Pourquoi le sujet du viol conjugal me donne envie de casser des trucs

Le consentement n'est pas une option avant une relation sexuelle, même au sein d'un couple.

Pourquoi le sujet du viol conjugal me donne envie de casser des trucs
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Non c’est non.

Ça a l’air évident dit comme ça. Et pourtant je passe ma vie à redéfinir la notion de consentement dans le cadre de la sexualité…

Parce que non je ne veux pas de thé, c’est clair, mais non je ne veux pas coucher avec toi, ça ne l’est apparemment pas. Et encore moins au sein d’un couple.

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Le consentement au sein du couple n’est pas optionnel

Comme j’évolue dans des sphères féministes, et que je suis entourée de personnes qui pensent comme moi, c’est choquant d’être tout d’un coup confrontée à ce contre quoi je me bats au quotidien dans ma vie privée.

Je n’ai jamais été mariée et je n’ai jamais eu d’enfant, je n’ai même jamais vécu avec mon copain en appartement.

Et pourtant ce que raconte ce film, réalisé par Florent Sabatier dans le cadre du Nikon Film Festival, je l’ai vécu.

Quand mon propre copain, une personne aimante, et que j’aime et désire, répond à mon « non je n’ai pas envie de coucher avec toi maintenant » un « mais t’inquiète tu n’as rien à faire, je m’occupe de tout »…

Qu’est ce que je suis censée faire et penser ?

Regarde Un Consentement en lice pour le Nikon Film Festival

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Suis-je censée comprendre que mon désir et mon envie sont secondaires par rapport à mon corps dans la relation sexuelle ?

Que le sexe au sein de notre couple n’est qu’une relation à sens unique, une manière pour lui de se vider pour passer à autre chose ?

Va-t-il croire que si je n’ai pas envie maintenant c’est que je l’aime moins, ou ne le désire plus ?

Dois-je me faire violence pour dire oui parce qu’au fond c’est vrai, je le désire toujours, c’est mon copain ?

Un Consentement, le film du Nikon Film Festival sur le viol conjugal

Un non est un non, un viol est un viol, même au sein d’un couple.

Et c’est ce que raconte avec beaucoup de justesse ce film en lice pour le Nikon Film Festival, réalisé par Florent Sabatier, avec Marie Coustaury et Greg Guillotin.

Il pose la question suivante : si ce moment d’intimité profonde qu’est le sexe n’est pas partagé, alors qu’en est il ?

Regarde Un Consentement en lice pour le Nikon Film Festival

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L’absence de consentement est un viol

Quand j’ai regardé ce film en lice pour le Nikon Film Festival… j’ai eu envie de taper dans les murs.

Parce que cette pression du sexe dans le couple, ce non qu’on fait passer pour un oui, cette sensation d’être au pied du mur et ce combat intérieur entre notre corps, ce dont on a pas envie, et ce qu’on croit devoir faire

Je l’ai vécu. Plusieurs de mes amies l’ont vécu. Et c’est une problématique récurrente dans nos vies de couple, dont on a déjà parlé plusieurs fois entre nous.

Toute la violence que l’absence de consentement dans le couple amène est très bien retranscrite dans ce court métrage. Alors il faut qu’il soit vu, revu, partagé et soutenu !

Pour que les femmes et les hommes victimes de viol conjugal comprennent qu’ils et elles ont le droit de demander de l’aide, de porter plainte, d’en parler, ou de se tourner vers des associations.

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Commentaires
  • Carinee
    Carinee, Le 10 novembre 2018 à 13h17

    @banana-pancakes

    Tout comme Penny Winkeul, je ne suis qu'une inconnue sur internet et je ne connais qu'un bout de ta situation. Si j'ai conseil à te donner, c'est de ne pas garder tout ça pour toi. L'installation du mensonge et de la honte font partie de la manipulation qui permet à cette situation de s'installer - je ne dis pas qu'il t'oblige consciemment à garder le silence, mais ça l'arrange bien pour ne pas se remettre en question ou voir ses actes dans le regard d'une personne extérieure. Si tu peux te confier à des proches à qui tu fais confiance, à une hotline etc., sans minimiser les faits, sans chercher à lui trouver des excuses, juste les faits et les conséquences sur toi et ton moral, cela t'aidera beaucoup. Tu n'as AUCUNE honte à ressentir par rapport à ces événements. LE SEUL fautif, c'était lui.

    Quelle serait sa réaction s'il sait que tu parles de ces événements à d'autres personnes ? La colère ? Chercher à minimiser les faits ? Comment peux-t-il dire que cela n'arrivera plus s'il refuse de reconnaître ce qu'il a fait et l'impact que cela a sur toi ?

    Bon courage quoi que tu décides de faire, tu n'es pas tout seule <3

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