Sélection de films feel good #2

Et si on regardait un film qui fait du bien au moral et donne envie de faire des bisous à tout le monde ? Voici une sélection.

Sélection de films feel good #2

— Article initialement publié le 20 mars 2013

Aujourd’hui, c’est la première Journée Internationale du Bonheur qui a été instaurée par l’ONU au début de l’été dernier pour promouvoir, entre autres, la recherche de mesures pro-bien être des citoyens. Rien à voir avec le cinéma, donc, a priori. Mais hasard du calendrier ou réflexe inconscient, j’avais prévu de te balancer dans la face une seconde sélection de films qui rendent heureux, sans m’imposer cette fois-ci la restriction de l’amûr. Alors on va se dire que c’est une bienheureuse coïncidence.

Voici donc quelques films qui font parfois un peu pleurer, qui font quelque fois réfléchir, mais qui finissent toujours par nous faire souffler de plaisir par le nez avec l’impression d’être à peu près aussi légère qu’une assiette de blanc d’oeuf.

Le Monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower), par Stephen Chbosky

Si je ne devais retenir qu’un film depuis le début de l’année 2013, je crois bien que ce serait celui-ci – et tant pis si la traduction du titre en français me fait l’effet d’un poignard planté dans ma rate. The Perks of Being a Wallflower (l’art de faire tapisserie, on dira) est réalisé par Stephen Chbosky qui adapte ici son roman du même nom. Il nous emmène dans l’univers de Charlie (Logan Lerman), un adolescent de 15 ans qui doit se faire à son nouvel établissement scolaire. Ce qui n’est pas facile, puisqu’il est assez timide. Pire, il doit gérer avec le fait que son meilleur ami s’est récemment suicidé, ce qui ne fait jamais vraiment plaisir.

Mais très vite, Sam (Emma Watson) et Patrick (Ezra Miller) s’attachent à lui et le font entrer dans le monde des lycéens cool, mais marginaux. Un film à la fois doux et hyper puissant sur cette période pourrie de transition plus ou moins compliquée à gérer selon les personnes. C’est simple : dès que le générique est apparu à l’écran, j’avais envie de revivre la mienne du début et de m’arranger pour tout vivre avec autant de sensibilité et de douceur que Charlie. La BO est parfaite, la bonne musique arrive pile au bon moment. C’est magique. Ça fait chouiner, parce que la vie de toute façon, c’est pas que du cool, mais ça fait chouiner de bonheur aussi. Tsé, les pleurs légers avec les genoux ramenés vers ton torse et le menton posé dessus ?

Beginners, de Mike Mills


Le synopsis de Beginners n’a rien de bien joyeux : Oliver (Ewan McGregor) réfléchit à la relation qui le liait à son père, Hal (Christopher Plummer) après le décès de ce dernier. Hal qui avait décidé de faire son coming out à un âge avancé et dont la mort laisse son fils désemparé. À force de réfléchir, il pète un peu son boulard tranquillement et adopte un chien à qui il raconte tous ses malheurs. Pauvre bête. Et puis un jour, il rencontre une actrice française incarnée par Mélanie Laurent. Le tout filmé avec une mise en scène chiadée et un humour efficace.

Ce film, c’est comme un hamburger aux fraises (mais en bon). C’est un peu triste, ok – on va pas se mentir : la mort, c’est pas cool – mais le personnage d’Oliver est tellement attachant dans sa recherche discrète du bonheur que c’en est jouissif. Plus encore, c’est délicieux de voir le plaisir de Hal à s’intégrer dans la communauté homosexuelle et à enfin assumer son orientation sexuelle. Au final, c’est comme un feu d’artifice d’émotions et de douceur. C’est comme la sensation de se jeter sur un oreiller moelleux et sous une couette épaisse après une dure journée de travail et une douche brûlante, le soir.

Un monde pour nous, de Cameron Crowe

Changement de style complet avec Un monde pour nous (Say Anything), une comédie romantique en apparence tout à fait banale où John Cusack jeune renversera probablement ton petit coeur comme il a déjà violemment renversé le mien. Il y incarne Lloyd, qui décide de tout mettre en oeuvre pour séduire Diane, une lycéenne très intelligente dont il est tombé amoureux. C’est touchant, c’est drôle, c’est l’illustration parfaite de l’amour adolescent que je me fais : un truc aussi léger que fou, aussi passionné que naïf. À la fin du film, j’ai envie de me tenir debout au milieu d’un champ de coquelicots, la tête levée vers le ciel et les bras écartés en respirant très fort et en criant « Cette odeur c’est la vie ». Un truc du genre.

Spoiler !

 Un monde pour nous, c’est surtout une scène qui rend fou : celle de la déclaration avec un énorme poste de radio que Lloyd porte à bout de bras devant la fenêtre de Diane. Je rêve qu’on me fasse ça. Mais en même temps, faut bien s’avouer qu’avec un iPod, ça aurait un peu moins de gueule.

Mamma Mia !, de Phillida Lloyd

Je vais pas te mentir, les comédies musicales, c’est pas mon truc. Mais ça fait des années qu’on me bassine avec la coolitude de Mamma Mia ! Alors très récemment, j’ai décidé de m’y coller. Et j’ai pas été déçue. Je veux dire, j’aime le disco, j’aime Meryl Streep, j’aime le soleil et les comédies un peu neuneu mais bien fichue, l’alchimie s’est donc faite entre le film et moi.

Donc, pour résumer, Mamma Mia !, c’est l’histoire de Sophie (Amanda Seyfried), sur le point d’épouser Sky, qui débarque avec son entourage pour le mariage sur une île grecque. Son rêve absolu, c’est que son père l’amène à l’autel. Comme sa mère (Meryl Streep) ne sait pas tellement qui est son géniteur, elle fouille un peu dans son journal (BRAVO) et finit par inviter les trois mecs que cette dernière côtoyait à l’époque. Trois mecs incarnés par Pierce Brosnan, Colin Firth et Stellan Skarsgård. Ça va. Donna a du goût. Un film qui fout tellement la patate que tu pourras en faire des frites avec tes fesses.

http://www.youtube.com/watch?v=Ktmtn9jN1YY

Rasta Rockett, de Jon Turteltaub

On s’attaque à du lourd : Rasta Rockett, c’était mon film préféré quand j’étais petite. Enfin, il est resté mon film préféré pendant au moins deux semaines, ce qui est une grande preuve de stabilité affective pour une fille de quelques années à peine. L’histoire d’une équipe d’athlétisme jamaïcaine qui, ne pouvant se qualifier pour les Jeux Olympiques, décide de tenter sa chance au bobsleigh.

Ça part dans tous les sens, c’est parfois hilarant, parfois carrément lourd et surtout, surtout, ça donne envie de monter une équipe de bobsleigh, soit le sport le moins praticable quand on grandit en Picardie. Ou – plus accessible – d’appeler ses amis. Un film qui prône l’amitié et l’esprit d’équipe. Des valeurs qu’elles sont bien pour les mettre à l’honneur.

Et toi, tu rajouterais quoi à cette liste ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Clairebelgato
    Clairebelgato, Le 18 juillet 2016 à 8h48

    Sinon parmi mes films anti-déprime:

    "Hair Spray" d'Adam Shankman (que je préfère à Mamma Mia ! :happy:)
    "La Grande Aventure Lego" de Phil Lord et Chris Miller :cretin:
    "Police Academy" de Hugh Wilson
    "Wayne's World" de Penelope Spheeris :rockon:
    Big Up pour "Rasta Rocket" ! :top:

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