Relation à distance et sexualité

Pondu par Brigitte Lebuysson le 27 septembre 2012     

Brigitte Lebuysson a demandé aux filles qui vivent une relation à distance comment elles géraient leur sexualité.

Rares sont les personnes de notre génération à ne pas avoir vécu de relation sentimentale à distance : entre les études qu’on commence dans une ville pour les terminer dans une autre, la mobilité bien souvent requise pour espérer trouver du travail et les rencontres sur Internet, nous sommes de plus en plus amenées à envisager ce type de quotidien. Annelise vous a déjà expliqué il y a quelques mois en quoi les histoires à distance craignaient. Aujourd’hui, j’ai décidé de me demander et surtout de demander aux lectrices comment ça se passait niveau fesses.

La sexualité à distance, c’est excitant… ?

Le premier cliché qu’ont les gens quand on leur parle de « relation en distance », c’est « Bon ok tu manges seul-e, tu dors seul-e et tu parles tout-e seul-e la plupart du temps, mais les retrouvailles doivent être tellement excitantes« . Les non-initiés s’imaginent souvent que les couples qui se retrouvent tous les week-ends, une fois par mois ou moins, deviennent complètement fous du cul au moment des retrouvailles : ils s’imaginent des amants incontrôlables à deux doigts de se foutre à poil sur le quai de la gare, des préliminaires de 3h dans l’ascenseur, des levrettes claquées à s’en déboîter le bassin et les os de la main, et des changements de position toutes les trente-deux secondes. Peut-être même pensent-ils que les couples dorment l’un dans l’autre pour plus de fusion avant une nouvelle séparation.

Relation à distance et sexualité relationdistancefeteduculIls ne s’étaient pas vus depuis 7 semaines ; leurs retrouvailles ont changé le cours de la vie du village.

Mais les choses se passent-elles ainsi dans la vie ? J’ai interrogé les lectrices qui ont déjà vécu cette situation pour savoir comment elles ressentaient les choses. Il y a bien sûr celles qui achètent des accessoires, de la nouvelle lingerie pour surprendre leur partenaire après une longue séparation géographique parce qu’un des gros avantages de la relation à longue distance, c’est de pouvoir se préparer physiquement avant de rejoindre l’autre. À l’image de cette lectrice qui a longtemps vécu à des milliers de kilomètres de son copain :

« J’ai certainement accordé plus d’importance à des « détails » quand on se voyait pour que ce soit un moment plus « spécial » (m’acheter de la nouvelle lingerie pour l’occasion, des accessoires pour s’amuser, créer une ambiance propice quand il venait chez moi, tout ça). J’ai gardé cette habitude de toujours chercher des nouveaux trucs pour pas tomber dans la routine, j’ai super peur de toujours faire l’amour pareil (je suis sûre que ça vient de notre relation à distance). »

Mais retrouver brièvement l’autre après une longue séparation, c’est aussi être soumise au risque de ne pas avoir la libido en liesse à ce moment précis. Une madmoiZelle raconte :

« Souvent je me dis : « J’arrive samedi à 16h, je repars dimanche a 14h, donc j’ai intérêt à grave avoir envie parce que sinon c’est encore un mois d’abstinence« . Et des fois j’ai juste pas envie. Parce que j’ai passé une semaine de merde, parce que le boulot me prend la tête et même si je suis ravie de voir mon copain des fois je me force un peu à avoir envie de lui alors que j’aimerais juste ne rien faire. »

Gérer la frustration

Difficile de ne pas avoir la culotte qui crie famine quand on ne voit pas l’être aimé pendant de beaucoup, beaucoup trop long-ues semaines ou mois. Savoir que l’autre est quelque part dans le monde et qu’on ne peut pas le/la toucher quand on en a envie donne généralement envie de se ronger les ongles jusqu’aux coudes. Savoir que les couples qui ont un mode de vie plus « traditionnel » peuvent se toucher tous les soirs s’ils veulent peut éventuellement nous amener à nous jeter contre tous les murs en hurlant « BAYSER BAYSER BAYSER », voire à nous frotter l’entrejambe contre les jambes d’inconnus dans la rue.

La frustration étant là, comment s’y prendre pour la gérer ? Chacune a son petit truc, de la masturbation aux sextos en passant par le sexcam, envois de photographies, de SMS suggestifs… D’autres se sentent mal à l’aise en agissant de la sorte. En privé, une madmoiZelle m’a expliqué pourquoi elle n’aimait pas utiliser Internet et son forfait de téléphone pour pratiquer le sexe à distance :

« En fait, je crois que je ne supporte pas le sexe par Internet ou par téléphone parce que je ne parle généralement pas pendant l’acte : pas que ça me dérangerait, c’est juste que quand je vis le truc à fond, je ne pense pas à parler. Du coup, ça me fait tout drôle d’essayer de raconter à mon copain ce que je suis en train de faire et ce que je lui ferais s’il était en face de moi. Ça ne me paraît pas naturel, surtout parce que je ne sais pas mettre des mots sur mon plaisir, je me contente de le prendre tout court. Je suis monotâche, en somme. Bon et puis de toute façon, ça m’empêche pas de me toucher le dragibus de mon côté, tout va bien. »

En lisant les réactions des lectrices, une expression utilisée par une d’entre elles m’a frappée : « l’acceptation de la frustration ». Peut-être bien que c’est la clé pour supporter sa relation à distance sans se mettre à avoir l’entrejambe qui cuit comme si on le passait au barbecue. Car la masturbation, le plaisir en solo, le sexe par correspondance c’est une chose, sentir le corps de l’autre contre le sien en est une autre, comme le résume cette lectrice : « Je ne peux pas pallier la frustration parce que si je suis frustrée c’est de ne pas pouvoir faire l’amour avec lui et pas simplement de faire des choses sexuelles« .

Relation à distance et sexualité frustration barbecueAprès quatre mois d’abstinence, sa rondelle prit feu.

Et si la frustration de sentir le corps de l’autre contre le nôtre se transformait avec le temps en frustration de sentir un corps contre le sien – n’importe lequel ? Et si, en d’autres termes, la frustration sexuelle engendrée par la relation à distance menait à l’infidélité ? Sachant qu’à distance, dans un environnement que l’autre ne connaît pas, ce petit écart serait bien facile à garder pour soi, la tentation peut être grande pour certains. En faisant quelques recherches sur Internet sur le sujet de cet article, je suis tombée sur un billet très décomplexé à ce sujet :

« On reste quelques mois dans un pays où personne ne vous connaît et où personne ne racontera rien à qui que ce soit en dehors de la frontière. Alors quoi ? Se laisser aller un soir ?! Une semaine ?!

Tout le monde est différent. Il faut juste savoir comment réagira votre conjoint. Si elle vous aime et que vous l’aimez soit :

  • vous lui racontez tout et vous avez une longue discussion pour un final dans les draps (ben oui, vous vous aimez tous les deux « intensément » à la base. Pas besoin de se quitter si on a une énorme symbiose entre nous).
  • Vous gardez tout pour vous. C’était en Espagne, au Canada, à Cuba (ou dans une autre région, note de BLB). Je pense qu’on peut tous avoir une ou plusieurs aventures dans chaque pays (tant que vous êtes protégé-e-s !). J’en ai fait l’expérience. Dans les 2 sens: j’ai été « trompé » à l’étranger par une amie. Et plus tard, durant une autre relation, je suis parti en Italie et j’ai pu y découvrir les légères faiblesses que sont les faits de s’attacher avec son entourage, de créer des liens et remarquer qu’il y a aussi de fortes personnalités. »

(Ce qui est rassurant pour les monogames et celles d’entre vous qui n’envisagent pas la possibilité de passer un pacte avec l’autre pour aller voir ailleurs de manière purement charnelle, c’est que toutes les lectrices qui ont répondu à mes questions ont eu l’air d’avoir su tenir le coup, malgré la distance.)

Pour résumer, on pourrait dire que le plus gros souci de la sexualité à distance réside dans le fait que tout est plus ou moins planifié. Certaines personnes dans cette situation ont de ce fait l’impression que leur sexualité perd un peu de sa spontanéité, qu’on peut moins débarquer chez l’autre en sous-vêtements sous un trench, qu’il est gênant de ne pas avoir la possibilité de pouvoir faire un détour en rentrant du travail pour prendre sa dose. Que parfois, quand on a seulement quelques heures pour profiter de l’autre, on ne ressent pas spécialement de désir, car il n’y a rien de moins mécanique que le sexe.

Ce qui est sûr, c’est que cette situation a ces avantages : ça permet pour certaines de consolider leur relation, ou à d’autres de devenir plus indépendantes… Ce qui est sûr, c’est que chaque couple est unique, a sa façon de pallier le manque physique de l’autre, ses petites méthodes pour durer. Que pour certain-e-s, comme en a témoigné une lectrice, la communication n’en est que meilleure car à force de discuter par téléphone et par mail pour combler le manque de l’autre, on se dévoile peut-être un peu plus, ou en tout cas autrement. Tout est possible après tout : chaque couple doit avant tout oeuvrer pour trouver son équilibre sexuel, que ce soit à distance ou quand on vit l’un à côté de l’autre.

(Et pour une bonne comédie romantique très drôle à ce sujet, regardez donc Trop loin pour toi !)

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  1. IseriaQueen27IseriaQueen27

    Le 28 septembre 2012 à 14:05

    En couple depuis bientôt 5 ans avec un homme qui habite pas très loin dans ma ville, je me prépare à partir en SVE, ainsi qu'à reprendre mes études dans une autre ville. On sera donc loin l'un de l'autre pour la première fois.

    Et pour être honnête, je me vois pas être fidèle. D'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi être fidèle (personne ne t'appartient et tu n'appartiens à personne). Du coup, j'ai commencé à me poser des questions.

    Puis je me suis rappelée que j'étais moche, grosse avec un caractère de merde et qu'à part mon copain, je ne plaisais à personne. Bon ben, problème résolu du coup, m'en vais juste acheter un sex-toy :yawn:
  2. CaliodëCaliodë

    Le 28 septembre 2012 à 17:27

    Posted by utopy
    Du coup, je flirt avec des garçons dans des soirées … pas bien me direz vous mais je me tiens à la politique de "garde tes mains dans mon dos et ne t'avise pas d'effleurer mes lèvres" . Le mal avoué, j'aurais aimé avoir des avis, des impressions (et des conseils ?).


    Quel mal ? Si dans votre couple il n'y a pas d'interdiction de toucher un individu de l'autre sexe ou interdiction de danser avec un individu de l'autre sexe, je ne vois pas où est le souci.
  3. mamzellecharlottemamzellecharlotte

    Le 15 février 2013 à 18:15

    Concernant le sexe dans les relations à distance, j'ai l'impression qu'il y a autant de réponses que de personnes ou plutôt que de relations…

    Je suis séparée de l'amour de ma vie par un océan et par le temps, bientôt 6 mois (5 mois et 21 jours m'a t-il dit récemment)…je suis passée par plusieurs étapes, j'en reconnais certaines dans les réponses que je trouve vraiment intéressantes, pour mon expérience personnelle d'abord et parce-que comme souvent en France, je trouve qu'on est (et que moi-même j'ai été) dans une sorte de négation de notre sexualité, même si j'entends qu'on est toutes différentes.

    Je suis avec un latin dans un pays où faire l'amour est à peu près aussi naturel que manger ou boire et surtout où on ne cesse pas d'être femme lorsque l'on devient mère, ça c'est une grande différence avec ce que l'on voit encore beaucoup dans nos pays (européens). Je n'ai plus 20 ans, pas farouche, assez libre mais j'ai parfois l'impression de découvrir l'amour avec lui, on se sent libres l'un avec l'autre et on est très complices, on joue, on lit, on regarde un film…on fait tout dans le lit! Entre deux câlins!

    Quand je suis revenue, au début (les deux premiers mois), j'ai fait l'impasse, j'ai essayé de ne pas penser au sexe, ne pas en parler, ne pas voir de films romantiques, etc…et puis ça m'est tombé dessus, le manque comme un manque de drogue je pense, un désir tellement fort que je ne pouvais penser qu'à ça, qu'à lui…pcq c bien ça le problème, on a développé une relation d 'interdépendance physique, je ne parle pas que de sexe, je parle d'être près de lui, qu'une partie de mon corps touche son corps, ma main, mon bras, ma tête, n'importe…Et puis surtout, ce manque n'était pas un manque de sexe mais un manque de sexe avec lui, je revoyais sans cesse nos ébats (que je ne voyais pas étant avec lui), je n'avais pas envie de sexe, j'avais envie de faire l'amour avec lui…

    On a tous les deux somatisé à distance quand on a compris qu'on ne savait pas pour combien de temps on en avait…

    Bref, après 2 mois, devant le manque physique, j'ai commencé à me caresser…au début c'était très frustrant, le plaisir que j'avais avec lui était encore très présent, je ne trouvais qu'un plaisir très superficiel, je n'atteignais jamais l'orgasme, j'en pleurais de rage parfois…et puis, c comme tout, on apprend, j'ai appris à connaitre mon corps (un peu tard je trouve), à savoir ce que je pouvais faire seule, à me rendre compte que je pouvais avoir du plaisir et même atteindre l'orgasme, alleluia!!!

    Je lui ai raconté tout mon cheminement, je lui ai tout de suite dit quand j'ai réussi à atteindre l'orgasme…tout ça par texto, c'est notre moyen de communication principal. J'ai besoin de partager ce que je fais, ce que je ressens, effacer cette distance qui essaie de nous séparer…au début, il ne disait trop rien, j'ai eu peur qu'il pense que j'étais une obsédée, que je n'étais avec lui que pour ça…et puis il m'a demandé plus de détails, il a commencé à me dire quand il se masturbait, à quoi il pensait…ça a été dur, pas timide au lit mais timide pour en parler…j'ai commencé à lui envoyer des textos en lui racontant mes fantasmes, je pense qu'il a été un peu perplexe au début mais après il a commencé à en redemander, g compris qu' il adore! J'ai essayé d'en avoir de sa part, ça a été long….très long mais maintenant j'en reçois de temps en temps. Surtout maintenant on se raconte naturellement notre désir, le matin quand on se lève, le soir ou pdt la journée. C'est comme dans la vrai vie, il a y des semaines entières où je n'y pense pas trop, des moments où il a plus envie que moi mais j'ai l'impression d 'avoir une vie sexuelle, certes pas traditionnelle mais quand même…et puis surtout plus de frustration, enfin pas la même…le manque de lui, affectif, sexuel est là mais la masturbation me permet de relâcher la tension quand elle est trop forte et de ne plus ressentir cette frustration qui me rendait nerveuse et irritable.

    J'aime savoir qu'il me désire, c vraiment important et je crois que, comme moi, il sait que quelqu'un d'autre ne lui donnera pas ce que l'on a trouvé l'un en l'autre, pas seulement sexuellement mais aussi sexuellement.

    Je me réjouis du jour où je vais le revoir, je le trouve tellement beau, je sais tout le plaisir qu'il peut me donner, donc rien que d'y penser et encore plus de le voir, je sais que le désir sera là, combien de temps faudra -t-il pour le calmer après tant de temps…

    Je rêve de dormir contre son corps toutes les nuits, de réveiller son désir de bon matin, de rentrer vite fait d"une ballade pcq on a trop envie…de vivre avec lui!
  4. Erialc12Erialc12

    Le 28 août 2013 à 15:05

    Hop hop, apportons notre pierre à l'édifice.

    Je vis moi aussi une relation à distance (bon, Marseille-Paris, je ne me plains pas, c'est loin d'être un trajet compliqué, mais ça n'empêche) depuis presque un an.

    Par contre, quand j'ai lu les premiers commentaire ça a fait genre :eh: "Suis je normale ??"
    Puis finalement, non ça va, je me suis plus retrouvée après.

    On a tendance à se sauter dessus dès que le chemin jusqu'à la voiture se fait moins fréquenté. Bon, on ne s'envoie pas en l'air en pleine rue hein, ni même dans la voiture, mais on ne peut pas s'empêcher de se toucher. On joue comme on peut (en toute sécurité), jusqu'à l'arrivée à l'appart, et après, en général, parking+ascenseur+couloir, on continue à jouer. Çà fait un peu les chauds lapins mais bon:cretin:

    Et on adoooooore tous les deux les sextos, séances à la cam, au téléphone, photos, vidéos, etc. Parfois, c'est rien du tout, et puis ça part en cacahuète. Je pense qu'on a besoin de ça pour éviter une trop grande frustration, et ça a aussi le mérite de nous permettre de ne "faire l'amour" qu'ensemble. Même nos plaisirs solitaires sont partagés (pour la plupart), ça donne une autre dimension je trouve. A la base, quand je lui ai dit que j'avais besoin de me toucher pour ne pas hurler de frustration à certains moments, il s'est senti trahi. Depuis qu'on partage ça, il est bien plus compréhensif, et y prend même goût.

    Ça fait un peu nympho sur les bords ce que je dis là, mais c'est vrai qu'on trouve pas mal notre équilibre par le sexe. Et par énormément de discussions, ensemble ou pas (on passe en moyenne 3h par jours au téléphone lorsqu'on est pas sortis, et ça peut aller jusqu'à rester en webcam toute la journée, de 11h à 3h du mat'). On parle beaucoup de sexe entre nous, de la façon dont on voit cela, de ce qu'on aime, de ce qui nous amuserait, on lit de la littérature érotique qu'on disserte après. Ça a toujours été plus ou moins comme ça entre nous, puisqu'on se connait depuis des années et que nos discussions ont toujours été longues, intenses, et variées.

    Par contre, et sans doute grâce à notre mode de fonctionnement, on serait incapable d'aller voir ailleurs, tellement notre relation en devient fusionnelle et que l'autre est toujours présent moralement. J'admets que c'est particulier comme mode de fonctionnement, et qu'il ne faut pas avoir peur de se sentir enfermée, mais ça apporte aussi un lot de joie et de compréhension, qui me manqueraient je crois, pour construire une relation à distance durable.

    Voilà, je vais sans doute me faire prendre pour une folle, mais je trouvais sympa d'échanger cette expérience :taquin:
  5. anedineanedine

    Le 18 juin 2014 à 20:09

    Lire cet article m'a rappelé une tonne de souvenirs! J'ai vécu pendant deux ans une relation a distance, moi à Paris et Lui à 400km, on se voyait quand meme toutes les deux semaines mais c'était dur quand meme…
    Dur de s'endormir sans lui, de ne pas pouvoir lui raconter  ma journée le soir, d'avoir l'impression de ne pas vraiment faire partie de sa vie etc… Et même si ça me manquait grave (faut pas déconner :innocent:) le sexe n'était pas ce qui était le plus dur à gérer. Et effectivement les week end ou on se voyait on avait le sentiment de DEVOIR baisey, alors oui c'était chouette mais y a eu pas mal de fois ou on aurait préféré juste passer la soirée a rien glander comme des gros, juste être ensemble. Et c'est ça qui m'a le plus manqué, pouvoir ne rien faire ensemble, moi bouquiner et lui jouer de la guitare, chacun dans son coin mais ensemble quand meme; sans culpabiliser et avoir l'impression de "gaspiller" le temps qu'on avait a nous.

    J'ai jamais rien vécu d'aussi dur a vivre au quotidien, mais le jeu en vaut la bougie chauffe plat! Il est venu continuer ses études à paris et vit maintenant a 10min de chez moi, on se voit presque tout le temps et c'est génial, pouvoir lire, dessiner, faire ma vie et sentir sa présence a coté; pouvoir se dire non ce soir on est morts, vient on mange juste du paré devant game of thrones!

    Voilà je tenais a partager mon bonheur avec vous :) on va bientôt fêter nos 3ans ensemble et cette 3ème année a été la plus belle que j'ai eu (bon pas QUE grâce a lui quand meme, mais une grosse partie!)
    Bon courage a toutes et tous ceux qui sont dans cette situation, chacun gère comme il veut mais je tiens a dire que sans ça je prendrai peut être pas conscience de la chance que j'ai aujourd'hui. Hey je suis heureuse!! c'est cool :paillettes:
  6. Fairies.Fairies.

    Le 19 juin 2014 à 18:24

    Avec mon copain j'ai vécu la moyenne distance je dirais (400km et un week-end par mois passé ensemble environ) et la très longue distance (7000km et 6 mois sans se voir).
    Pendant la première période, où on se voyait 1 fois par mois, j'avoue que le sexe me manquait un peu, mais pas non plus énormément x) on s'y fait vite. En fait l'envie de sexe commençait à me titiller quelques jours avant de le revoir, mais le reste du temps je m'étais habituée quoi x) ! Par contre le jour des retrouvailles là je me mettais en mode "BAYSAY BAYSAY BAYSAY GNNNNN DU SAICSE VITEUUH" et je pensais qu'à ça toute la journée jusqu'au soir que ça arrive enfin :culotte: généralement quand on se retrouvait on avait tendance à se sauter dessus assez vite (mais une fois rentrés quand même, jamais dans la voiture ou autre), le soir au coucher au plus tard quoi x) ! On avait tous les deux trop envie généralement ^^ et j'avoue qu'on avait tendance à le faire beaucoup de fois dans le week-end ahah… (entre 3 et 10 fois quoi ! vous pouvez me traiter de nympho :lunette:). Après je me suis jamais sentie forcée ou quoi, à me dire "fichtre ce soir je vais y passer à coup sûr", au contraire ça m'excitait encore plus de me dire "ce soir je passe à la casserooooolleeuuuuh" et j'avais envie de le crier à tout le monde presque :halp:
    Et sinon on a jamais rien fait à distance, pas de textos coquins, pas de plan cam, pas de photos/vidéos ni de sexe au téléphone rien. C'est pas notre truc !
    Et pendant la période de 6 mois où je ne l'ai pas du tout vu, là non plus on a rien fait à distance à la cam ou quoi. Là y'a eu des périodes où je me suis mise à avoir TROP envie et où je me suis retrouvée méga frustrée qu'il soit pas là, d'autres où j'en avais juste royalement rien à taper du sexe, aucune envie ni rien, et un moment vers la fin où ça faisait tellement longtemps que j'avais rien fait que j'avais l'impression de plus me souvenir de ce que c'était que de faire du sexe ahah :rolleyes: et juste avant qu'il rentre j'étais partagée par un état de "AAAHHH GNNN SEXE BAYSAY" et le fait d'avoir peur de pas en avoir envie au moment X, et de pas réussir à "m'y remettre", je me disais que j'allais plus savoir comment faire, j'avais limite peur d'avoir mal ahah… J'ai presque revécu les craintes qu'on peut avoir pour une 1ère fois en fait :lunette: et finalement notre 1ère fois après les 6 mois s'est passée hyper naturellement, tout doucement, et voilà x) ! Et après une période de 2-3 semaines où c'était la fête du slip à tous les étages (normal, on avait 6 mois à rattraper oh :lunette:), on a repris une sexualité plus calme peu à peu. Et voilà ^^

    En gros, la moyenne distance, quand on se voit un peu c'est gérable et ça met même du piment je dirais, par contre la très longue distance et les grosses séparations, c'est moisi ! :happy:
  7. HimeshannHimeshann

    Le 20 juin 2014 à 12:28

    Ma dernière relation à distance a fait que j'ai fini par tromper mon copain de l'époque … depuis, j'ai changé pour quelqu'un de plus proche de chez moi, et ça va beaucoup mieux ^^
  8. VioleenVioleen

    Le 25 juin 2014 à 15:16

    Une des joies de la relation à distance entre deux filles : la synchronisation des règles et des retrouvailles où on a toutes les deux envie l'une de l'autre et qu'on ne peut pas faire autant de trucs qu'on voudrait parce qu'on a toutes les deux nos ragnagnas…
    Ma première vraie relation a été une relation à distance, et je confirme : ça coûte cher, mais même après la séparation je ne regrette pas, ça a complètement valu le coup. Je l'ai quittée parce que j'étais attirée par quelqu'un d'autre, mais j'ai préféré lui dire la vérité et ne pas la tromper, plutôt que de m'engluer dans les mensonges sans fin.
  9. pomme-s-shinepomme-s-shine

    Le 26 juin 2014 à 01:35

    Ah les relation a distance. C'est vraiment dur à supporter.

    Je plain sincèrement toutes les femmes (et hommes) dans cette situation. Mais si vous êtes amoureux, positivez, les moments ou vous voyez votre aimé n'en sont que plus beaux! Courage, votre acharnement paiera un jour!

    J'ai eu une relation qui a duré 1an et demi révolus… avec un homme que je n'ai jamais vu en vrais. J'étais totalement amoureuse, mais au bout d'un moment, la distance, et le fait de ne pas connaitre son odeur, la douceur de sa peau et de ne pas pouvoir le serrer dans mes bras, j'en ai eu mare, et j'ai dis stop. Et puis, j'vous jure, un an et demi a remplacer toutes formes de frifris par les jeux manuels, c'est frustrant. Je l'ai rencontré sur un jeu vidéo multijoueur (minecraft powaaa!) et j'en suis tombée folle. Et lui aussi, donc on s'est échangé nos numéros, et des sms enflammés. Pendant tout ce temps, on a parlé, on s'est aimé, et j'ai eu mal. Ca fait maintenant 3 mois qu'on s'est séparés, et même si le début a été bizarre, c'est moins difficile de se séparer de quelqu'un qu'on ne voyait pas, moins de chose nous le rappelle.
  10. LalielalouLalielalou

    Le 11 juillet 2014 à 22:51

    Bon ben cet article était fait pour moi je pense (nombril nombril nombril). Sérieusement, il décrit vraiment ma vie, puisque j'ai vécu 2 ans et demi en couple à distance (Madrid puis Bordeaux - Dijon), et que je suis toute fraîchement en couple de nouveau, sachant que dans un mois et demi je pars un semestre au… Canada. Je suis maudite. :mur: Je voudrais plutôt parler de la relation en distance en général, pas que du cul, mais pas trouvé d'article assez récent, bref si vous en avez rien à battre pas de souci, passez votre chemin je vous en voudrais pas ;)
    J'aimerai surtout donner mon avis pour les filles qui envisagent de partir en Erasmus par exemple, pour leur parler de mon expérience.
    Concernant ma première histoire, c'était mon premier grand amour avec un grand A un grand M un grand O un grand U… (vous avez compris je crois) Ca a commencé en juin, donc tout l'été en mode bisounours qui ont mangé des arc-en-ciel, bouches collées H24 (si si on peut se nourrir, mais liquide et à la paille !). :pelle: Il faut dire qu'on savait que j'allais partir en septembre à Madrid, 1400 km (approximativement). Tout au long de l'année précédente, j'étais fine excitée par l'idée de cette année à l'étranger, je pensais me faire tout plein d'espagnols bronzés, fiestas toute la nuit, bref le cliché rêve qu'on te vend concernant l'Erasmus, qui plus est en Espagne ! :danser:
    Et puis il a débarqué, j'ai découvert ce que c'était vraiment que de vivre d'amour, d'eau fraîche et de pâquerettes, et du coup l'Espagne vendait un peu moins du rêve (et puis il fallait trouver du dissolvant assez fort pour nous décoller, chose peu aisée). Et là, je me suis dit que sérieux, c'était bien le moment de trouver l'amour de ma vie maintenant, après l'avoir cherché longtemps et avoir finalement abandonné en attendant les hypothétiques espagnols, que j'étais vraiment pas aidée par la bitch vie, crotte de bique. (comme quoi, quand on cherche pas, on trouve)
    L'année en Espagne c'est finalement mieux passée pour mon couple que pour mon Erasmus ^^, vu que toute ma bourse est passée dans les billets d'avion low-cost (Easyjet tu es mon dieu :worthy:), que je rentrais ou que lui venais tous les deux week-ends. Résultat, il a foiré sa licence, et je me suis presque pas fait de potes et n'ai rien vu de l'Espagne ! Bon, j'exagère un peu, j'ai quand même vécu des bons moments et je suis depuis bilingue en espagnol, mais j'avais bien plus la tête en France qu'en Espagne. Mais avec du recul, je ne regrette pas mon choix, j'ai vécu une très belle histoire et cette année a peut-être été la meilleure avec lui. Si je l'avais moins vu, on se serait certainement séparés vu que c'était encore le début, ou j'aurai grave déprimé.
    Ensuite il y a eu une année et demi sur Bordeaux, où on se voyait presque moins qu'à Madrid (va comprendre les compagnies aériennes deux fois plus chères pour des trajets deux fois moins longs WTF). Finalement, au bout de 2 ans et demi de relation à distance, on s'est séparés, mais pas forcément à cause de la distance, plus pour des raisons profondes d'aspiration, de comment on envisageait le futur (résolument pas de la même façon, lui voulant rester pépère et vivre dans un rayon de 10km maximum proche de ses potes, et moi voulant voyager à travers le monde… Difficile d'envisager d'acheter une baraque ou d'avoir des enfants ensemble dans ces conditions).
    Mais ce qui me blase le plus, c'est que je suis exactement en train de reproduire le même schéma aujourd'hui, alors que je m'étais promis qu'on ne m'y reprendrai plus : j'ai trouvé quelqu'un qui me plaît énormément en juin, et je pars le 26 août au Québec, ce que j'avais planifié quand j'étais encore célibataire (Moi d'il y a sept mois si tu m'entends, tu es une quiche:slap:). Donc je le verrai pas pendant 4 mois, ou si on a de la chance (et des sous), avec une visite au milieu. La frustration va revenir, et j'ai peur de ne pas profiter de ce voyage comme j'aurai pu le faire en étant célibataire. Bref, je suis abonnée aux histoires à distance. Malgré mon expérience espagnole, je me dis que même 2 MOIS C'EST SUPER MEGA LONG. Et je suis d'accord avec les autres commentaires : toucher l'autre, être dans ses bras, l'avoir contre soi, toutes les sensations tactiles sont ce qui manque le plus selon moi. Mais le sexe aussi, même si comparé aux gestes d'affection décrits plus haut c'est secondaire, toujours selon moi.
    Franchement j'envie les filles qui peuvent voir leur copain tous les jours, et même vivre avec. Pour moi c'est juste matériellement pas possible, et CA M'ENERVE !!! (mais bon j'ai la chance de pouvoir voyager et de découvrir des endroits super cools sur la planète donc je ne vais pas trop me plaindre quand même) :chat:

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