Top 5 (subjectif) des chiens au cinéma

Les chiens, SPP aime bien ça. Au moins autant qu'il est impossible pour elle d'en avoir. Du coup, elle érige le top 5 de ses chiens préférés au cinéma.

Top 5 (subjectif) des chiens au cinéma

J’ai envie d’avoir un chien. J’avais pas eu ce sentiment de besoin d’un animal de compagnie pendant des années, et puis ça fait quelques semaines que c’est revenu. Je sais pas pourquoi, surtout que c’est complètement débile : avant, je pouvais, j’avais un vrai appartement. Maintenant, j’ai emménagé dans 16 mètres carré et c’est donc devenu impossible pour moi de rendre un animal de type canin heureux. Oui parce qu’en plus, j’aime surtout les gros chiens, histoire d’être vraiment sûre à 100% de pas pouvoir en adopter un. Je te raconte pas la galère que c’est de vivre avec soi-même quand soi-même, c’est moi.

Ma vie est quelque peu compliquée, dis donc, c’est le plus grand drame de mon existence depuis le jour où j’ai pas réussi à faire un Rubik’s Cube, ou la fois où j’ai voulu me faire un oeuf dur et que le coeur était un peu trop coulant. Pas mollet non plus, mais un peu coulant.

Le genre de drames qui te donnent envie de tout péter en criant fort, au moins.

Rien de dramatique, en fait, tu l’auras compris. Mais c’est frustrant. Et pour passer ma frustration, je regarde des films avec des chiens (avec des gros chiens), je pleure un peu de joie et de tristesse à la fois, et je fais des classements de mes préférés !

5. Les petits de Beethoven (Beethoven 2)

Quand j’étais petite, j’ai bien aimé Beethoven, l’histoire de ce chiot Saint-Bernard adopté par la famille Newton. J’ai bien aimé, oui, mais sans plus.

Franchement, il a le regard beaucoup trop triste pour être un chien heureux, Papa Newton est une sacrée tête de con, les enfants sont insupportables, et le bacon a l’air meilleur dans leur famille que dans n’importe quelle autre. C’est agaçant.

Mais le pire, LE PIRE, c’est la scène où Beethoven envoie de la bave partout. Si ça se trouve, c’est peut-être même à cause de cette séquence ça que j’ai quitté mon premier copain directement après la première pelle de ma vie, il y a dix ans. Le traumatisme de la salive était encore trop pesant sur mes frêles épaules, je pouvais pas assumer de faire ça tous les jours en arrivant au collège.

Tout ça pour dire que j’ai pas été dingue de Beethoven. Par contre, de sa suite, beaucoup plus. Faut dire aussi qu’on rajoute à l’intrigue initiale une dose de romantisme (Beethoven tombe amoureux d’une chienne qui porte un ruban. Une chienne, avec un ruban ! Mets-toi dans l’esprit d’une enfant de quatre ans et tu comprendras peut-être pourquoi je trouvais l’idée géniale. À l’époque, j’étais pas saoulée par les codes genrés et tout, je me disais juste que les rubans et le rose, c’était joli). Mais surtout, on y ajoute des chiots.

Quatre chiots.

Quatre chiots qui restent des chiots pendant tout le film.

Quatre chiots dont deux que j’aimais plus que les autres : un tout rond et tout pataud, Chubby, et Moe. Moe c’était vraiment mon préféré, parce qu’il avait une crête. Et que celui qui n’a jamais essayé de faire une crête à un chiot me jette le premier peigne.

4. Didier (Didier)

Sorti en 1997 (le fait inquiétant de ce début de phrase étant que je n’ai pas eu à vérifier la date), Didier raconte l’histoire d’un labrador qui fait super bien du foot. Il pourrait être heureux, mais sa maîtresse le laisse quelques jours en compagnie d’un personnage joué par Jean-Pierre Bacri. Déjà, dis-toi qu’une semaine où on te laisse en compagnie d’un personnage joué par Jean-Pierre Bacri est une semaine merdique à base de haussements de voix, d’humeur bougonne et de reloutise absolue.

Mais alors si, EN PLUS, tu changes d’apparence et d’espèce, tu sais que tu mérites au moins un prix Nobel en guise de dédommagement. Et c’est justement ce qu’il se passe pour l’adorable labrador qui se transforme en Alain Chabat.

Je t’avoue qu’encore aujourd’hui, les scènes où Alain Chabat se frotte à Caroline Cellier, sa maîtresse, me laissent parfois un peu mal à l’aise. Parce qu’Alain Chabat fait vraiment très bien le chien, et qu’il a une apparence tout à fait humaine.

Mais quoiqu’il en soit, le combo gros chien x un membre des Nuls, soit mon collectif humoristique préféré au monde, ça rend mon coeur tellement plein de joie et d’amour que toute gêne est vite oubliée.

3. Doug (Là-Haut)

Là-Haut, c’est un film qui fait pleurer mais pas seulement. C’est aussi beaucoup trop drôle et beaucoup trop bien, de manière générale. Les personnages sont incroyablement justes, profonds, avec ce qu’il faut pour qu’ils soient touchants sans trop verser dans le pathos. Je les aime tous, de Carl à Kévin l’oiseau en passant par Russell.

Mais surtout, j’aime Doug. Doug le chien. Il a plein de poils, il est loyal, s’attache beaucoup trop vite, a un déficit de l’attention, fait des câlins, saute sur les gens, IL PARLE et en plus il est peureux. C’est à mes yeux le chien idéal.

Si j’en avais un, un jour, je voudrais qu’il soit comme ça. Parce que les animaux peureux et collants au slip, je ne les trouve pas agaçants, ce sont mes préférés ; un jour, peut-être, je me ferai psychanalyser pour comprendre ce besoin que j’ai d’avoir un animal de compagnie qui dépend de moi.

Si ça se trouve, j’ai un côté pervers narcissique. Je sais pas. On sait pas. Ou alors j’ai simplement envie d’être accueillie avec des patounes quand je rentre du travail et tout va bien.

2. Marley (Marley & Moi)

Dans Marley & Me, le vrai héros, c’est Marley, le chien de la famille, que John apporte à Jenny, sa femme, quand celle-ci commence à émettre des désirs de procréer.

Alors John, écoute-moi bien deux minutes. Je suis pas du genre à sacraliser les enfants, mais faudrait voir à pas déconner : un chien, c’est pas exactement la même chose qu’un gosse. Cette idée est tout à fait pourrie, surtout que Marley s’avère vite être un chien zinzin qui fait des conneries à longueur de journée.

Dit comme ça, ça donne pas envie de l’aimer, mais c’est pourtant impossible de ne pas s’attacher à lui. Tu vois Reese, dans Malcolm ? Celui qui passe son temps à emmerder le monde mais d’une manière tellement astucieuse que ça relève du génie ? Marley est comme lui, l’amour inconditionnel pour sa famille en plus.

Mieux encore : c’est en écrivant des chroniques sur sa vie au quotidien avec son chien fou que John met un peu de beurre dans ses épinards. Un chien qui t’aime et qui te fait gagner de l’argent, serait-ce une petite idée de la perfection ? Je pense que oui.

Et en plus, il va étendre le linge.

Bon, dit comme ça, ça fait un peu proxénète mais eh, y a pas de petites économies.

1. Ficelle (Babe, le Petit Cochon Devenu Berger)

Mon chien fictif préféré, à la vie, à la mort, c’est Ficelle, un magnifique Border Collie (les plus beaux du monde à mes yeux, à égalité avec les Golden Retrievers). Rappelons un peu le synopsis du film : Babe est un petit cochon que le fermier Hoggett achète pour en faire de la charcuterie. Mais il se prend tellement d’affection pour l’animal qu’il ne peut se résoudre à l’abattre. En bonne carniste, ça me fait un peu bizarre d’écrire ça (j’ai tendance à mettre le bacon au-dessus de tout dans l’échelle de mon amour pour la vie), mais je le comprends et c’est bien pour ça que je ne pourrais jamais être éleveuse.

Très vite, Babe est un peu perdu chez les Hoggett. Jusqu’à ce qu’il rencontre Ficelle, une chienne qui vient juste d’avoir des petits et qui décide de le prendre sous sa patte blanche et noire. Elle est douce, chaleureuse et adorable et, en plus, elle lui apprend à devenir indépendant.

Au-delà du fait que j’aimerais l’avoir comme chien, je crois que j’aimerais encore plus l’avoir comme marraine. J’irais la voir chaque fois que j’aurais besoin de conseils et elle me guider… Attends, je pars en steak total : on parle d’un chien, bordel de couenne !

Indice : sur la photo, Ficelle est à droite.

Je veux toujours un chien, et même que je l’appellerais Cystite, et qu’il serait gentil et loyal. Mais ça m’a un peu soulagée de partager ça avec toi.

Et toi, c’est qui ton chien préféré au cinéma ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Primeval
    Primeval, Le 24 mars 2014 à 20h04

    Bon c'est pas un chien du cinéma mais bon "Rex chien flic'' c'était tout simplement génial :paillettes:

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