Moins payée que ses collègues masculins, une salariée obtient 161.000 euros aux prud’hommes


S'estimant moins payée que ses collègues masculins, une femme a réussi à faire condamner son ex-employeur aux prud'hommes. Il devra lui verser 161 000 euros de dommages et intérêts.

Moins payée que ses collègues masculins, une salariée obtient 161.000 euros aux prud’hommes

Il y a des journées qui commencent mal et puis il y en a d’autres qui donnent de l’espoir. Ce matin, en découvrant dans Ouest France qu’une Nantaise avait réussi à faire condamner son ex-employeur pour discrimination salariale, j’ai oublié direct le ciel gris parisien et mon mal de crâne.

Une salariée moins payée que ses collègues masculins

Cette femme, qui préfère rester anonyme, a passé près de 40 ans chez l’assureur Generali. Au fil de sa carrière, elle a occupé plusieurs fonctions dans l’entreprise et a découvert qu’elle était à chaque fois moins bien payée que ses collègues masculins à poste équivalent.

Or, d’après le quotidien régional elle a toujours eu d’excellents résultats et appréciations de la part de ses supérieurs. Une de ses évaluations citée par le quotidien souligne ainsi qu’elle est une « très bonne technicienne, travailleuse sérieuse dotée d’une grande efficacité ».

Après avoir découvert cet écart de salaire avec ses collègues hommes, la salariée a signalé la situation à son employeur et a régulièrement demandé des augmentations, sans obtenir de rattrapage salarial satisfaisant selon elle.

161 000 euros de dommages et intérêts pour discrimination salariale

Une fois à la retraite, elle a donc saisi le conseil des prud’hommes de Nantes pour obtenir réparation. Et après examen de la situation, celui-ci a estimé que l’employeur était en tort et devait lui verser 161 000 euros de compensation.

La somme est constituée de 151 000 euros correspondant au rattrapage salarial (environ 416 euros bruts par mois de travail), auxquels il faut ajouter 5000 euros de préjudice moral et 5000 euros pour violation des accords relatifs à l’égalité professionnelle en vigueur dans l’entreprise.

Même si la compagnie d’assurance conteste toute discrimination auprès de Ouest France et va faire appel, je pense que cette décision des prud’hommes de Nantes risque de faire réfléchir certains employeurs.

La reconnaissance de la discrimination salariale à cause du genre, et le montant élevé des indemnités pourraient pousser certains DRH à se poser sérieusement la question de la revalorisation des salaires des femmes dans leurs entreprises.

Du moins, je l’espère et je remercie cette femme anonyme d’avoir eu le courage de se battre pour elle (et aussi, d’une certaine manière, pour toutes les salariées françaises).

Et toi, qu’est-ce que tu penses de cette décision ? Tu as déjà été victime de discrimination salariale ? Viens on en parle dans les commentaires !

Clémence Boyer

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