6 films d’amour (très différents) à savourer sur Netflix pour la Saint-Valentin


Amours déçues, plurielles, libres ou enterrées : voilà 6 romances éclectiques à regarder pour la Saint-Valentin, seule ou accompagnée.

6 films d’amour (très différents) à savourer sur Netflix pour la Saint-Valentin

Février rime avec « On se pèle le cul », « C’est quand l’été, putain » et « C’est où les Bahamas ».

Non ? Pas pour vous ? Ok, c’est peut-être moi qui suis au bout du rouleau de l’hiver. Heureusement, ma fête préférée (après Noël quand même car le pain d’épices VMVS) arrive à grands pas.

La Saint-Valentin, j’en suis bien consciente, sert surtout à faire les beaux jours du capitalisme. Oui mais voilà, moi j’aime l’amour, j’aime la guimauve, j’aime les couleurs tendres et les chocolats qui fondent sous la langue.

Qu’on soit célibataire ou en couple d’ailleurs, notre statut amoureux n’altère rien à notre inclinaison pour le 14 février.

Car ce que je préfère par-dessus tout, à cette date-là, c’est évidemment de mater des films à l’eau de rose sous la couette. Seule, à 2, ou à 18.

C’est pareil pour vous ? Vous devriez alors savourer les romances qui suivent et qui sont toutes disponibles sur Netflix.

Malcolm & Marie, de Sam Levinson, sur Netflix

Malcolm & Marie, on vous en parle en long, en large et en travers depuis qu’on l’a vu, quelques jours avant sa sortie sur Netflix (le 5 février dernier).

Dans les colonnes ciné-séries, dans l’épisode du podcast Laisse-moi kiffer à venir, en stories : on le vend comme si on l’avait nous-même fabriqué.

Il faut dire qu’il est puissant, le nouveau Sam Levinson avec Zendaya (les deux avaient d’ailleurs tafé ensemble sur Euphoria).

Il raconte l’histoire en temps réel de Malcolm, un réalisateur de films médiocres, dont tous ont pâti d’une mauvaise presse, qui a fait un triomphe quelques heures avant l’ouverture du film, lors de la première de son nouveau long-métrage — l’histoire d’une jeune femme noire de 20 ans accro à la drogue, qui tente comme elle peut de vaincre ses démons.

Pour la première fois, Malcolm est acclamé, comparé aux plus grands réalisateurs de son époque et des précédentes. Marie, compagne du réalisateur, le sait très bien : leur vie va changer. Car en peu de temps, son amant est devenu l’un des plus gros poissons de la mare et que tout le monde va, d’après elle, « lui lécher le cul ».

Marie en veut à Malcolm. Non qu’elle soit foncièrement jalouse du succès de son partenaire, mais celui-ci a commis une bourde plus ou moins volontaire : il ne l’a pas mentionnée dans son discours de remerciements…

Malcolm & Marie est un film d’amour (en noir et blanc) comme on en voit trop peu, un film éprouvant mais solaire, dont on sort difficilement optimiste mais en tout cas secouée.

Ton nom en plein cœur de Kuang-Hui Liu, sur Netflix

Voilà un contenu qui mériterait d’être un milliard de fois plus connu et consommé.

Kuang-Hui Liu, un cinéaste taïwanais qui fait des romances compliquées sa spécialité, raconte dans Ton nom en plein cœur la passion furieuse qui unit Jia-han et Birdy.

Jia-han et Birdy sont deux garçons qui, en 1987, après la fin de la loi martiale à Taïwan, tombent fous amoureux l’un de l’autre en dépit du climat hostile qui les enveloppe.

En effet, à Taïwan, surtout dans les années 1980, il n’est pas bien vu d’être gay.

Dans un contexte d’homophobie abominable, envers et contre toute pression d’une famille comme de l’autre, ces deux hommes vont s’aimer très fort.

Un film porté par Edward Chen et Chin-Hua Tseng devant lequel on vous met au défi de ne pas pleurer toutes les larmes de votre corps.

Newness, de Drake Doremus, sur Netflix

Quelques années après avoir sorti l’acclamé À la folie avec Anton Yelchin, Felicity Jones et Jennifer Lawrence, Drake Doremus, expert quand il s’agit de décortiquer les amours mais aussi les grandes déceptions de jeunes gens, a sorti pour Netflix le bouleversant Newness.

Nicholas Hoult et Laia Costa y campent deux amants qui très vite tombent amoureux.

Sans beaucoup y réfléchir, ils passent un cap et s’installent ensemble. Seulement, leurs vieilles habitudes reviennent au galop et le couple se met sur des applis de rencontre, à la recherche d’un frisson nouveau.

Ce qui aurait pu virer au drame finit par plaire au couple. C’est décidé : ils auront désormais le droit d’aller voir ailleurs. Une seule condition : l’honnêteté.

Elle couche avec un homme plus âgé, il drague des meufs en soirée. Telle est désormais leur vie.

Mais c’était sans compter sur les non-dits, qui arrivent lentement, et parasitent le contrat initial.

Avec beaucoup d’intelligence, Drake Doremus pose son regard sur les amours qui naissent puis meurent.

Sans complaisance ni misérabilisme, il nous susurre à l’oreille qu’essayer est le meilleur moyen de savoir ce que l’on veut, et ce qu’on ne veut surtout pas.

Et il nous rassure : tout seul, comme à deux ou à trois, on a le droit de s’ennuyer…

À tous les garçons que j’ai aimés 3, de Michael Fimognari, sur Netflix

Changement total d’ambiance avec cette teen-saga qui a pété tous les scores de Netflix à l’international au moment de la sortie de son premier volet en 2018.

Je me rappelle avoir d’abord râlé à l’idée de devoir le mater pour en faire une critique, avant d’être franchement tombée dedans, comme on tombe d’une chaise.

En même temps, elle est efficace, la recette de À tous les garçons que j’ai aimés, puisqu’elle mélange codes du romantisme pur avec un soupçon de multiculturalisme, le tout porté par un très jeune casting d’acteurs talentueux : Lana Condor, Noah Centineo.

À deux jours de la Saint-Valentin, À tous les garçons que j’ai aimés 3 pointe le bout de son nez, pile à temps pour régaler les amateurs de guimauve (dont je fais désormais partie).

L’intrigue se concentre surtout sur le personnage de Lara Jean, qui après avoir passé des vacances extraordinaires en Corée du Sud s’apprête à entamer sa dernière année de lycée avec son amoureux (toujours le même) Peter Kavinsky.

Oui mais voilà, qui dit dernière année de lycée, dit arrivée à grands pas de l’université… Un gros changement qui pousse Lara Jean à une vraie introspection.

Que va t-elle vraiment faire de son avenir ? Qu’adviendrait-il de sa relation si Peter et elle n’étaient pas acceptés dans la même université ? Deux questions parmi les mille qui la taraudent.

On vous avoue qu’on prévoit de se le mater dès ce soir !

Elisa y Marcela, d’Isabel Coixet, sur Netflix

Il est rare que l’on parle des romances ibériques, et pourtant les Espagnols ne sont pas les derniers quand il s’agit de faire appel aux grands sentiments.

La preuve avec le tout délicat Elisa y Marcela de la réalisatrice Isabel Coixet, qui s’inspire d’une histoire vraie.

Celle d’une Galicienne prénommée Elisa Sanchez Loriga qui se fait passer pour un homme afin d’épouser celle qu’elle aime à la folie, Marcela Gracia Ibeas.

Un film lui aussi trop méconnu et qui mériterait pourtant toute l’attention du public.

Au même titre qu’il s’est attiré les faveurs de plusieurs grands festivals, parmi lesquels la Berlinale où il a été nommé pour l’Ours d’or (s’il vous plaît), le Grand prix du jury, et l’Ours d’argent du meilleur réalisateur.

On vous le conseille de tout notre cœur. Après tout, n’est-ce pas le jour de l’utiliser ?

A Ghost Story, de David Lowery, sur Netflix

Parce qu’on tient à vous donner du choix, il est de notre devoir de vous suggérer aussi des films plus difficiles à consommer, tant pour leur lenteur que pour les thématiques qu’ils décortiquent.

En cela, A Ghost Story est un parfait exemple.

Il ne traite pas d’une rencontre, des premiers mois d’ardeur, de baisers mouillés, mais bien de la perte d’un amant, d’un mari.

A Ghost Story, c’est le film d’amour qui nous a le plus brisé le cœur ces dernières années.

L’histoire d’un homme décédé devenu fantôme qui rend visite à sa femme en deuil dans la maison de banlieue qu’ils partageaient, pour y découvrir que dans ce nouvel état spectral, le temps n’a plus d’emprise sur lui.

Condamné à ne plus être que simple spectateur de la vie qui fut la sienne, avec la femme qu’il aime par-dessus tout et qu’il ne peut plus se contenter que de contempler.

Tristesse garantie mais film incontournable selon nous. Vous avez désormais six films très différents mais tous prenants, à regarder pour la Saint-Valentin.

Et comme je suis généreuse, je vous conseille aussi Moonlight sur Prime Vidéo, Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait (notre coup de cœur de l’année) sur Canal+, HER sur OCS ou encore Carol sur Prime Vidéo.

Ne venez pas dire que vous êtes à court d’idées !

À lire aussi : « À tous les garçons que j’ai aimés 3 » est dispo sur Netflix

Kalindi Ramphul

Kalindi Ramphul


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