Les séries littéraires de ton enfance… et leurs équivalents modernes !

Pour célébrer la littérature jeunesse avec « Partir en livre », Lucie revient sur les séries jeunesse qui ont marqué notre enfance, et te propose de découvrir d’autres titres… plus modernes !

Les séries littéraires de ton enfance… et leurs équivalents modernes !

Du 20 juillet au 31 juillet se tient la deuxième édition de la grande fête du livre pour la jeunesse !

Partir-en-Livre

À lire aussi : Pourquoi lire de la littérature jeunesse quand on est « adulte » ?

Cette année, elle s’offre un nouveau nom, et « Lire en short » est donc devenu « Partir en livre ». Si l’appellation change, le principe reste le même : des animations autour de la lecture et de la littérature jeunesse sont organisées partout en France (la carte peut être consultée ici).

Le ton des livres actuels se veut plus piquant et bien moins consensuel.

Les livres pour la jeunesse ont connu un véritable essor depuis ces dernières décennies. Si la plupart d’entre vous s’est délecté en son temps des livres de la Bibliothèque rose (Fantômette, ça te parle ?), on peut clairement affirmer qu’on a fait du chemin depuis !

Les valeurs défendues dans les livres ne sont plus vraiment les mêmes, le ton non plus — qui se veut aujourd’hui plus piquant et bien moins consensuel. Notre nostalgie nous pousse généralement à vouloir offrir aux enfants les livres qu’on lisait nous-mêmes à leur âge, et pourtant, ces mêmes livres commencent à accumuler un peu la poussière.

À lire aussi : Cinq questions à se poser avant d’offrir un livre à un enfant

Je vous propose donc un petit retour en arrière sur les séries jeunesse de notre enfance et ce qui pourrait être leurs équivalents modernes, à mettre dans les mains des enfants d’aujourd’hui !

Petit Ours brun

L’ourson le plus célèbre de France sévit depuis le milieu des années 70 dans les bibliothèques, et il continue à connaître un vrai succès (ah, la nostalgie).

Le concept est assez simple : un petit ours vit la vie d’un très jeune enfant, entouré de Maman Ours et de Papa Ours. L’identification est totale pour le jeune enfant, qui adorera voir dans un livre sa propre vie représentée : Petit ours brun s’habille, va sur le pot, chez le docteur, à la piscine, et fête son anniversaire…

Entre nous, il est quand même très centré sur lui-même, et répond au narcissisme naturel des jeunes enfants.

petit-ours-brun-sur-le-pot

Côté nouveautés — j’ai déjà eu l’occasion de vous en parler ici —, la série d’Antonin Louchard au Seuil Jeunesse à destination des tout-petits (Je suis un lion, Le Petit Livre pour apprendre le potJe veux voler…) est vraiment chouette et se poursuit avec la parution régulière de nouveaux albums.

Et toujours au Seuil, il y a également la petite collection « Bob et Marley ».

bob-marley-cadeau

Bob incarne l’ours le plus jeune, un peu capricieux et futé, Marley le plus grand (l’adulte ?), protecteur et en même temps un peu poltron. Les deux amis vivent des petites aventures de tous les jours, et l’avantage, c’est qu’ils sont deux à le faire !

La série célèbre l’amitié et incite à prendre soin des un•es et des autres, tout en glissant dans les pages de petites anecdotes rigolotes.

Drôles de petites bêtes

La collection d’Antoon Krings a été créée chez Gallimard Jeunesse au milieu des années 90, et a sans doute contribué à te rendre fier•e si tu faisais partie des chanceux•ses dont le prénom était utilisé pour l’un des livres (Lulu la tortue représente).

L’illustration est plutôt traditionnelle et les histoires reposent sur le même modèle au fil des différents tomes.

camille-chenille-antoon-krings

Plus récemment, les éditions Frimousse se sont associées à l’auteur-illustrateur Édouard Manceau pour créer la collection « P’tite étincelle ».

chtouk-raton-laveur-edouard-manceau

Le concept est plutôt proche de celui d’Antoon Krings, puisqu’un livre est centré sur un animal.

Les illustrations sont plus simplistes et cartoon et le ton est à la fois humoristique et fantaisiste, puisque l’auteur-illustrateur explique l’origine des particularités des animaux : d’où viennent la laine du mouton, le vert du col-vert et les deux bosses du chameau ?

L’idée est donc vraiment intéressante, réjouissante et pleine de bonne humeur !

À lire aussi : Trois livres pour enfants qui ne les prennent pas pour des zozos

Martine

Ah… Martine ! Combien de petites filles (car soyons honnêtes, c’est quand même très orienté « filles ») ont grandi et ont été inspirées par Martine, en apprenant à être les plus sages et serviables des enfants ?

martine-petite-maman

Martine vient d’une autre époque. Elle est née dans les années 50, quand on inculquait… d’autres valeurs aux enfants (spoiler alert : ça n’était pas le féminisme).

Parlons franchement : Martine ne répond plus trop aux préoccupations d’aujourd’hui. On peut aimer le style très vintage des illustrations, mais les courants esthétiques ont également beaucoup évolué et ne répondent plus aux attentes du marché actuel du livre pour enfants.

En revanche, Rita de Rita et Machin n’est clairement pas la petite fille modèle… et c’est tant mieux !

Rita-et-Machin-à-la-plage

Les caprices, elle connaît, et elle ne manque pas d’imagination et de fantaisie pour faire des bêtises. Avec Machin, son fidèle chien un brin léthargique qui aime faire des grasses matinées et s’accorde quelques pensées philosophiques, Rita multiplie les aventures délurées — malgré les thèmes qui peuvent paraître conventionnels.

Les dessins sont pour le coup très modernes dans leur minimalisme, rendant le tout piquant et d’une vraie fraîcheur.

Une autre série avec une fort chic héroïne répond au tout aussi chic nom de Louison Mignon.

louison-mignon-cherche-chiot

Fillette intrépide et curieuse, Louise vit des petites histoires pleines de tendresse, parcourues par une petite mélancolie campagnarde douce et agréable.

La vie est plutôt simple dans le village où elle habite et les intrigues sont fondées sur des péripéties du quotidien, qui rendent le propos universel et intemporel. La série allie un côté vintage, des valeurs simples, un ton vif et une vraie sensibilité.

Le Club des cinq

Le Club des cinq a fait palpiter le coeur de nombreux•ses lecteur•trices !

le-club-des-cinq-en-embuscade

Les enquêtes policières sont toujours d’une efficacité redoutable, et le personnage féminin de Claude aura marqué par son côté garçon manqué, nouveau pour l’époque. Mais l’époque, parlons-en : la série d’Enid Blyton est parue au début des années 40 en Angleterre !

Ne serait-il pas temps… de passer à autre chose ?

Pour celles et ceux qui auraient du mal à tourner la page, l’inspiration d’Enid Blyton est clairement présente chez Les Cousins Karlsson : ils sont les dignes héritiers de nos cinq comparses !

cousins-karlsson-katarina-mazetti

L’auteure de la série, Katarina Mazetti, est aussi celle du roman Le Mec de la tombe d’à côté. Au programme : des voyages dépaysants (en Suède, pays de l’auteure), des trésors, des animaux, des vikings… bref, il y a de quoi faire. Les personnages sont tout en nuances, et on se laisse vite embarquer avec eux dans leurs aventures !

De l’humour, de l’aventure, des histoires variées qui débordent d’énergie, ça vous tente ? Alors jetez-vous sur la collection « Pépix » de Sarbacane.

drole-évasion-pepix-severine-vidal

Il ne s’agit pas ici à proprement parler d’une série, puisqu’il y a plusieurs personnages (dont certains ont plusieurs livres), mais il y en a tellement pour tous les goûts qu’il est impossible de ne pas trouver son bonheur.

Les romans sont écrits par des auteur•es français•es, soucieux•ses de donner à lire aux enfants des histoires qui les emportent, avec des personnages forts et attachants.

Alors, est-ce que toi aussi tu lisais ces séries étant enfant ?

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 19 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Sherling
    Sherling, Le 21 juillet 2016 à 14h55

    MonNomDutilisateurProut
    Je sais pas si c’est moi, mais il me semble qu’alors, on ne faisait pas la différence entre la littérature « pour filles » et celle « pour garçons », ce qui me semble être malheureusement le cas actuellement, non ?
    Il me semble aussi que le « niveau » de lecture à diminué considérablement, et j’en suis toute attristée : plus de « nous fûmes alors », plus de mots complexes, que du présent et du vocabulaire de base, c’est dommage !! Il n’y a (presque) rien de plus beau que de déchiffrer un livre du haut de nos 9 ans, non ?
    On a l’impression de déchiffrer le monde des adultes, ce qui en soi est un exploit ... :rire:
    C'était quand même très connoté "petite fille" et "petit garçon" (je pense surtout à Martine mais bon, je doute qu'un petit garçon lisait vraiment les Malheurs de Sophie). Après, c'est surtout au niveau des attitudes/caractères des personnages qu'on est en présence de stéréotypes (quoiqu'on pourrait parler de Claude du Club des 5 qui ne suit pas le stéréotype féminin traditionnel).
    Et je suis comme toi, très triste de voir que les enfants lisent de moins en moins (c'est mon impression) ou tout du moins, des choses très différentes tel les BD et les mangas (mais niveau romans... je ne sais pas). Pourtant, c'est pas comme s'ils n'avaient pas du choix (je suis jalouse de l'étendu de la littérature enfantine/adolescente de nos jours, beaucoup plus développée qu'il y a 15/20 ans je trouve, mais là encore, ce n'est qu'une impression peut-être ?). La preuve, j'ai été taxée de "vieille" par des gamins l'année dernière en collège car "j'utilisais un langage de grand-parents" (pourtant non, je ne parle pas un langage très soutenu au quotidien... oui je lis beaucoup et je lisais beaucoup petite, oui je fais des mots croisés...)

Lire l'intégralité des 19 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)