D’une fac d’espagnol à madmoiZelle, découvre mon parcours

Mathilde a eu un parcours tout à fait linéaire avant de venir chez madmoiZelle. C'est faux. Découvre ses péripéties et son métier aux multiples facettes !

D’une fac d’espagnol à madmoiZelle, découvre mon parcours
Nos parcours scolaires

L’équipe de madmoiZelle te raconte ce qui l’a menée à bosser dans le magazine ! De quoi t’inspirer pour ton propre parcours scolaire !

Si tu imagines que j’ai eu un parcours linéaire et que je suis arrivée chez madmoiZelle d’une manière logique, tu vas au-devant de graves désillusions.

Prépare-toi donc à découvrir un parcours aux moultes péripéties, dont l’absurdité aura peut-être au moins pour conséquence de te montrer que quels que soient tes objectifs, il y a un moyen de les atteindre.

Et ce, même si tu ne sais pas encore quel boulot tu veux faire ; j’y reviendrai.

D’une scolarité « atypique » à une fac de langues

J’ai passé et obtenu un bac S (spécialité SVT) alors que je venais de fêter mes 15 ans. Alors je parle généralement d’une scolarité « atypique », rapport que j’ai sauté 3 classes.

J’ai pas à me plaindre, j’avais généralement d’excellents résultats et la curiosité nécessaire pour m’intéresser à ce que j’étudiais en cours.

En vérité, l’école a été un vrai calvaire et j’ai pas mal galéré à ma manière.

J’ai été virée d’un lycée, j’ai eu une période de phobie scolaire, bref, je n’étais pas sûre que le monde universitaire me conviendrait tant que ça.

J’y suis quand même allée, parce que depuis la 3ème, je savais que je voulais devenir prof d’espagnol en collège et lycée.

Pour savoir où me diriger, j’ai demandé conseil à des enseignantes, et me suis renseignée par moi-même pour compléter.

On m’avait parlé des filières L.E.A (Langues Étrangères Appliquées) et L.L.C.E (Langue, Littérature, Civilisation Étrangère ou Régionale), j’ai opté pour la seconde.

Comme nombreux sont les établissements à proposer ce cursus, je me suis à nouveau appuyée sur les conseils d’une prof, et j’ai mis en premier choix l’Université d’Avignon, sans trop savoir à quoi m’attendre là-bas.

C’était beau ❤️

J’ai été prise sans problèmes, ce, malgré mes notes plutôt catastrophiques en Terminale, une période durant laquelle je ne suis pas allée en cours pendant 6 mois.

Ça n’était pas gagné, mais j’avais de bonnes appréciations et d’excellents résultats en espagnol. Même en étant en S, je pense que ça a compté.

Mes premières années en LLCER Espagnol

Au départ, j’ai été déçue de voir que les enseignements étaient encore assez généralistes, et pas aussi spécifiques que je l’espérais.

Dans la promo, il y avait de nombreuses personnes qui étaient là « par hasard » ou « par défaut », beaucoup ne parlaient pas encore espagnol couramment…

Bref, ça se rapprochait beaucoup du lycée.

J’ai donc commencé à apprendre hors des cours, à approfondir, à me cultiver au maximum.

Au fil du temps, les sujets abordés en cours sont devenus de plus en plus précis, et j’ai trouvé l’enseignement plus spécialisé que je recherchais. Les bancs de ma promo se sont vidés de ceux et celles qui n’étaient pas là par passion.

Même si j’ai eu beaucoup de mal à fonctionner avec les personnes avec qui j’étudiais, nous avancions plus qu’au tout début.

L’équipe enseignante, un atout incroyable à l’université

J’ai eu une équipe enseignante FOR-MI-DABLE, des pédagogues incroyables, à l’envie de transmettre et à la passion folles.

J’étais dans une université à taille humaine, ce qui correspondait totalement à mon mode de fonctionnement, et dans une toute petite promo.

Les profs nous connaissaient individuellement, vraiment. C’est ce qui m’a permis d’aller jusqu’au bout de ma licence malgré 5 mois d’hospitalisations et un suivi médical quotidien ultra strict une fois sortie.

Bon, j’ai redoublé une fois, mais j’ai essayé de le vivre comme une opportunité d’apprendre encore plus. Même si ce serait mentir que de dire que ce n’est pas un échec à mes yeux.

Quoi qu’il en soit, je savais pourquoi j’étais là. C’est ce qui m’a aidée à accepter les moments moins cool de ma formation.

J’ai adoré. J’étais passionnée, tout m’intéressait, je voulais sans cesse en savoir plus. J’ai lu, vu des films, participé à des colloques, été à des expos, écouté des podcasts, joué des pièces de théâtre, puis voyagé lorsque j’en ai eu l’occasion.

J’ai même donné des cours à la place et avec l’aide de mes profs. Chaque exposé était pour moi l’occasion d’en apprendre le plus possible sur un nouveau sujet, et de transmettre ma passion ne serait-ce qu’un tout petit peu aux autre étudiantes.

Bref, j’étais à fond, et les études c’est ma passion.

C’était même mon favori de l’année 2018 !

M’investir à côté de ma licence d’espagnol, ma solution pour kiffer mes études

Il se trouve que mon grand problème, durant ma scolarité, c’était l’ennui. Et aussi stimulant que soit mon environnement, le sacripan a tendance à revenir s’insinuer dans toutes les failles qui se présentent à lui.

Couple ça au fait que je suis incapable de rester inoccupée, et tu découvriras ce qui a fait ma joie pendant 4 années : les assos étudiantes.

Je me suis engagée dès ma L1 (première année de licence) dans plein d’assos et à tous les niveaux : depuis les ventes pour une soirée de BDE à des rendez-vous pour défendre les biens matériels et moraux des étudiant·es dans les ministères.

J’ai parlé de cette expérience d’engagement dans ce podcast (j’étais un BÉBÉ 😱)

C’est là que j’ai le plus rencontré de monde, et c’est là que j’ai le plus appris. J’ai touché à tout et maîtrisé des capacités desquelles je n’aurais jamais ne serait-ce qu’entendu parler sans cela.

J’ai rencontré des personnes qui ont joué des rôles cruciaux dans ma vie et dans ma construction, que je n’aurais jamais croisées par hasard.

À côté de tout ça, j’avais un job étudiant au sein même de mon établissement : je bossais dans le service d’orientation où j’accueillais et aiguillais les étudiant·es, lycéen·es et toute autre personne qui avait besoin de renseignements et de conseils.

C’était hyper instructif pour comprendre comment fonctionne l’enseignement supérieur en France et ailleurs.

Comment j’ai rencontré « les meufs de madmoiZelle » grâce à l’associatif étudiant

C’est grâce à l’associatif que j’ai rencontré Clémence Bodoc, rédactrice en chef de madmoiZelle.

J’ai monté un événement au sein de l’université, promouvant l’égalité et la tolérance. Comme j’organisais cela seule, je me suis dit que j’allais en profiter pour kiffer, et j’ai décidé d’inviter madmoiZelle, que je suivais assidûment, à y participer.

Long story short : j’ai dû insister pas mal pour réussir à faire en sorte que quelqu’un vienne, mais j’ai fini par réussir à convaincre Clémence, que j’ai donc accueillie deux jours à Avignon. C’est à cette occasion que nous avons réellement discuté.

Ça a été un immense coup de cœur !

Elle m’a dit que ce serait cool que je vienne faire un stage chez mad à l’occasion, j’ai gardé l’info en tête et je l’ai laissée maturer.

Entre temps nous nous sommes recroisées, puis j’ai fini par me décider, et faire un mois de stage à la rédac. Ça s’est ultra bien passé, elle et Fab m’ont proposé de venir travailler chez mad.

Et… j’ai dit non.


Meilleure manière d’avoir un taf chez mad, n’est-ce pas ?

J’ai continué à écrire pour madmoiZelle pour mon propre plaisir tout en continuant mes études (littéralement, parce que j’écrivais en cours) (ne faites pas ça).

Je voulais finir mon cursus avant d’envisager cette option. Je m’étais en plus découvert une passion pour la recherche, et j’avais à présent envie éventuellement d’aller jusqu’au doctorat.

Et puis à force d’y penser, je me suis dit que j’étais en 3ème année de licence avec des chances honnêtes de la valider, que j’étais jeune, et que si je voulais reprendre les études plus tard, même dans 5 ans, j’aurais un âge raisonnable comparé à mes futur·es camarades de promo.

Et puis 19 ans, c’est un super âge pour tout plaquer et tenter des trucs, même à l’autre bout de la France, même si ça fait peur, surtout si ça fait pas partie du plan.

J’ai donc fini par rappeler Clem, échangé avec elle et Fab, et je suis revenue pour 3 mois de stage, profitant de mon statut étudiant, tout en sachant que le stage déboucherait fort probablement sur un C.D.I.

— Tu veux bosser ici ?
— Non merci bisous ciao.
— …
— Mdr mais non c’était une blague.
— Ptdr t’es con !

Et bim, badaboum, 3 mois plus tard, je signais un C.D.I. chez mad 🎉.

J’ai su entre temps que j’avais obtenu ma licence, donc j’ai pu rester à Paris avec l’esprit tranquille.

« C’est quoi exactement, ton taf, chez madmoiZelle ? »

Bon, à présent, il s’agit de définir ce que je fais chez mad, comment j’en suis arrivée à ces missions, qui sont bien entendu tout à fait en lien direct avec les études que j’ai faites.

Quand je suis arrivée, je suis rentrée au sein de la rédaction, dans le pôle actu/société/témoignages.

J’étais également là pour soutenir Clémence, rédac cheffe, au quotidien.

— Ah mdr t’es vraiment venue en fait !

Accessoirement, j’aidais régulièrement aux relectures « zéro fautes » des articles, rapport que tout de même j’ai fait des études de langue, et donc de grammaire (ok c’était la grammaire espagnole, mais bon).

J’ai très clairement passé un deal avec Clémence sur ce que j’avais envie de retirer de cette expérience.

Je voulais — je veux – absolument apprendre, le plus possible, dans le plus de domaines possibles. Je sais que je ne resterai pas ici éternellement, alors autant m’y enrichir vraiment !

De fait, j’ai assez vite pris d’autres missions. Je suis notamment responsable du référencement web (SEO, pour les intimes), qui permet à madmoiZelle d’arriver le plus haut possible dans les suggestions de Google.

Un concours de circonstances provoqué mon passage, initialement temporaire, à la régie commerciale de madmoiZelle.

Je m’occupais là-bas de l’opérationnel, c’est-à-dire que je faisais en sorte que tous les partenariats que nous avions mis en place se déroulent correctement.


OUI BIEN SÛR CE PARCOURS EST TOUJOURS LOGIQUE ET LINÉAIRE 🤡🤯🎉

La seule mission que j’ai gardée de la rédaction était le SEO, même si je continuais à écrire quand j’avais quelques minutes, parce que j’aime ça.

Mon envie de faire le plus de trucs différents possibles chez madmoiZelle

Bim, nouveau concours de circonstances, et quelques mois plus tard, me voilà en charge des partenariats dans le milieu de la littérature, notamment.

Je m’occupe à présent de démarcher des maisons d’édition, pour trouver de chouettes livres dont te parler et au passage financer madmoiZelle (et Rockie !).

En plus de cela, je produis la plupart du temps moi-même les contenus que je vends, ce qui me permet d’avoir un pied à la régie, et d’en garder un à la rédaction.

Tu as dû comprendre en lisant les précédentes lignes, je n’aime pas me cantonner à une seule mission. Si celle-ci occupe le gros de mes journées de travail, lorsque je peux filer un coup de main ailleurs, je le fais.

Je continue donc à écrire, suis toujours responsable du SEO, et si j’ai le temps de relire et corriger un article je m’en fais une joie.

Grâce à Louise et Doro, j’ai aussi appris à mixer pour les Grosses Teufs madmoiZelle ! Une nouvelle expérience incroyable et incroyablement impromptue, aussi.

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C’EST BIENTÔT LA GROSSE TEUF MADMOIZELLE SOIRÉE PYJAMA 👘 !! (Prends ta place moins chère en cliquant sur le lien dans ma bio) . Cette photo d’@ottozns immortalise la première fois où j’ai mixé. Il y en a eu une autre depuis. La prochaine, c’est à la #GrosseTeuf madmoiZelle, et ce sera la 1ère fois que je viendrai sans avoir préparé mon set. Mais pas sans être préparée, bien sûr 😎 ! . Viens t’égosiller au karaoké géant, danser face aux rédactrices de @madmoizelledotcom et me soutenir pendant que je fondrai intérieurement vendredi 22 mars ! Le lien pour avoir tes places moins chères est dans ma bio 🎉 . . #madmoiZelleArmy #DJSet #Karaoké #KaraokéParis #PartyHard

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Et c’est stylé

Et la suite, chez madmoiZelle ?

Je serais incapable d’avoir juste des fonctions limitées sur une longue durée. J’ai besoin de changement. Alors, forcément, j’ai envie de découvrir d’autres aspects de la boîte.

Je sais que quand je maîtriserai ce que je fais actuellement, quand j’aurais un peu fait le tour, j’aurai besoin de renouveau.

J’espère poursuivre cet apprentissage perpétuel et tenter de nouvelles choses au sein de madmoiZelle encore quelques temps. J’espère pouvoir m’y former, et apporter aussi tout ce que j’ai à donner.

J’espère transmettre mon savoir et les compétences que j’acquiers à celles qui prendront la suite.

Mon objectif est toujours d’être chercheuse à l’université, et je crève d’envie de reprendre mes études là où je les ai laissées. En même temps, je sais que peut-être d’autres opportunités et d’autres passions se présenteront à moi.

Ma conclusion, c’est que je ne suis pas « arrivée » chez madmoiZelle : mon parcours est loin d’être fini.

En toute honnêteté, ça n’a même jamais été vraiment un objectif, plus une succession d’heureux hasards et d’opportunités saisies. madmoiZelle sera une étape de mon parcours, qui je l’espère me mènera loin. La suite, on verra bien !

À lire aussi : La réorientation scolaire, tu y penses ? Elles l’ont fait, voici leur histoire !

Mathilde Trg

Mathilde Trg

Relectrice « zéro faute » hors-pair, Mathilde est aujourd’hui l’interlocutrice des maisons d’édition désireuses de faire connaitre leurs œuvres sur madmoiZelle. Elle est aussi obsédée par les e dans l’o (œ) que par Orelsan (à toi de juger ce qui est le plus grave), et prononce les noms espagnols avec l’accent.

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Commentaires

Mathilde Trg

@cococat Excellente question ! Mes profs voulaient effectivement que j'aille en L. Mais encore une fois, ça revient à ma curiosité : j'adore les matières scientifiques, et j'avais très envie d'approfondir. J'en avais les capacités aussi, puisque j'étais plutôt bonne. Donc j'ai insisté pour aller en S, parce que je me disais que de l'espagnol, j'allais probablement en faire toute ma vie, et qu'en bossant un minimum j'aurai le niveau suffisant pour ma fac. Je ne regrette absolument rien :)
Merci beaucoup @Maini @Couettecouette ! Je suis heureuse que ça vous plaise, et si ça a pu vous inspirer plus encore :fleur:
 

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