Les IST sont 3 fois plus nombreuses qu’il y a 4 ans, et les jeunes sont à risques


Selon une enquête récente, le nombre de personnes touchées par des infections sexuellement transmissibles (IST) a triplé en quelques années... surtout chez les jeunes.

Les IST sont 3 fois plus nombreuses qu’il y a 4 ans, et les jeunes sont à risques

Protéger sa santé lors des rapports sexuels n’est pas une option. Avoir une vie sexuelle implique d’être conscient·e des risques que l’on prend, et pas seulement des risques de grossesse non désirée.

Le bilan donné par cette enquête est sans appel : en 2012 étaient recensés 77 000 cas d’infections à chlamydia par exemple, contre 268 000 en 2016. Pour les infections à gonocoque, on passe de 15 000 cas en 2012 à 50 000 en 2016.

Que sont la chlamydia et l'infection à gonocoque ?

La chlamydia est une infection sexuellement transmissible très répandue en Amérique du Nord  en Europe.

Elle est causée par la bactérie Chlamydia trachomatis, et se transmet par des relations sexuelles orales, anales et vaginales non protégées, ainsi que par la transmission de fluides biologiques, et le contact des muqueuses.

L’infection à gonocoque, parfois appelée « chaude pisse » est aussi une infection sexuellement transmissible, causée par la bactérie gonocoque ou Neisseria gonorrhea. Elle est souvent associée à la chlamydia, et son mode de transmission est le même.

Ces deux infections bactériennes peuvent provoquer des symptômes divers comme une sensation de brûlure quand on urine, des pertes vaginales anormales, des douleurs dans le bas ventre ou dans le dos, des pertes de sang entre les règles, des démangeaisons du pénis, ou des douleurs ou enflures des testicules.

Les 15-24 ans sont les plus touchés

L’enquête met aussi en lumière la tranche de population la plus touchée par ces infections : les hommes et les femmes entre 15 et 24 ans.

Selon la responsable de l’unité IST à Santé publique France, cette énorme augmentation peut être due à plusieurs facteurs : une intensification du dépistage, l’amélioration de la sensibilité des tests utilisés, et le fait que les jeunes s’exposent de plus en plus !

Petits rappels utiles pour éviter les IST

Être atteint·e d’une IST ne veut pas forcément dire avoir des symptômes !

Beaucoup d’infections sexuellement transmissibles comme celles à chlamydia et gonocoque peuvent insidieusement prendre le contrôle de ton intimité et s’y installer sans que tu contractes le moindre symptôme, et donc sans que tu t’en rendes compte !

Cela peut provoquer à long terme stérilité, fragilisation des muqueuses et augmentation du risque de contamination par le VIH.

Le préservatif est le seul moyen de se protéger des IST

Le seul et unique moyen — avec la digue dentaire, qui est grosso modo un préservatif pour bouche, utile au moment du sexe oral avec une personne dotée d’une vulve.

Que tu aies confiance en ton ou ta partenaire ou non, que tu connaisses ton ou ta partenaire ou non, qu’il ou elle ait l’air propre ou non, tu ne peux pas savoir !

Alors protège-toi !

Le dépistage est le seul moyen fiable de savoir si tu es infecté·e ou pas

Un dépistage sanguin et urinaire régulier en laboratoire ou en centre de dépistage est le seul moyen d’être sur·e que tu n’es pas contaminé·e. Il est donc bon de prendre l’habitude de l’intégrer à tes rendez-vous annuels !

À lire aussi : Que faire si une capote est coincée dans ton vagin ?

Océane Viala

Océane Viala

Océane est chargée des témoignages sur madmoiZelle ! Sa passion, c’est vos vies, surtout quand elles lui font réfléchir à la sienne. Elle aime aussi le froid, les arbres et les avocats.

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Commentaires

Clematis

@Dragonfena
Comme je te l’ai dit, oui on peut ratisser plus large, avec un médecin traitant, en France, tu avanceras juste le prix de la consultation. Par contre, autant on peut voir pour les hépatites, la syphilis, le vih. Autant l’herpes je ne sais pas. Mais de toute façon le préservatif ne protège pas tout à fait contre ce virus qui touche les muqueuses.
A noter, à part autour de la première contamination (je crois) l’herpès c’est contagieux qu’au moment de l’éruption de boutons (je suis pas calée en médecine, il y a peut-être d’autres madz qui corrigeront).
Après, à l’étranger, je ne sais pas, j’ai fait ça en France.
 

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