Presque Mort, d’Ake Edwardson

Encore un polar suédois ? Tu n’as sans doute pas échappé à la déferlante du polar suédois, ne serait-ce qu’avec Millénium (et depuis, les éditeurs essaient de nous vendre tout suédois se mettant à écrire pour un nouveau Stieg Larsson), et le point commun que je retrouve entre les trois que j’ai pu tester (Stieg […]

Presque Mort, d’Ake Edwardson

Encore un polar suédois ?

Tu n’as sans doute pas échappé à la déferlante du polar suédois, ne serait-ce qu’avec Millénium (et depuis, les éditeurs essaient de nous vendre tout suédois se mettant à écrire pour un nouveau Stieg Larsson), et le point commun que je retrouve entre les trois que j’ai pu tester (Stieg Larsson et son Millénium donc, Camilla Läckberg, et maintenant Ake Edwardson), et qui est l’argument qui a fait que certains ont lâché Millénium assez vite, c’est la lenteur de mise en place.

Pour ce Presque Mort, j’ai passé les 100 premières pages a me demander, en mon for intérieur, où l’auteur voulait en venir. Parce qu’il n’y avait ni cadavre, ni scènes d’actions. Juste quelques balles dans le dossier d’une voiture abandonnée, et quelques autres dans le mur d’une maison. Et puis d’un coup, tout s’est mis en place dans ma tête, et le plus insignifiant élément qu’avait retenu mes yeux dans la première partie du roman prenait une saveur particulière, et je suis devenue accro.

Pour conclure cette introduction, j’espère que tu n’as pas fui quand j’ai parlé de la déferlante du polar suédois. Ici, point question de surfer sur la vague Millénium pour nous vendre un obscur auteur sans talent MAIS suédois. Ake Edwardson a de la bouteille, dans le monde du polar, et Presque Mort fait partie d’une série d’enquêtes (mais qui peuvent toutes se lire indépendamment) mettant en scène l’inspecteur Winter qui remporte un beau succès un peu partout dans le monde.

Un été de gangster

Dans Presque Mort, il est donc question d’une voiture abandonnée un matin sur un pont, avec des balles encastrées dans le dossier. Puis d’un écrivain qui appelle la police pour signaler des coups de feu (qui ont failli le tuer). Winter, donc, mais aussi toute sa brigade, ont le sentiment que ces évènements sans victime sont liés, et cachent quelque chose de pas très joli. Mais quand le propriétaire de la voiture n’a aucune envie de coopérer, et que l’écrivain n’a pas vu le tireur, difficile d’avancer…

Le roman suit un certain nombre de personnages (et il faut un peu s’accrocher au début, quand on n’est pas familière avec les prénoms suédois, pour se souvenir qui est qui), les différents flics, qui jonglent entre l’enquête et leurs soucis à la maison (ça n’a pas l’air d’être un métier très compatible avec une vie amoureuse sereine), mais aussi certains des témoins et acteurs de toute cette histoire. Qui est effectivement bien plus sombre qu’il n’y paraît, et qui trouve sa source dans un fait divers sordide, qui a eu lieu trente ans auparavant.

Quelques semaines à Göteborg

Une fois qu’on s’est habitué au rythme de Presque Mort, la lecture devient un vrai plaisir. Ake Edwardson prend son temps, nous dévoile miette par miette les éléments qui nous serviront à comprendre, en même temps que l’inspecteur Winter ce qui s’est vraiment passé. Il créé des personnages attachants et denses (le moindre personnage secondaire a un vrai passé, et un caractère qui lui est propre) et les relations entre eux sont aussi passionnantes que réalistes.

L’occasion d’un petit voyage en Suède, à Göteborg, en plein été indien.

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