà une mycose. »

Ça m’énerve car je connais très bien les règles d’hygiène, j’ai fait changer de capote à mon partenaire quand il changeait de trou, mais pour le sextoy, je n’ai vraiment pas réfléchi et je m’en mords les doigts.

La douleur devient de plus en plus vive, ça me gratte, me brûle… on est samedi soir, je suis à la campagne, et donc je n’ai pas accès à une pharmacie avant lundi.

Le reste du week-end se déroule dans la douleur.

J’insulte copieusement (mais amicalement) José pour cette mauvaise idée qu’il m’a soufflé et je cherche sur Internet des remèdes « naturels » pour me soulager temporairement.

Le dimanche j’ai un repas de famille et je suis complètement ailleurs tant la douleur est intenable.

Guérir de ma mycose après une sodomie

Le lundi je suis heureusement de retour sur Paris !

Je sèche mon cours magistral de 10h pour rentrer chez moi, après être passée par une pharmacie où j’ai acheté crème et ovule Monazol, un fongicide qui avait déjà fait ses preuves sur moi la première fois que j’avais été attaquée par ces fichus champignons.

(NB : un ovule est une sorte de capsule à insérer dans la vagin pour traiter une mycose vaginale. L’objet se désagrège dans les heures qui suivent.)

Je rentre, me lave, mets la crème… et je revis.

Je retourne en cours l’après-midi et la crème a déjà énormément atténué la douleur. Le soir je sors dans un bar et je ne pense même plus à ma mycose !

Cette nuit-là, c’est mon meilleur ami qui dort chez moi, et je le fais attendre dans la salle de bain le temps que je mette mon ovule.

Il est au courant de mon problème, prend bien soin de moi et me fait même un gâteau.

Finalement cette histoire s’est plutôt bien finie et je suis contente d’avoir pu m’en débarrasser aussi vite, mais la douleur a été telle que dorénavant je vais faire EXTRÊMEMENT attention à tout ce qui approche ma vulve de près ou de loin.

Et faire plus attention aussi quand je mêlerai sexe et alcool !

Comment pratiquer la sodomie en toute sécurité

Dans son article Le guide ultime de la sodomie, du conseil pratique aux précautions indispensables, Anouk revient sur les bases hygiéniques à adopter pour préserver sa santé lors d’une sodomie :

« Maintenant que vous savez prendre votre pied (ou plutôt votre cul), voici quelques règles de base afin d’éviter que ce bon moment ne vous fasse finir à l’hosto.

La première est d’absolument se protéger avec un préservatif si vous n’avez jamais fait de dépistage avec votre partenaire.

La zone anale est particulièrement dangereuse en ce qui concerne la transmission d’IST et de MST.

Si vous enchaînez une pénétration vaginale, puis une pénétration anale, il n’y a pas de problème. Dans le cas inverse : changez de préservatif, sinon le risque est d’engendrer des infections urinaires ou vaginales.

Même s’il est en apparence super propre, un cul reste un cul, pour parler clairement.

Et pour ne pas voir votre anus ASPIRER ce que vous y mettez, la règle est de ne pas y enfoncer d’élément dépourvu de base assez large (ou qui ne soit pas relié à un corps humain, ce qui fait plutôt une bonne grande base). »

N’hésite pas à aller consulter cet article si tu veux plus d’informations !

À lire aussi : J’ai couché avec cet inconnu rencontré sur le quai du train

Josée L

Josée L'Obsédée

Josée l'Obsédée n'est pas qu'une personne (sinon, elle aurait eu 17 premières fois et 6 sodomies ratées, ce qui fait beaucoup pour un seul corps). C'est la plume des madmoiZelles voulant nous parler de leurs plus folles histoires au lit... ...et au fait, peut-être es-tu toi aussi une Josée l'Obsédée dans l'âme ? Si oui viens témoigner !

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Commentaires

emmabovaryc'estmoi

Si je puis me permettre un avis un peu médical, en passant du rectum au vagin on risque plein d'autres choses qui ne sont pas une mycose, surtout des vaginoses bactériennes type streptocoque ou autre qui elles ne passeront pas avec une crème anti-mycoses, et peuvent devenir graves assez vite.
Donc par pitié, pas d'automédication dans ces cas-là, allez consulter et faites faire un vrai prélèvement pour avoir un traitement adapté ! Les bactéries, ça tue !
Tellement d’accord ! J’étais un peu interloquée en lisant l’article. La mycose c’était le moins pire finalement !
 

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