« Orange is the new black », dans le quotidien d’une prison pour femmes

Orange is the new black est la nouvelle série produite par Netflix. Tu suivras le quotidien d'une femme dans une prison du Connecticut. Et contrairement aux préjugés, c'est pas toujours triste.

« Orange is the new black », dans le quotidien d’une prison pour femmes

Netflix ajoute une nouvelle série à sa liste qui donne envie de se rouler par terre ! Une raison de plus pour prier pour que la société américaine propose enfin ses services en France.

Après la géniale House of cards produite entre autres par David Fincher ou encore l’histoire de loups-garous d’Eli Roth Hemlock Groves, c’est au tour de la créatrice de Weeds (Jenji Kohan) de s’y mettre. Si tu regardes Orange is the new black (et je te somme de le faire, vite, vite) tu découvriras vite que l’ambiance en cellule, c’est pas vraiment Prison Break.

Certes, la série est sortie depuis le 11 juillet, je suis donc trèèèèès en retard et impardonnable (oui oui dans le monde de l’Internet c’est comme ça). Mais je vais très vite me rattraper en te donnant plein de belles et bonnes raisons de regarder ce nouveau divertissement télévisuel qui tue sa race pourrait vraiment devenir culte.

Hop le trailer :

http://youtu.be/nryWkAaWjKg

La série se comporte sous forme de treize épisodes au format d’une petite heure – parfait pour une petite pause qui aère l’esprit embrouillé par le quotidien. Franchement, le pilote passe aussi vite que la première crêpe de la Chandeleur – c’est déjà bon signe.

Une histoire vraie, parmi tant d’autres

La série s’inspire en fait du livre de Piper Kerman Orange is the new black : My year in a woman prison. Celui-ci raconte ses quinze mois passés de 2004 à 2005 dans une prison du Connecticut. Son histoire, c’est aussi celle de millions de femmes incarcérées dans le monde entier.

Cette fois-ci, la série n’aborde pas vraiment le côté « j’ai tué mes voisins à coup de déodorant en bombe, je dois me reconstruire ». Car l’héroïne, Piper Chapman doit son uniforme couleur agrume à une vieille frasque de jeunesse. Il y a plus de dix ans (elle n’avait alors que vingt-deux printemps), la jeune femme alors en couple avec une brune ténébreuse, a aidé à faire transiter l’argent d’un immense trafic de stupéfiants. La naïveté.

Bref, la pauvre Piper qui a refait sa vie avec son fiancé Larry, voit sa vie tournebouler en intégrant la prison alors que cette histoire semble plus old que ton premier Skyblog. Pourtant, la série ne tombe pas dans le pathos. Oui, tu vas la plaindre un peu, cette pauvre fille obligée de quitter son quotidien pour en rejoindre un autre pas des plus folichons, mais bon, ça s’arrête là. Je pense que c’est d’ailleurs un des points forts de la série.

L’histoire n’est pas extraordinaire de rebondissements et d’action en tout genre. Tu ne seras pas plongée au coeur d’un conflit interplanétaire à la conquête d’un trône poursuivi par des morceaux de gens morts. Là n’est pas vraiment le propos. En fait ici, on s’intéresse plutôt aux gens et à leur façon de vivre leur situation de prisonnières.

J’ai pas dit qu’il n’y avait pas d’action. 

Pour Piper c’est pas la joie – forcément sinon c’est pas drôle. Elle enchaîne les gaffes ce qui ne la place pas au rang des détenues les plus fréquentables. Se faire accepter dans « ce monde de brutes » (qui ne l’est pas vraiment en fait) ne sera pas si facile.

Mais, les personnages sont tellement attachants avec leurs histoires différentes, qu’on s’en tape le coquillart qu’il n’y ait pas de zombies. Chaque épisode est basé sur le même principe : il est plus ou moins centré sur un personnage, en plus de celui de Piper. Un système de flash-back, pas relou pour un sou, explique peu à peu ce qu’ont vécu ces femmes avant d’intégrer leurs cellules. Ce système de narration permet de rythmer les épisodes de manière classique, mais sympa.

On est pas dans la prison de The Dark Knight Rises

Si, en regardant Orange is the new black, tu t’attends à te plonger dans une ambiance à la Prison Break ou Oz tu vas être déçu-e. Ici pas de carte tatouée sur la voûte plantaire ou de limes à ongle pour couper les barreaux. Juste des femmes, qui tentent de vivre plus ou moins normalement avec des problèmes plus ou moins conséquents.

Non. 

Même si la série tente de s’affranchir des clichés, tu y retrouveras des thèmes forcément abordés lorsqu’on parle de prison pour femmes : ne t’étonne donc pas si ça flirte un peu avec The L World. Ça ne veut pas non plus dire que les sujets traités ne sont pas sérieux et durs par moment. La différence entre les communautés est très marquée et les conditions de vie ne sont pas toujours folichonnes. Apprendre à positiver, c’est peut-être le vrai message de la série. Ça fait du bien à mon petit coeur.

Encore une fois, si tu aimes le larmoyant, je ne pense pas que cette série te conviendra. Par exemple, alors qu’Unité 9 était un peu plus sombre, ici tout est pris de manière positive, moderne et drôle. Et franchement ça fait du bien.

Zéro acteur en carton

Si tu regardes la série, tu remarqueras sans doute une tête connue au bataillon. Non, Jim Levenstein ne s’est pas trompé de plateau à la recherche de Pause-caca. C’est bien l’acteur d’American Pie, Jason Biggs, qui joue le fiancé très cute de Piper. Et moi ça me plait bien. Surtout que le jeune homme (qui a quand même 35 ans maintenant) s’en sort carrément bien.

Dans le rôle principal, j’ai nommé Taylor Schilling. Tu as pu voir cette actrice blonde dans Argo il n’y a pas longtemps. Ce n’est peut-être pas l’actrice avec le plus de charisme du cosmos, mais y a pas à dire, ici elle fait du très bon boulot.

Celles qui volent la vedette ce sont surtout les nombreuses actrices qui jouent les rôles des autres détenues. Car le personnage de la cuisinière grognon, de l’amoureuse qui fait grave bader, de la coiffeuse glamour ou encore de la hippie philosophe sont vraiment réussis.

La BO est une tuerie

Oui, c’est peut-être pas le plus important pour tout le monde mais la bande originale dans un film ou une série, c’est quand même pas rien. Et cette fois-ci, je dois dire que je suis comblée.

Car l’interprète du générique d’Orange is the new black est – mini roulement de tambour –

REGINA SPEKTOR.

Et moi j’aime bien Regina Spektor. Et cette chanson. Oui.

Si tu n’es toujours pas convaincue je ne sais plus quoi faire. À part te dire que tu loupes franchement quelque chose. Il parait que Netflix a déjà commandé une deuxième saison pour l’année prochaine. Preuve que c’est pas si nul que ça.

Tu es emballé-e par la nouvelle série de Jenji Kohan ? Tu penses t’y mettre ?  

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 25 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Titpuce
    Titpuce, Le 18 décembre 2014 à 10h34

    J'ai commencé la série hier j'en suis à l'épisode 3 et c'est pas mal du tout :) Par contre je ne trouve pas le livre sur ebook store, il est qu'en anglais :eek:

Lire l'intégralité des 25 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)