« Unravel », le jeu vidéo qui tisse une jolie toile d’émotions

Dans Unravel, on incarne un petit bonhomme de fil rouge tout mignon dans la campagne suédoise. Prêt•e•s à fabriquer des trampolines de laine et à fuir les taupes ?

« Unravel », le jeu vidéo qui tisse une jolie toile d’émotions

Si vous avez lu ma sélection des jeux vidéo à guetter en 2016, vous savez que j’attendais Unravel avec impatience. Cette petite merveille publiée chez Electronic Arts a été développé par un studio suédois, Coldwood. Et c’est intéressant pour la suite, parce que c’est l’une des choses qui lui donnent toute son originalité.

Dans Unravel on incarne Yarny, un petit bonhomme de laine rouge dans un village danois. Né d’une pelote de laine échappée du panier d’une grand-mère, Yarny va parcourir la forêt à la recherche des souvenirs perdus de sa tricoteuse. Au fil de ses découvertes, il va commencer à comprendre son passé et les raisons de ses peines.

Chacun des niveaux est basé sur cette idée d’utiliser l’environnement pour progresser.

Yarny évoluer dans un environnement semé d’embûches, parfois habité par des créatures hostiles. Pour continuer à avancer, il faudra être malin et faire fonctionner ses neurones. Cette butte est trop haute pour grimper dessus. Mais si vous tirez cette pomme et que vous la mettez juste devant, ça fera comme des escaliers ! Chacun des huit niveaux du jeu est donc basé sur cette idée d’utiliser l’environnement pour progresser. Lors de notre news sur le trailer du jeu, plusieurs lectrices ont fait le parallèle avec Limbo. La comparaison est justifiée : dans Unravel, on est très peu aidés. Dans l’ensemble, on a uniquement notre matière grise pour s’en sortir.

Au fil du temps…

Enfin, uniquement… pas vraiment. Parce que ce n’est pas juste pour faire joli que Yarny est fait de laine ! Il peut s’en servir pour plein de trucs : tirer des objets, ouvrir des portes, former des ponts ou encore des trampolines pour lui permettre de sauter plus haut. Grâce à ces mécanismes, les énigmes prennent une toute nouvelle dimension.

En plus la laine n’est pas juste un avantage : elle induit aussi des contraintes. Chaque niveau est jalonné par plusieurs pelotes. Yarny devra passer par chacune d’entre elles pour pouvoir continuer à avancer, sous peine d’être à court de fil.

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La tristitude.

Unravel est donc sans surprise un jeu très beau et plutôt malin. Les contrôles sont acquis très vite, grâce à une phase de tutoriel rapide et discrète. Certaines énigmes sont assez corsées, si bien qu’on se retrouve bloqués dans un même tableau durant un long moment, à tester tous les contrôles pour trouver une solution.

Un jeu très beau et plutôt malin

Pour autant, le jeu est à la portée des joueurs chevronnés comme débutants, car il est très simple d’utilisation. Ici, point question de level, de stats ou encore de stratégie. Le but est uniquement de franchir chaque niveau pour reconstruire l’histoire de la grand-mère.

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En plus CAY BO.

Sortez les mouchoirs

Cette grand-mère, elle n’en a d’ailleurs pas fini de serrer nos petits coeurs. En ramenant le trophée situé à la fin de chaque niveau, on reconstruit peu à peu son album photo. Sans surprise, on apprend ainsi que les enfants et les petits-enfants ont arrêté de venir. Et que la solitude s’est faite drôlement pesante…

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Le jeu m’a du coup rendue un peu triste, mais d’une bonne façon. Il rend nostalgique, et il fait réfléchir. C’est d’autant plus intéressant que ça se passe dans un petit village danois : on est vraiment dans ce pays, avec sa végétation et sa faune.

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Coucou toi !

Il se passe d’autres trucs dans la suite de l’histoire, mais là je ne peux pas en dire plus. Petit bémol pour le côté triste et poétique : l’équipe a voulu l’accompagner d’une bande-son pleine d’instruments à corde et de sonorités traditionnelles. Mauvaise idée : c’est trop gros.

On a presque envie de couper le son

Je te vois venir, Unravel avec ta bande originale atypique : tu ne m’auras pas comme ça ! C’est comme si les développeurs était constamment plantés derrière moi à me dire « Ça te rend nostalgique hein, hein ? T’es nostalgique là ? ». Ce côté lancinant est d’autant plus pénible pendant les énigmes corsées, où on reste longtemps et on entend toujours la même musique. On a presque envie de couper le son.

C’est à mon sens l’unique problème d’Unravel. La durée de jeu n’est pas énorme mais ce n’est pas très étonnant pour son prix — 20€ sur Origin, Xbox One et PS4. Si vous n’êtes pas hardcore gamer et qu’Unravel vous intrigue, je ne peux que vous conseiller de vous lancer !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lise F.
    Lise F., Le 3 mars 2016 à 10h45

    @Loup Noir Ah je savais pas du tout pour Linux =/ Oui effectivement là c'est plus problématique... Désolée de pas avoir précisé du coup ^^' (mais j'ai modifié pour éviter d'autres fausses joies !)

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