Pourquoi l’hommage aux journalistes en danger est essentiel

Le TIME a choisi sa Person of the Year 2018. Et ce n'est pas une personne. Ce sont LES personnes en danger parce qu'elles font leur métier : le journalisme...

Pourquoi l’hommage aux journalistes en danger est essentiel

En 2017, le TIME a nommé en Person of the Year les briseuses et briseurs de silence, qui ont initié le mouvement #MeToo (#MoiAussi).

Cette année, en couverture du prestigieux magazine, il y a des gens en danger. Parfois tués pour leur métier : informer.

Les journalistes en danger sont Person of the Year 2018 du TIME

Le TIME les désigne comme les Guardians, les gardiens et gardiennes de la liberté d’expression, de la liberté de la presse.

Ils et elles sont Wa Lone, Kyaw Soe Oo, Maria Ressa, ou encore l’équipe de la Capital Gazette. Ils et elles ont été menacées, arrêtées, jugées, condamnées.

Jamal Kashoggi, journaliste assassiné

Jamal Kashoggi, lui, a été assassiné. Ce journaliste saoudien travaillant pour le Washington Post a disparu après être entré dans le consulat d’Arabie saoudite d’Istanbul en octobre 2018.

Après un imbroglio de plusieurs semaines, la vérité a été faite : Jamal Kashoggi a été torturé et tué, entre les murs du consulat.

Sur un fichier audio, on peut entendre ses derniers mots : « Je ne peux plus respirer ». Des cris. Ainsi que le bruit d’une scie.

Le journalisme, plus essentiel que jamais

Le TIME place ces Guardians dans une zone de combat idéologique, la War on Truth : la guerre menée contre la vérité.

Face à des régimes politiques, entreprises, lobbies et personnes ayant tout intérêt à mentir, à répandre fake news et théories du complot, ces journalistes luttent pour que la vérité soit faite.

Leur spécialité est d’informer ; leurs armes, l’écriture et la vidéo. Les risques qu’ils et elles prennent peuvent être extrêmes. Le danger est bien réel.

Même sans aller dans des dictatures, en France, des Gilets Jaunes s’en sont pris à des journalistes. D’autres reporters ont été blessés par les forces de l’ordre.

Le journalisme est essentiel. Pour témoigner de ce qui se passe ailleurs. Pour comprendre ce qui se passe ici. Pour informer et éclairer. Pour démonter les intox, abus, mensonges.

Les journalistes ne sont pas l’ennemi du peuple, et le TIME le rappelle en mettant en lumière celles et ceux qui risquent leur liberté et leur vie pour informer le plus grand nombre.

À lire aussi : Facebook et Google favorisent-ils les fake news ?

Commentaires

grenouilleau

Merci pour cet article @Mymy , et d'avoir rappelé qu'en France, les journalistes ne sont pas épargnés par la violence, notamment policière. Des journalistes blessés par des CRS, empêchés de faire leur travail avec menace de garde à vue, confiscation de matériel... Certaines libertés sont particulièrement malmenées ces temps-ci.
 

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