Stuck in the sound, Pony Pony Run Run & Simple Plan aux Paradis Artificiels 2012

Les Paradis Artificiels de Lille ont proposé une jolie affiche au Zénith le samedi 21 avril 2012 : entre rock indé, power pop et grosse machinerie adolescente, la soirée fut bien remplie.

Stuck in the sound, Pony Pony Run Run & Simple Plan aux Paradis Artificiels 2012

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Cet article aurait également pu s’appeler « Immersion dans un concert peuplé d’ados ». En effet, si quatre groupes étaient programmés en cette frileuse soirée du 21 avril 2012, l’immense majorité du public ne venait que pour un seul d’entre eux : les Simple Plan. Groupe pop-punk-emo venu d’un autre siècle (formé en 1999), de retour après un nouvel album paru l’année dernière et un insupportable duo avec Marie-Mai, Jet-Lag, énormément programmé sur NRJ & co., qui a valu à Simple Plan un retour de célébrité chez nos jeunes.

Je me confesse dès maintenant : pendant ma période mi-Avril Lavigne mi-punk-de-campagne, j’écoutais énormément Simple Plan, avec leur album Still not getting any, qui se rapprochait beaucoup de Good Charlotte que j’adorais tout autant. Séduite par ce flash-back musical et surtout par la présence en première partie de Stuck in the sound et Pony Pony Run Run, me voilà embarquée dans l’antre de l’adolescence ferraillée.

Mon emploi du temps de ministre ne m’a pas permis d’assister au concert des Kid Bombardos, petit groupe français que je vous invite à découvrir via leur Myspace. Au milieu du Zénith de Lille, de jeunes ados sont vautrés sur leurs manteaux, chemise à carreaux ouverte sur leur tee-shirt Simple Plan, cheveux rouge flamboyant et joues crayonnées de coeurs au khôl noir. En regardant un peu plus loin, un troupeau de parents qui se demandent encore ce qu’ils foutent là, le temps s’étant arrêté pour eux à partir du moment où leurs gamines ont commencé à hurler « Piiiiierre [le chanteur des Simple Plan] je t’aiiiimeuh ».

Les Stuck in the Sound entrent en scène. Une belle bande d’énervés, ceux-là : ça saute dans tous les sens, ça demande au public de « foutre le bordel » et surtout ça enchaîne les titres explosifs, à l’image de Brother, un des singles de leur nouvel album Pursuit :

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50 minutes de concert = beaucoup trop court ! Je n’ai pas vu l’heure passer tant les gaillards ne laissent pas une seule seconde de temps mort. Le groupe d’origine parisienne a déjà trois albums à son actif  : Nevermind the Living Dead, Shoegazing Kids et donc Pursuit, sorti fin janvier 2012. Si vous aimez tout ce que l’on peut classer dans le « rock-indé », alors les Stuck in the Sound ont tout pour vous plaire !

Arrivent ensuite les Pony Pony Run Run. Deux ans après le succès de leur premier album, propulsé par l’inlassable Hey You, les petits poneys de l’Atlantique reviennent avec un album éponyme, contenant lui aussi une belle dose de tubes potentiels. Preuve en est avec Sorry, dont le clip officiel ne devrait pas tarder à débarquer.

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Pour ceux qui connaissent bien les versions « album » des chansons, on assiste à une véritable leçon de réarrangement live. Toute la set-list sans exception est retravaillée pour que ça envoie vraiment du lourd à chaque note. Plus électro, plus costaud : un live des Pony Pony Run Run n’a décidément rien à voir avec un album ! Mon meilleur moment du concert : l’enchaînement parfait de Alright (she said) et Everywhere I go, mes titres préférés de chaque album.

On arrive au point de non-retour pour nos ados dont le khôl se fait déjà la malle. Les toilettes des filles (qu’est-ce que j’ai été foutre là-dedans moi… ah oui, les deux verres d’eau que je me suis intelligemment enfilés avant le concert) ne sont plus qu’une piscine géante d’hormones en fusion et d’excitation mal contenue.

Postée entre la scène et le début de la fosse pour photographier les objets du désir pré-pubère, je me rends compte que les hurlements des gamines derrière moi font plus de bruit que les premières notes du célèbre Shut up de Simple Plan. Belle entrée en matière pour les canadiens, qui finissent de foutre la salle à leurs pieds en parlant un français parfait. Troisième titre : Jump, qui signe mon arrêt de mort photographique, puisque comme le titre l’indique, les Simple Plan se transforment en kangourous épileptiques.

Incontestablement, les mecs savent y faire et je quitte le Zénith en laissant mes petites ados frétillantes entre de bonnes mains. J’ai le sens de la nostalgie musicale, mais pas suffisamment pour supporter 90 minutes de Simple Plan (surtout quand ils se mettent à faire une reprise des Black Eyed Peas…).

Bonus : une photo très distinguée du bassiste des Simple Plan.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Honey Drop
    Honey Drop, Le 24 avril 2012 à 21h34

    Vilou
    Oui, j'ai relu l'article et je m'excuse d'avoir dit qu'il dénigrait Simple Plan ^^ J'ai réagi à chaud en lisant qu'une seule fois l'article donc voilà ^^ Je ne veux juste pas qu'on mette tout le monde dans le même sac. On est pas toutes des ados pré-pubères qui n'ont entendu qu'une seule chanson du groupe !
    En tout cas à Lille c'était carrément génial, j'espère que tu t'éclateras à Toulouse :)

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