Des filles en école d’ingé – Épisode 13 : les transports


Découvrez le quotidien de 10 étudiantes en école d’ingénieur-e-s avec cette série, en partenariat avec l’ESME Sudria, l’EPITA et l’IPSA !

Des filles en école d’ingé – Épisode 13 : les transports

Devoir aller d’un point A à un point B, d’autant plus si B est à Paris ou en région parisienne, c’est rarement une partie de plaisir. La légende raconte que ceux qui ont choisi d’exercer un métier de chez eux l’ont fait pour éviter les transports en commun et s’assurer de ne plus jamais croiser un monsieur qui reprendrait un classique des Clash à la manière des Gipsy Kings dans le métro ou le RER. Ou pour éviter de se retrouver coincé pendant des heures dans les embouteillages, bloqué à un endroit où on ne capterait que Musette FM. Ou pour ne pas affronter le froid à pied, ou pire, en vélo, avec le risque de moucherons venant mourir dans le globe oculaire.

Alors, en attendant la téléportation, comment faire pour éviter de se stresser en se rendant en cours ? Comment être sûr(e) de réussir à garder son calme sans pour autant avoir recours aux huiles essentielles de lavande qui finissent par nous rappeler beaucoup trop l’odeur des WC (ce qui peut rendre chafouin, le matin, au réveil) ? C’est le point que nous aborderons dans cet épisode.

Solution 1 : prendre un appart à côté

Avant même sa rentrée en 1re année à l’EPITA, Anne s’est rendue à plusieurs reprises à l’école, notamment lors d’une Journée Portes Ouvertes. C’est là qu’elle a réalisé, en faisant le trajet avec sa mère, que l’établissement scolaire était situé beaucoup trop loin pour qu’elle puisse rester vivre chez ses parents. Imaginez un peu : entre la maison et l’école, il y avait 1h45. Soit la durée moyenne d’un film (sauf certains films d’auteur ou de Peter Jackson, qui en font parfois le double, mais ça revient au même puisque les chances sont grandes de s’endormir au milieu). C’est pourquoi Anne a commencé à chercher un logement plus près : « J’ai trouvé avant la rentrée chez des particuliers. Je vis dans une chambre séparée de leur maison et on ne se croise pas souvent. C’est un peu bruyant puisque c’est une famille de 4 enfants, mais c’est à 5 minutes de l’école alors je ne vais certainement pas me plaindre ».

Solution 2 : voir le bon côté des choses

Malgré le plaisir de n’avoir qu’à sauter du lit pour être en cours, tout le monde n’a pas choisi cette option. De son côté, Sophie, en dernière année à l’IPSA, n’a jamais vraiment vu le trajet pour aller en cours comme une corvée. En tout, elle doit compter 35 à 40 minutes de métro et de RER pour se rendre en cours, ce qui monte donc à 1h20 aller/retour. Mais c’est un choix de sa part, puisque son école est située à Ivry-sur-Seine et que le fait de vivre dans Paris même plutôt que là-bas compense les quelques minutes de transports en commun. « Et puis, le RER me dépose au pied de l’école alors à part les jours de panne de signalisation ou de grève, je me trouve plutôt chanceuse ».

Avec l’ESME Sudria, Fantine a cours sur 2 campus (à Montparnasse et à Ivry). Dans le 1er cas, elle n’a « que » 30 minutes de métro, dans le 2e, 1h de transports. Pour autant, même si cela paraît énorme aux claustrophobes qui se cognent contre les murs en pleurant chaque fois qu’ils se retrouvent dans un espace clos (je parle de moi, en fait, ne vous sentez pas visé-e-s), ça ne la dérange pas : « Quand je vois que d’autres personnes mettent entre 1h30 et 2h pour venir chaque matin, je n’ai vraiment pas à me plaindre ».

Comment s’occuper ?

Les transports, c’est long : comment faire, donc, pour se donner l’illusion que le temps passe plus vite ? C’est avec plaisir que je vous aurais conseillé d’organiser une session karaoké dans le métro et un cours de zumba dans le RER, mais pour avoir moi-même testé l’expérience, je réalise avec tristesse qu’aucun des autres usagers ne vous suivra.

Alors pourquoi ne pas bosser ses cours ? « Pas de révisions ! », me répond Sophie, qui préfère largement décompresser en écoutant de la musique tout en lisant ou en jouant sur son téléphone. Même chose pour Fantine qui en profite également pour faire marcher son cerveau tout en douceur : « Il m’arrive de rêver. Le matin, j’organise ma journée, le soir je pense à ce qu’il me reste à faire. C’est aussi le seul moment où j’ai l’occasion de refaire le monde. […] Et j’arrive à l’école ou chez moi avec des idées plein la tête ».

Ou comment faire d’un trajet en métro une phase de transition entre chez soi et les cours, les cours et chez soi.

Alors, vivre à Paris ou dormir le plus longtemps possible parce qu’on habite à côté de l’école ? Gros dilemme. C’est un peu comme si on me demandait si je préférais ma mère ou mon père ou encore la mayonnaise ou le ketchup…

Retrouvez tous les épisodes de la série, les portraits mensuels et l’actu des femmes dans le secteur high-tech sur Femme Ingénieure.

Sophie Riche

Sophie Riche

Eh, salut toi ! Avant, mon pseudo, c'était Sophie-Pierre Pernaut, mais comme c'était un peu long et que j'aime bien mon vrai nom, j'ai repris mon blaz. Mais bon, tu peux m'appeler Sophie-Pierre Pernaut ou Sophie-Pierre ou SPP ou même dauphin. C'est toi qui choisis. Sinon J'ai 25 ans jusqu'à ce que j'en ai 26, puis 27 et ainsi de suite jusqu'à ce que je meurs ; tu connais le principe.

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Commentaires
M

mageria

billboard;4017195 a dit :
L'article est sympa mais je vois pas trop la spécificité "école d'ingé"... C'est un peu le même problème pour tout le monde, lycée, fac, école, travail...
C'est vrai que je ne vois pas trop l'intérêt de cet article. Qu'on soit aux études ou que l'on travaille, on est beaucoup à avoir des temps de trajets de ce genre ou même plus long.
Et on trouve tous de quoi s'occuper dans les transports.

Donc article pas vraiment intéressant pour ma part (et pas spécifique aux ingé).
 

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