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Sport

Être une winneuse, ça se travaille : rencontre avec une nageuse olympique

Charlotte Bonnet est une nageuse olympique de 24 ans. Océane a fait sa rencontre, et elle te raconte son parcours de battante et sa manière d’aborder la vie malgré les grosses épreuves qu’elle a traversées.

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de rencontrer Charlotte Bonnet, une nageuse olympique de 24 ans dont je ne connaissais rien et qui m’a beaucoup inspirée !

Rencontre avec la nageuse olympique Charlotte Bonnet

Depuis son plus jeune âge, Charlotte passe sa vie dans l’eau et au bord des bassins, et malgré les épreuves très difficiles qu’elle a dû traverser, elle a réussi à garder son esprit de battante dans le sport, et dans son quotidien.

Si j’ai pu la rencontrer c’est dans le cadre de son entrée dans la grande famille Bridgestone, marque partenaire des athlètes olympiques depuis quelques années.

Bridgestone a comme moi été marquée par la passion, la persévérance et le dépassement physique et mental dont Charlotte a fait preuve au cours de sa carrière sportive…

C’est pourquoi elle fait maintenant partie de cette grande famille avec d’autres athlètes comme Christophe Lemaitre, en tant qu’ambassadrice de la campagne « Poursuit Ton Rêve, Quoi Qu’il Arrive » de Bridgestone !

Pendant cette rencontre, nous avons discuté du tragique décès de la nageuse Camille Muffat en 2015, dont Charlotte était proche comme une sœur.

Suite à cette épreuve elle a dû continuer la compétition coûte que coûte, et elle a entamé un long travail sur elle même avec une psychologue du sport.

Même si à la télé Charlotte a l’air d’être une jeune femme très loin des problématiques que toi et moi avons pu rencontrer dans notre vie, c’est pourtant une meuf de 24 ans comme les autres, et sa manière d’aborder la vie impose le respect !

Charlotte Bonnet nageuse olympique : surmonter les épreuves de la vie

Dès ses 17 ans, après sa première participation aux JO en 2012, Charlotte est propulsée sur le devant de la scène médiatique sportive.

Elle nage depuis toujours, et elle sait qu’elle ira un jour aux JO : c’est son rêve.

Elle fait déjà des sacrifices dans sa vie sociale et familiale pour mettre toute son énergie dans son objectif, mais pour autant, c’est une jeune fille de 17 ans comme les autres… que personne n’avait préparée à une telle exposition.

Elle raconte comment les journalistes se sont rués sur elle, le stress permanent auquel elle a dû faire face, et comment son entourage proche comprenant sa famille l’ont épaulée dans cette épreuve.

En 2015, alors qu’elle doit participer aux championnats de France pour participer aux JO, Camille Muffat, qu’elle considère comme sa sœur, décède dans un accident d’hélicoptère

.

Après cet évènement tragique, Charlotte a eu à peine le temps d’accuser le coup : elle a dû très rapidement retourner dans les bassins pour préparer ses prochaines compétitions.

Et c’est à ce moment-là qu’elle a pris la décision, avec l’appui de ses proches, de demander de l’aide en suivant une thérapie.

Au moment ou je l’ai devant moi, Charlotte est toujours en thérapie, et elle a l’air très sûre d’elle et droite dans ses baskets. Quand elle évoque sa thérapie, elle dit :

« Avant la thérapie j’avais l’impression que j’avais des boulets aux pieds, et qu’on me les a enlevés.

J’avais envie de courir et de tout casser. »

Charlotte Bonne nageuse olympique : une winneuse qui aborde la vie comme une battante

Pour Charlotte, une vie de sportive de haut niveau et une vie de jeune femme comme toi et moi ne sont pas SI différentes. Bien sûr, il y a la médiatisation et l’hygiène sportive en moins.

Mais elle compare volontiers les épreuves qu’elle a traversées avec les épreuves que peut traverser une étudiante dans la vie de tous les jours.

Pour elle, il faut aborder la vie comme une winneuse, et c’est un réel état d’esprit qui se travaille :

« Être une winneuse ça se travaille, dans le sens où, que tu sois une athlète de haut niveau ou pas, tu peux avoir des coups de moins bien, des baisses de motivation parce que tu traverses une période difficile ou juste parce que tu as eu une mauvaise nouvelle dans ta journée.

La chose la plus dérisoire peut avoir un vrai impact sur le moral et la motivation… Mais il faut trouver la force de se convaincre qu’on est une battante, parce que c’est vrai : je suis une battante ! »

Depuis qu’elle a entamé son suivi psychologique, elle a développé des techniques pour mieux appréhender ses compétitions, pour être plus sereine et relâcher la pression.

Et pour elle, entamer une sélection pour les JO et être devant une feuille d’examen, c’est un peu le même schéma !

« Au fur et à mesure que j’ai grandi, j’ai abordé la compétition différemment. Dans mon quotidien je suis quelqu’un de très perfectionniste, et parfois ça a pu me jouer des tours de vouloir être en permanence dans la perfection.

Arriver devant une feuille d’examen ou au bac, c’est la même chose qu’arriver dans un bassin pour affronter 6 ou 7 autres filles pour une compétition.

Et ce que j’ai appris avec ma psychologue, c’est de me rappeler que toutes les épreuves que j’ai traversées auparavant, c’était ça la vraie épreuve, que je me suis préparée à ça, et que maintenant ce n’est pas cette petite course de quelques secondes qui va me faire peur !

Quand tu te retrouves devant ta feuille d’examen, rappelle-toi que tu as travaillé des heures, bouffé plein de bouquins, que tu as travaillé comme une dingue, et tu as fais le plus difficile !

Tu vas forcément le réussir ce putain d’examen, il n’est rien à côté de tout le travail déjà accompli ! »

Poursuivre son rêve, coûte que coûte, c’est la ligne directrice de Charlotte. Se relever de l’échec, toujours, et ne jamais lâcher l’objectif, No Matter What !

À lire : Le roller derby, un sport féministe complètement badass


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Les Commentaires

17
Avatar de HellaSlytherin
9 octobre 2019 à 20h10
HellaSlytherin
@Orfath je suis assez d'accord avec ta vision. Je me suis sortie aussi d'une grosse dépression avec TS, j'ai fait un travail de thérapie de crise, avec une psychiatre, j'ai aussi eu de l'aide de certains traitements pendant un temps mais j'ai également travailler sur moi-même. Je pense que l'un ne peut pas aller sans l'autre. Il ne faut surtout pas culpabiliser les personnes malades parce que c'est pas du tout positif, je suis d'accord. Les "bouge toi le cul", "faut pas s’apitoyer sur ton sort", etc, j'en ai entendu pleins et ça m'aider pas du tout. Par contre pour s'en sortir, il faut avoir ce déclic personnel, être joyeux des petites victoires, prendre les échecs comme des victoires quand même, bref ce genre de chose. Ça aide vraiment, enfin perso ça m'a énormément aidé en tout cas. Mais ça devait venir de moi et pas des autres.

J'ai aussi vu des amis atteint de handicaps similaires au moins se laisser plonger. Je peux comprendre, je l'ai fait pendant un temps, mais mon état de santé était pire au final. J'avais même penser au fauteuil roulant un temps car j'avais mal lors des long trajet à pied. Mais en fait j'avais aussi mal quand je faisais rien. Là j'ai du reprendre le chemin du travail, c'est pas facile tous les jours c'est clair, je galère parfois. Mais finalement, en étant active, j'ai moins mal qua'avant et je retrouve une petite vivalité que j'avais perdu. Rien à voir avec celle d'avant c'est clair, j'ai un gros travail d'acceptation à faire. Mais au lieu de voir le verre à moitié vide, j'ai choisi d'être heureuse de mon sort et d'avancer. Je suis aussi aidée par des professionnels qui sont là pour ça. Et ça ira, même si parfois j'aurais des bas, c'est normal c'est ma maladie, c'est comme ça.

Courage à toutes les personnes qui sont dans des situations complexes en tout cas
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