Les questions sexistes des entretiens d’embauche, un problème tenace

Les questions sexistes posées aux femmes pendant les entretiens d'embauche ont été à nouveau fois mises en lumière, cette fois par une firme d'avocat•e•s au Royaume-Uni.

Hommes et femmes ne sont pas traités de la même façon dans nos sociétés, et le monde du travail ne déroge pas à la règle. Les employées ou futures employées subissent micro-agressions et pression liée à leur genre, à leur envie ou non d’enfanter, à leur apparence…

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Au Royaume-Uni, l’entreprise Thomas Mansfield, qui gère les embauches dans le domaine du droit, a demandé à des diplômé•e•s de 20 universités différentes de partager les questions les plus surprenantes ou insultantes qui leur ont été posées lors d’un entretien d’embauche. Si les expériences masculines n’ont pas encore été mises en ligne, celles venant des jeunes femmes prouvent que le sexisme a encore sa place autour de la table lors d’un entretien d’embauche

Julie Goodway, avocate chez Thomas Mansfield, a expliqué à The Independent :

« Malheureusement, les expériences de ces jeunes femmes sont loin d’être une exception. On nous demande souvent comment répondre à ce genre de questions en entretien d’embauche. »

Vous a-t-on déjà posé ce type de questions sexistes, ou traitée différemment dans le cadre professionnel à cause de votre genre ? Comment avez-vous réagi ? Parlez-en dans les commentaires !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Somebody else
    Somebody else, Le 9 juillet 2016 à 12h59

    @Nastja : dans les cas généraux, c'est 16 à 26 semaines (de trois mois et demi à 5 mois environ) d'absence pour l'entreprise (site de l'assurance maladie), avec minimum 6 semaines avant l'accouchement et 10 semaines après. De plus, je ne suis pas sûre que toutes les personnes ayant accouché soient capables de reprendre physiquement le travail aussi tôt après l'accouchement, ni qu'elles en aient envie (je peux comprendre quand tu as eu un nouveau-né que tu aies envie de t'en occuper). Et certains employeurs ne seraient sans doute pas prêts à prendre le risque de réintégrer cette personne plus tôt. Pour le congé paternité, ça correspond à 11 jours consécutifs (site de l'assurance maladie). Il n'y a pas d'alternance possible avec le père (je n'en ai pas trouvé mention).

    Après, ce serait sans doute possible pour certaines d'écourter le congé, peu éprouvées par l'accouchement ou très bien épaulées par leur conjoint(e), mais ensuite, qu'est-ce qui dit que les entreprises ne pousseraient pas les personnes ayant accouché à limiter au maximum cette période, quitte à mettre en péril leur santé ? Si c'est encore à la personne de justifier que son sexe biologique pénalisera moins l'entreprise, pas sûr que ce soit un progrès :/ ...

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