Amour, sexe et envie : on fait le bilan dans le tout dernier Sex and The Rédac

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Sex and The Rédac, ça se termine ! Mathilde, Giulia et Cunégonde ont décidé de faire le bilan de ces trois derniers mois pour célébrer la fin de la série...

Amour, sexe et envie : on fait le bilan dans le tout dernier Sex and The Rédac

Voilà, c’est fini ! Après trois mois et 12 épisodes forts en rebondissements, mes trois collègues anonymes et moi-même avons décidé de faire le bilan de ces trois mois où elles racontaient semaine après semaine l’avancée de leur vie sentimentale.

Quand j’ai pitché ce projet, je n’avais aucune idée de la tournure que ça prendrait. Je trouvais juste vraiment cool de tenter de suivre trois meufs célibataires de mon âge semaine après semaine…

J’avais juste peur qu’il n’y ait parfois rien à raconter (et c’est arrivé), ou alors que mes amies soient critiquées dans leur comportement (c’est aussi arrivé).

Dans l’article d’introduction, j’avais alors pris soin de préciser :

« Ces trois femmes ne sont pas des symboles et elles ne veulent pas être prises en exemple. Elles veulent juste témoigner de leur vie de « meufs normales ». »

Voici ce que Mathilde, Giulia et Cunégonde tirent de cette experience…

Mathilde, célibataire active sur les sites de rencontre

Nous voici donc au dernier épisode de Sex and the redac et il me parait légitime de faire un bilan de ces derniers mois. Ça tombe bien, ma dernière aventure est venue conclure ce que je savais déjà mais que je ne voulais pas vraiment m’avouer : ce que je recherche est impossible.

Je tenais également à vous dire, vous qui me lisez, que oui, chaque semaine je lis vos commentaires. Il y en a des encourageants, il y en a qui ne comprennent pas qu’on écrive des choses aussi vulgaires, superficielles et inutiles sur madmoiZelle.

Et vous avez raison, ce qui s’est passé dans ma vie sentimentale ces derniers mois a été basé sur du superficiel. Parce que je l’ai dit dès la présentation, la solitude non choisie me fait peur. Et arrivant tout juste dans une nouvelle vie, je n’avais aucune envie de choisir cette solitude.

Au contraire, je voulais des rencontres, je voulais du plaisir et je voulais cette espèce de relation fantasmée d’un pote amélioré avec qui je pourrais coucher sans pour autant que cela soit quelque chose d’officiel.

J’ai fait l’énorme bêtise de calquer ce désir de relation sur tous les mecs que j’ai rencontrés. Au lieu d’apprendre à connaitre vraiment, j’ai espéré quelque chose de ces personnes. Elles m’ont toutes déçue.

Avoir du recul, c’est pas évident.

Ma dernière expérience est la pire parce que cette fois-ci, mon envie de trouver cette relation a blessé une autre personne que moi. Et laissez-moi vous dire que c’est bien plus douloureux que lorsque je ruminais qu’untel me ghostait.

Cette personne que j’ai blessée s’appelle Malik. J’ai tout de suite compris que je l’intéressais beaucoup, vraiment beaucoup. Après tous les vents que je m’étais mangés, ça me faisait du bien.

Quand on s’est embrassé, je me suis rendu compte que quelque chose clochait. Ça m’a fait physiquement de l’effet, de type la libido qui gonfle, par contre je n’ai pas eu de papillons dans le ventre. J’ai persévéré, me disant qu’il était mignon.

On s’est revu et j’étais toujours dans ce semi-malaise, je n’aimais pas qu’il m’embrasse en public. Je me suis dit que c’était le contexte, qu’une fois plus intime ça irait. Alors on est rentré chez lui, il s’est occupé de moi, et là, je me suis rendu compte après avoir joui que je n’avais aucun désir pour lui.

J’ai pensé l’espace d’un instant à me forcer. Impossible. Du coup je le lui ai dit qu’il ne m’attirait en fait pas.

Et là, je me suis rendu compte que je venais de blesser la personne la plus gentille que j’aie rencontré sur Internet.

Voilà, la plus belle de mes claques. Et c’est moi qui me la suis mise.

Je voulais tellement cette relation que je me suis mentie, et je lui ai menti aussi au passage.

Après en avoir discuté avec des amies, notamment cette chère Giulia, je me suis promis d’arrêter les conneries. Niquer pour niquer ne m’apporte rien, voir me blesse. Il faut que j’affronte ma solitude.

Je dois arrêter de chercher quelque chose de fantasmé et surtout que j’arrête de le projeter sur des personnes.

Certaines personnes nous ont fait part de leur mécontentement à dire qu’on était pas des personnes inspirantes, que c’était pas très « esprit madmoiZelle »… Oui, je fais des conneries. Je me blesse, je peux être égoïste et superficielle quand je me sens mal.

Je ne crois pas que ça soit possible dans la vie de toujours éviter les erreurs. Je ne crois pas non plus que ça soit évident de toujours faire face à soi-même.

Mais ce qui est sûr, c’est que je n’ai jamais autant pris le temps de décortiquer mes interactions avec les hommes dans ma vie. Et j’en ai appris, des choses sur moi !

Pour boucler la boucle, j’ai décidé de supprimer cette appli de rencontre. Je n’ai pas l’habitude d’avoir des regrets, parce que je me dis qu’on apprend toujours de ses expériences, surtout lorsqu’elles sont négatives en fait.

C’est promis, je vais essayer de me sentir bien avec moi-même, avant d’essayer de l’être avec quelqu’un d’autre !

Giulia, célibataire (pour de vrai) depuis plusieurs semaines

Je me suis lancée dans Sex and The Rédac un peu par hasard, pour la blague. Je trouvais ça amusant de garder une vraie trace de mes aventures. J’ai tendance à avoir une vie à mille à l’heure et j’oublie souvent d’une semaine sur l’autre ce que j’ai fait.

Le principe de ne pas mentir, de raconter ma « vraie vie », celle où je vais globalement bien, mais où je merde de temps à autre, me plaisait bien.

Après trois mois, je n’ai pas de regret, mais je suis un peu soulagée que ça se termine. Faire des mini-bilans toutes les semaines, ça oblige à assumer des gestes sur lesquels je n’avais pas encore le recul nécessaire.

En même temps, raconter ces expériences m’a aidée je pense à aller plus vite dans mes réflexions ! Ça, c’est cool !

On m’a plusieurs fois reproché ça dans les commentaires, de ne pas être une célibataire chill, d’être celle qui kiffe sa petite vie avec elle-même et s’en tape un peu de plaire. J’aurais bien aimé être cet exemple de meuf parfaite, forte et indépendante.

J’aurais aimé, mais je ne le suis pas. Et vous savez quoi ? Je ne compte pas me torturer pour autant.

Je ne pense pas être la seule personne féministe et éduquée qui parfois fait des erreurs, qui se comporte mal sans forcément en avoir conscience. Je ne vis pas particulièrement mal mes imperfections.

Je voulais cependant revenir sur un point. Dans le 10e épisode, je racontais que j’avais voulu embrasser mon meilleur pote, qu’il a refusé en me disant que je le regretterai, alors je lui ai tapé un scandale en disant que j’étais capable de savoir ce que je voulais.

Plusieurs commentaires m’ont alors accusée d’avoir outrepassé son consentement.

Honnêtement, je me suis un peu sentie mal, alors je suis allée demander directement à mon ami ce qu’il pensait de la situation. Il a souhaité répondre publiquement…

« J’ai lu les commentaires, tous n’étaient pas agréables à lire, mais je comprends. Il faut dire que le récit de Giulia occultait une donnée de base plutôt indispensable pour bien comprendre ce qui s’est passé.

Si on revient en arrière, effectivement on a une relation de BFF qui se font des bisous en soirée, sans pour autant coucher ensemble.

On est juste potes et proches, quoi. Deux ou trois semaines avant la fameuse soirée, on avait un peu parlé de notre relation, et elle m’avait dit que pour bien tourner la page de son ex et apprendre à faire de « vraies » soirées de célib, ça l’aiderait si on arrêtait les bisous en soirée.

Ce qui ne me posait aucun problème, évidemment ! Du coup, quand Giulia a voulu m’embrasser, un peu éméchée, ce soir-là, si je l’ai repoussé, c’est parce que je voulais être sûr que c’était quelque chose qu’elle voulait.

Je n’avais rien contre, mais je voulais m’assurer qu’elle ne regrette pas le lendemain. »

2018 commence pour moi avec de longues vacances suivies d’un changement radical dans ma carrière. Clairement, les relations passeront au second plan, mais je ne vais pas mentir : non, je ne vais pas arrêter d’avoir des amants… J’aime beaucoup trop ça !

Cunégonde, célibataire depuis des mois après une relation de plusieurs années

Quand je fais le bilan de tout ce qui s’est passé pour moi cette année, je trouve ça assez dingue de voir comment une vie peut changer pratiquement du tout au tout en un rien de temps.

J’ai appris à vivre seule. Et je me suis retrouvée pour la première fois célibataire depuis mes 16 ans. J’ai réalisé par la même occasion que je n’avais jamais été célibataire adulte !

J’ai l’impression que depuis cet été où je me suis fait larguer, j’ai évolué dans une sorte de bulle, avec des moments différents. Et cette bulle est en train d’être éclatée, parce que je commence à affronter la réalité.

Pendant les premiers mois qui ont suivi ma rupture, j’avais bizarrement l’impression d’être dans une bonne dynamique, d’avoir le « mojo », de bien vivre ma rupture. Mais je pense que j’avais cette impression parce-que je cherchais à fuir ma situation, c’est à dire la solitude.

Je me suis testée un peu inconsciemment : je sortais tout le temps, je dormais très peu. Quand j’y réfléchis, je pense que je faisais ça pour voir jusqu’où je pouvais aller. Je n’étais jamais chez moi, et ne prenais aucun plaisir à être chez moi. D’ailleurs, je ne considérais même pas que ce nouvel appart était mon chez moi.

Aujourd’hui, je suis dans l’acceptation je dirais. Ça a pris du temps. J’ai réussi à mieux apprivoiser mon appart, à kiffer passer du temps seule dedans, même si c’est encore plutôt rare et que je déprime toujours un peu quand j’y suis seule.

Après tout, on ne peut pas toujours aller bien

La conséquence, c’est que je suis sur une pente « descendante ». Je n’ai aucune idée de ce dont j’ai envie dans ma vie sentimentale, et dans ma vie en générale.

J’ai perdu beaucoup de repères, et je sais que c’est pas très grave et que je rebondirai à un moment. Peut-être que j’ai aussi besoin de cette phase après tout. Une pote m’a fait réaliser qu’en fait, c’est pas grave de pas être au top niveau. Que ça arrive. NO SHIT.

Grâce à cette petite phrase, je me suis sentie mieux bizarrement. Ok, je suis un peu déprimée, mais ça arrive.

Je vais sûrement continuer de voir Thomas, mon amant en couple libre. Continuer de chercher un autre mec cool avec qui j’ai les good vibes (que des histoires de vibes n’est-ce pas), parce-que Thomas ne peut pas rester le seul mec que je vois en ce moment. Et puis peut être un autre encore… On verra !

Cette semaine, j’ai aussi pris les devants et proposé à mon ex qu’on se revoit. Ça fait 6 mois qu’on ne s’est pas vus, depuis le moment où il m’a quittée en fait.

Je ne sais pas encore à quel moment ce sera. Je ne sais pas non plus ce qui se passera, ce que j’en attends. J’ai juste besoin de le revoir, et je sens que c’est le bon moment. Peut-être parce que je suis dans cette phase d’acceptation, justement.

J’espère relire mes histoires dans quelques mois, et me dire qu’elles me paraissent très loin, que j’ai un peu avancé. J’espère me sentir un peu moins paumée, savoir un peu plus ce que je veux dans ma vie en général.

J’étais contente de faire cette série à cette période de ma vie, je pense que ça m’a aidée de faire le point toutes les semaines. J’espère que ça pourra vous aider aussi d’une manière ou d’une autre, si vous traversez un peu la même chose !

BONUS : Merci Léa Castor, l’illustratrice de madmoiZelle.com

Enfin (ici Anouk), il me semblait impensable de terminer cette série d’article sans rendre hommage à Léa Castor, l’illustratrice qui a créé toute l’identité visuelle de cette série d’articles (car non, Mathilde, Giulia et Cunégonde n’ont pas vraiment la peau orange, violette ou turquoise).

Pour suivre Léa Castor, rendez vous sur Instagram et Facebook !

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Commentaires
  • Linckane
    Linckane, Le 3 janvier 2018 à 0h49

    J'ai bien aimé cette série j'avais un peu l'impression de faire ce fameux update de vie sentimentale et sexuelle entre copines et du coup envie de raconter la mienne aussi ahah. La période dans laquelle j'étais était aussi en phase avec les récits, un peu moins décomplexé peut être, mais en tout cas voir que parfois ça va pas toujours fort même chez les personnes qui semblent libres c'est rassurant de ne pas être seule.

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