« Ma vie en mieux » : 4 trucs pour adopter de bonnes habitudes

Justine a beaucoup aimé le livre de Gretchen Rubin, Ma vie en mieux, et ses bons conseils pour adopter de bonnes habitudes... et améliorer sa vie.

« Ma vie en mieux » : 4 trucs pour adopter de bonnes habitudes

Il y a quelques mois, Flammarion a eu la gentillesse de m’envoyer le dernier ouvrage de Gretchen Rubin, Ma vie en mieux. Je ne l’ai pas ouvert tout de suite, j’ai parfois du mal avec les livres de développement personnel — le comble pour une psy, non ?

Je l’ai entamé juste après un déménagement chaotique et des fêtes de fin d’année hyperactives… et sans m’y attendre, je l’ai dévoré. J’ai ri en me retrouvant dans les travers de Gretchen et de son entourage, j’ai surligné des passages, j’ai réfléchi… En fin de compte, alors que je n’y cherchais rien de spécial, le livre de Gretchen Rubin m’a drôlement aidée. On en parle ?

Gretchen Rubin, diplômée de Yale et ancienne juriste de la Cour Suprême (ouais, ça envoie du bois), tient un blog dédié à sa recherche du bonheur. Dans Ma vie en mieux, elle distille ses conseils, issus de son expérience personnelle et de recherches scientifiques, pour nous aider à changer nos habitudes.

Quels sont alors les secrets de Gretchen Rubin pour une vie en mieux ?

S’auto-observer pour se connaître

Cela paraît évident, mais est-ce que ça l’est vraiment ? Pour identifier ce que vous souhaitez changer chez vous, Gretchen Rubin recommande cette première étape : l’auto-observation. Observer vraiment combien notre nature, ce que nous sommes, influence nos habitudes. Quelles sont vos habitudes ? Quelles sont vos valeurs ? Qu’est-ce qui compte pour vous ? Quel est votre fonctionnement ? Aimez-vous suivre des règles ou êtes-vous plutôt amoureux de la liberté sans contrainte ?

De mon côté, au moment de la lecture du livre, j’étais préoccupée par un truc : comment font les autres pour ne pas laisser le linge sale s’accumuler dans un panier ? Est-ce que les vrais adultes ont une astuce secrète qui leur rappelle de toujours laver leur linge avant d’être ensevelis sous les slips sales ? Chez moi, tu vois, je flanque toujours le linge sale dans un grand panier et lorsqu’il déborde, je m’agace et je mets à faire tourner des machines.

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Bref, pour que ce détail du quotidien ne m’enquiquine plus, j’ai eu un déclic en lisant le livre : parfois les changements les plus minuscules peuvent apporter beaucoup de confort. J’ai commencé à ranger le linge sale dans un panier beaucoup plus petit. C’est bête, hein ? Du coup, le panier déborde plus vite, et je suis obligée de m’occuper du linge beaucoup plus régulièrement. Une prise de tête en moins !

Cette histoire est parfaitement anodine, mais imaginez le temps que je ne passe plus à penser à ces foutues chaussettes sales et à me flageller de ne pas m’occuper d’elles…

Pour de petits changements ou de grandes révolutions, Gretchen Rubin nous conseille de nous tourner vers l’auto-observation – pour pouvoir prendre de nouvelles habitudes en accord avec ce que nous sommes.

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Poser des bases solides

Maintenant que nous avons bien trituré notre nombril et que nous nous sommes adonné•es à l’auto-observation, nous pouvons réfléchir à ce que nous voulons changer, et poser des bases solides pour ce changement.

Pour Gretchen Rubin, nous aurions tout intérêt à nous attaquer à quelque chose qui compte, qui peut vraiment avoir un impact sur nos vies. Elle illustre son propos par un exemple : un homme ne dort pas suffisamment (et souffre des conséquences), n’a aucune activité physique, est toujours en retard et mange toujours du chewing-gum… Il annonce à notre juriste ce qu’il compte changer dans son comportement : arrêter le chewing-gum.

Est-ce que ce changement est suffisamment essentiel pour entraîner d’autres bonnes habitudes ? Pour être maintenu à long terme ? Pour améliorer le bonheur de cet homme ?

Selon l’auteure, nous devrions nous attaquer à des « habitudes fondamentales », qui tourneraient autour de quatre champs : le sommeil, le mouvement, la nourriture (et la boisson) et le rangement. Ces champs seraient intrinsèquement liés – si vous décidez de dormir plus, il y a fort à parier que vous serez plus disposés à faire plus de sport, à organiser vos repas, à ranger votre maison… De la même manière, augmenter un peu votre activité physique vous aidera à mieux dormir, ce qui vous aidera à avoir de l’énergie pour ranger, etc.

En somme, passée l’étape de l’auto-observation, choisissons de changer une habitude qui compte.

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La planification

Une fois les deux premières étapes passées, voici venue l’heure de la planification : selon Gretchen Rubin, la clé du succès réside là-dedans. Pour permettre à nos nouvelles habitudes de prendre racine, la blogueuse propose de noter ce que l’on souhaite faire, au moment où on souhaite le faire, et au rythme auquel on souhaite le faire.

Fervente adepte de la planification, elle inscrit par exemple sur son planning d’embrasser son conjoint chaque matin et chaque soir. Cela peut vous sembler ridicule – et pourtant c’est une habitude qui compte, non ?

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Les habitudes s’ancreraient mieux dans nos vies lorsqu’elles sont programmées et répétées. Si vous notez quelque chose dans votre agenda (aller à la salle de sport de 18h à 19h chaque jeudi, travailler de 10h à 12h, passer du temps avec votre famille à tel moment…), il est possible que psychologiquement, ce rendez-vous finisse par paraître incontournable.

De plus, la répétition diminue la difficulté de l’action. Chaque jour, nous brossons nos dents environ 3 minutes – et nous ne tergiversons pas pendant des heures, c’est comme ça.

Si, chaque jour, après le petit déjeuner ou pendant que le repas du soir cuit, nous décidons de prendre 3 minutes pour nettoyer un plan de travail, faire une lessive, ramasser les trucs qui traînent, lire quelques pages… Nous le calons dans nos agendas, nous décidons du rythme (tous les jours ? toutes les semaines ?) – et zou, on se lance. Ces petites 3 minutes pourront devenir une habitude, comme le brossage de nos quenottes.

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À lire aussi : « Clear », l’appli pour s’organiser qui m’a sauvée du chaos

La responsabilisation

Le quatrième et dernier conseil de Gretchen Rubin porte sur la « responsabilisation » – ou la manière de trouver des astuces afin de ne pas abandonner nos bonnes habitudes fraîchement adoptées.

En effet, nos comportements ne sont pas les mêmes lorsque nous avons une deadline, lorsque nous sommes observé•es, lorsqu’un examen approche… Par exemple, si certain•es d’entre nous étudient régulièrement, d’autres ont besoin de l’imminence d’un examen pour ouvrir un cahier.

Certain•es auront besoin de prendre des engagements devant témoin – et de jurer, la main sur le cœur, à leur entourage que cette fois, c’est la bonne, ils arrêtent de fumer, ou de manger de la viande, ou de ne pas assez dormir. Pour d’autres personnes, c’est l’inverse : dès qu’ils annonceront leurs intentions, leur bonne résolution partira en fumée.

S’il y a une chose à retenir du livre de Gretchen Rubin, pour moi, ce serait l’importance de la connaissance de soi. Savoir qui l’on est et l’accepter pourrait bien être le premier pas vers plus de bien-être, plus de sérénité et plus de bonheur. Lorsque nous avons conscience de ce que nous sommes, nous savons aussi ce que nous avons envie de changer, et ce que nous pouvons changer… ou pas.

Si vous avez envie d’en savoir un peu plus et de tenter l’expérience, n’hésitez pas à feuilleter quelques pages de Ma vie en mieux ou, pour les anglophones, de vous tourner vers le blog de Gretchen Rubin !

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