Black Mirror saison 5, une belle leçon de diversité

Ce n'est peut-être pas la meilleure saison de l'anthologie d'anticipation, mais pour Queen Camille, l'effort de diversité au casting reste le point fort de la série.

Black Mirror saison 5, une belle leçon de diversité

Hier soir, j’étais suffisamment de bonne humeur pour prendre le risque de mater la saison 5 de Black Mirror.

Black Mirror, la saison 5 d’une série qui me déprime

Je précise mon niveau de bonhommie car cette série d’anticipation a le don de réduire mon moral en miettes de chips. 

Il vaut donc mieux que j’ai passé une sacrée bonne journée si je veux pouvoir regarder les aventures technologiques et torturées de cette anthologie sans avoir envie de m’ouvrir les veines avec du papier.

Excitée par la sortie de 3 nouveaux épisodes sur Netflix MAIS prudente, je choisis d’entamer mon visionnage par « Rachel, Jack & Ashley Too », amadouée par les cheveux roses du personnage interprété par Miley Cyrus sur la miniature.

J’imagine que ce chapitre qui met en scène la chanteuse pop américaine ne sera pas trop dark… et j’ai raison.

Cette dernière saison ne m’a pas filé autant de frissons qu’espéré, mais elle m’a ravie par l’originalité de ces personnages.

Black Mirror, saison 5 : des personnages qui célèbrent la diversité

Je ne vais pas te spoiler les intrigues plutôt efficaces de ces derniers épisodes mais je peux te conter pourquoi, à défaut de trembler sous mes draps, j’ai apprécié les efforts des scénaristes pour présenter des personnages qui sortent de l’ordinaire.

Dès les premières minutes de « Rachel, Jack & Ashley Too », je me fais la réflexion que tous les protagonistes principaux sont des femmes.

Il y a d’abord Rachel, une ado timide mais pas niaise, puis sa sœur fan de rock, Miley Cyrus en popstar déprimée, et enfin la manager de cette dernière, femme de pouvoir qui ne s’en laisse pas compter.

Bref, un casting féminin divers et intelligent qui montre que – incroyable – les femmes ont d’autres préoccupations que l’amuuur et leur apparence. 

Depuis la réplique devenue culte de Maeve sur les personnages féminins complexes dans Sex Education, c’est un truc auquel je porte encore plus d’attention qu’avant.

Il est évident que la pop culture, et les objets filmiques en particulier, forgent nos représentations des genres.

Quelle joie donc de voir à l’écran des personnages forts qui cassent les stéréotypes. Mention spéciale pour la grande sœur sombre de Rachel qui m’a fait pensé à une Jack Parker ado plus vraie que nature pendant 1h.

Black Mirror, saison 5 : des personnages noirs

Ça parait évident en fait, mais l’homme cis blanc hétéro reste le modèle par défaut du héros dans la plupart de ce que je peux voir à l’écran, le personnage neutre.

Lorsqu’une femme occupe sa place, c’est forcément connoté et l’on crie au génie féministe. Et si un film met à l’honneur des personnages noirs, il devient illico macias un objet de ralliement communautaire.

Laissez-moi oser la comparaison avec les films pornos. Dès qu’un corps mis en scène sort de la norme (ex : femme blanche et mince à gros seins), il est fétichisé, rangé dans une catégorie à part. Il ne peut exister qu’en regard du référentiel dominant.

Je rêve d’un monde où les séries, les films et les trucs de cul soient autorisés à montrer la diversité sans en faire un argument marketing. Un monde où les hommes ne se demandent plus s’ils peuvent suivre une chaîne YouTube tenue par une femme.

Le premier épisode de la saison 5 de Black Mirror m’a laissé entrevoir cet univers de possibles avec ses personnages noirs dont la « négritude » n’a pas de fonction scénaristique.

Black Mirror, saison 5 : merci pour la modernité

Ça me parait fou d’écrire ça en 2019, de m’extasier devant le fait que des femmes et des gens noirs puissent avoir des rôles « normaux ».

Mais ce weekend j’étais devant la télé de ma mère, comme cela m’arrive rarement, et je n’ai pu que constater que les pubs s’appuient toujours sur des conceptions arriérées des genres,en mode femmes à la vaisselle et hommes au volant.

Alors on pensera ce que l’on veut de ces derniers opus édulcorés quelque peu, il est vrai, par Netflix, mais merci Black Mirror pour la modernité.

Merci de montrer des vrais êtres humains et de faire comme si de rien n’était alors que c’est encore trop rare dans ce que l’on nous donner à mater…

Et toi, que penses-tu de la diversité des personnages à l’écran ? Tu as regardé cette dernière saison ? 

À lire aussi : Pourquoi j’en ai marre que les personnages queer meurent dans les séries

QueenCamille

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Commentaires

ChochanaRose

Cette saison était décevante est vraiment trop moralisatrice à son goût (j'explique pourquoi dans la balise spoiler). Et attendre autant de temps pour juste 3 épisodes, bof...

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