Est-ce la fin des tampons… voire celle des règles ?

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Les ventes de tampons sont en chute libre. Est-ce le début de la fin de cette protection hygiénique ? Voire... le début de la fin des règles ?

Est-ce la fin des tampons… voire celle des règles ?

Depuis quelques jours, une enquête menée par une entreprise spécialisée dans les études de consommateurs fait le tour du Web anglophone. En cause, ce chiffre étonnant relayé par le Telegraph : ces quatre dernières années au Royaume-Uni, les ventes de tampons ont baissé de 25%.

Les ventes de serviettes hygiéniques ont elles aussi légèrement baissé, avec environ un million d’achats en moins par rapport à 2012.

En conséquence, les supermarchés réduisent leur surface de vente pour ces produits… Et ça me fait réfléchir aux raisons d’une telle baisse.

Ne plus vouloir de ses règles, une réalité de plus en plus ordinaire

Bien entendu, si ces ventes baissent à une telle vitesse, cela vient forcément de quelque part. Et à ce jeu-là, de nombreuses suppositions sont avancées

La première est que de nombreuses personnes privilégient aujourd’hui des contraceptions qui vont écourter voire tout simplement annuler leurs règles. Au Royaume-Uni, l’implant contraceptif a par exemple connu un bond de 4% depuis 2012.

Avec cela, il y a également de plus en plus de sensibilisation au fait que prendre sa pilule en continu n’est pas grave (à condition qu’elle soit monophasique, c’est-à-dire que la plaquette entière ait un unique dosage) et permet parfois d’éviter les règles.

La gynécologue Danielle Gondry nous l’expliquait bien dans un article sur les idées reçues sur la contraception.

Enfin, d’autres accusent également les ventes de la coupe menstruelle : aujourd’hui, de plus en plus de femmes utilisent cette méthode plutôt que des tampons ou serviettes hygiéniques classiques.

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Et si nous n’étions plus obligées d’avoir nos règles ?

Petit à petit, de plus en plus de personnes réalisent que les règles ne sont plus une obligation dans leur vie. C’est une possibilité, certes, mais dont beaucoup peuvent se passer.

C’est une petite révolution : cette évidence selon laquelle avoir un utérus donne presque toujours droit à des années de menstruations se prend un grand coup de pied.

Non, les règles ne sont plus une étape obligatoire. Et ça peut être une sacrée bonne nouvelle !

Mymy, rédactrice en chef adjointe de madmoiZelle, a testé pendant trois ans l’implant contraceptif. Pendant cette période, elle n’a presque plus eu ses règles. Elle témoigne.

« C’était un vrai bonheur de ne pas avoir à m’inquiéter tous les 28 jours, de ne pas avoir peur de ruiner une paire de draps ou une culotte que j’aime bien, de ne pas avoir peur de saigner sur un partenaire parce que mes règles arrivent plus tôt que prévu.

C’était un vrai bonheur de ne pas avoir mal, de ne pas avoir de sautes d’humeur, de ne plus acheter de tampons ou serviettes. J’avais des pertes légères tous les trois à quatre mois, et c’est tout, rien qu’un protège-slip ne puisse gérer !

Si je pouvais stopper mes règles à nouveau, je le ferais immédiatement mais je n’ai plus envie de prendre des hormones, donc tant pis. »

La baisse des ventes de tampons marque peut-être le début d’une nouvelle manière de concevoir ses cycles.

Reste encore que les personnes qui ne tolèrent pas les hormones et/ou qui n’aiment pas la coupe menstruelle devront toujours faire comme on a toujours fait : avec leurs règles.

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Anouk Perry

Anouk est rédactrice Sexe, Société et Feel Good ! Sa devise dans la vie ? YOLO. Si elle a l'air d'avoir un balai dans le cul, ne vous inquiétez pas. Il s'agit en fait d'un aspirateur.

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Voici le dernier commentaire
  • Tératogène
    Tératogène, Le 24 janvier 2017 à 1h10

    Freehug
    Ce n'est pas une critique contre toi en particulier mais je vois souvent cet argument du "c'est mal d'aller contre la nature" sur pas mal de sujets, particulièrement celui-ci. Je ne trouve pas que cela ait tellement de sens d'opposer naturel et artificiel quant il s'agit de médecine. La médecine allopathique utilise pas mal de molécules issues de plantes sauvages, beaucoup de maladies viennent de la nature et je doute que quiconque soit en faveur de la défense des maladies. Pour donner un exemple concret, les infections suite à une blessure sont naturelles, les antibiotiques (du moins la pénicilline) le sont aussi. Tout ça pour dire que l'important, c'est la santé, point.

    Perso j'ai jamais supporté d'avoir mes règles et je compte bien porter un implant jusqu'à la ménopause. D'autres madz ont expliqué qu'elles ne se sentaient pas bien sans. Franchement, pour moi c'est aussi intime et personnel que les pratiques sexuelles, tant que c'est safe, personne n'a rien à y redire.
    Totalement d'accord.
    De plus @Sherling c'est nier la souffrance des personnes qui vivent leurs règles dans la douleur et les divers maux qui les accompagnent. Des SPM violents, des douleurs atroces (endométriose ou "juste" de fortes dysménorrhées), des fluctuations hormonales qui les mettent KO avec fatigue, troubles digestifs, voire symptômes dépressifs, tout ceci n'est pas exhaustif. Sans parler d'un mal-être lié à une dysphorie si elle existe, par exemple.
    C'est facile de dire que c'est une "question de confort" quand on voit les règles comme un vague mal de ventre qui passe avec un petit spasfon. Si c'est le cas pour certaines personnes - c'est globalement mon cas et tant mieux pour moi, tant mieux pour elles - c'est loin d'être une généralité. Les règles peuvent être bien plus qu'un simple moment un peu pénible du cycle menstruel.

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